Les parents de Benjamin décident d’acheter une vieille auberge au bord de la mer. Même s’il est un peu surpris, le garçon s’accommode bien de la situation. En attendant que les chambres accueillent la clientèle, Ben choisit de dormir seul à l’étage des invités, là où se trouve la chambre numéro 7, inutilisée depuis fort longtemps, et sur laquelle circulent toutes sortes de rumeurs. On dit qu’autrefois, une fillette du nom de Sophie vivait enfermée dans cette chambre et que, même après sa mort, elle ne l’a jamais quittée. Et si la légende était vraie ? Une pierre tombale sur le terrain de l’auberge, une poupée de chiffon qui apparait au bord de la fenêtre, des notes de musique provenant de la chambre numéro 7... rien pour rassurer Ben.
Martine Latulippe a fait ses premiers pas en littérature précisément par la nouvelle (premier prix du CEULa 1996, premier prix Stop 1999, etc.). Elle se consacre ensuite assidument à la littérature jeunesse, publiant 40 romans, souvent primés, au cours des 15 dernières années. Elle revient ici à ses premières amours avec de fascinantes nouvelles destinées au lectorat grand public.
Je l’aurais clairement mis 2 lunes moi celui-là! Il est vraiment très chouette et quand même épeurant. Je ne le ferais pas lire à mon grand de 8 ans qui refuse d’être seul au sous-sol le soir 🤭
Je l’ajoute sans problème à ma bibliothèque de classe au secondaire, je suis certaine que plusieurs prendront plaisir à le découvrir.
J'adore ce type d'histoire. Une légende mystérieuse, un petit village, une vieille auberge hantée. Bien d'accord avec Émilie, je l'aurais facilement mis deux lunes. C'était excellent!
Un autre membre pour la collection Noire de la maison Courte Échelle, un "Une lune" destiné aux 7 ans+ sur le thème de la chambre hantée dans un motel.
Benjamin n'a pas d'autres choix que de suivre ses parents, qui ont obtenu une auberge pour une fraction du prix et rêvent de changer de style de vie. Un peu déstabilisé, il se retrouve donc dans cette grande maison possédant dix chambres à louer, dont seule la numéro 7 a été utilisé comme un débarras. Le propriétaire des lieux semble avoir plutôt hâte de quitter la maison et entre les lignes, semble aussi mal à l'aise par rapport à cette chambre. Benjamin tombe sous le charme de la chambre numéro 10, qui a une vue sur la mer, au premier étage et réussi à l'obtenir, n'ayant alors pas à dormir au rez-de-chaussé dans la section privée de l'auberge, avec ses parents. Puis, Benjamin trouve sur la plage une pierre tombale appartenant à une jeune fille âgée d'à peine 8 ans au moment de son décès, fera la connaissance de Léonie au magasin général, qui connait les rumeurs circulant autours de l'auberge et de la fameuse chambre. En voulant le rassurer, elle lui fournit plutôt d'autres raisons de se faire du soucis. Quand des sons étranges commencent à venir de la pièce, et des objets y apparaitre, Benjamin a de plus en plus de mal à se convaincre qu'il a simplement beaucoup d'imagination.
Attention, il y aura des divulgâches.
Cette histoire est bien montée, frissonnante si on n'a jamais vu ce type de scénario, mais il se trouve que j'ai vu plusieurs fois des histoires de chambre hantée dans plusieurs livres d'épouvante ou de surnaturel jeunesse et adulte. C'est donc un cas de livre dont je flaire la pertinence pour le lectorat intermédiaire de second cycle et plus, mais à titre de lectrice, ça ma laissé une impression de déjà-lu. Ce n'est pas seulement vis-à-vis de la chambre hantée, mais aussi au regard de ces nombreux personnages jeunesse obligés de vivre dans un manoir ou une vieille maison qui recèle des secrets. Je dirais que c'est un élément récurent en littérature jeunesse, maintenant. Le seul élément qui était nouveau était cette idée du moniteur de camp de jour élaborant un parcours hanté pour ses campeurs - même si finalement, il y a bien des fantômes dans cette chambre. La présence du refrain "d'Au clair de la lune", répété en boucle, est angoissante, comme le sont les chansons dans les romans et les films Horreur, ça aussi j'ai déjà vu, pour ma part.
L’appui des illustrations est pertinente et le style graphique choisi, du dessins en crayon de plomb gras ou du fusain, est une valeur ajoutée au récit. Les images en noirs et blancs où le jeu de clair obscure est servi par les nuances de gris sert généralement bien le registre épouvante, tout comme la couleur noir pour les couvertures. Aussi, on y insiste beaucoup plus sur le décor de la maison et de son extérieur que sur les personnages, souvent laissée en forme d'ombres, ce qui accentue l'atmosphère plutôt que l'action elle-même. Bien trouvé, donc, parce que les romans d'horreur ont surtout besoin d'un bon accent sur leur atmosphère pour être efficaces.
Après des années en librairie jeunesse, je commence à mieux faire la part entre la libraire et la lectrice en moi, qui ne parle pas toujours le même langage. La lectrice ne trouve pas ce roman spécialement novateur, ni addictif, parce que la prémisse est à mes yeux prévisible et mainte fois exploitée. Je concède que la fin est mignonne, ce qui en soit est plus rare. Cela dit, la Libraire songe à ses jeunes lecteurs de 8-9 ans qui ont en ce moment un vif intérêt pour les romans frissonnants du registre Épouvante ou Fantastique sombre, alors je sais déjà que ça va les interpeller,surtout avec cette plume efficace.
Je constate que comme la plupart des romans Noirs "Une lune" ( en référence à la codification lunaire de la série, "Une lune" étant coté "7 ans+"), on se retrouve avec un final doux. Oui, Benjamin a assurément eu peur, mais relativisons le fait que la fin dévoile que deux fantômes, la femme de monsieur Côté et la petite Sophie, vivent ensemble dans cette chambre. Elles sont bienveillantes et somme toute inoffensives. Les romans du niveau "deux lunes" sont généralement un peu plus "malveillants", en ce sens où l'entité surnaturelle l'est. Dans les "une lune", c'est souvent l’atmosphère et le manque de réponses qui angoisse - ou simplement la présence d'un phénomène surnaturel, mais aucun personnage n'est à proprement parlé "menacé". Dans les "Deux lunes", ils le sont davantage. C'est du moins ce que je perçois de mes lectures, pour le moment, dans cette collection.
Reste que, si votre lecteur/lectrice est déjà facilement impressionnable ou a tendance à avoir peur facilement, il se peut que ce ne soit pas un roman adapté pour lui/elle/iel dans ces circonstances.
Donc, je ne suis pas impressionnée par le roman, mais je reconnais qu'il va plaire, comme pratiquement tous les membres de la collection "Noire". Disons qu'il ne fera pas parti de mes préférés, mais je vais probablement en parler à mes petits amateurs d'histoires d'épouvante. Et je reconnais aussi qu'il est bien écrit et bien illustré.
Pour un lectorat du second cycle primaire, 8-9 ans* ( Amateur du genre, je préciserais)
Catégorisation: Roman Épouvante québecois, littérature jeunesse Intermédiaire, second cycle primaire, 8-9 ans Note: 6/10
La collection noire de la courte échelle n’a plus besoin de présentation ! C’est vraiment une valeur sûre à avoir dans sa bibliothèque de classe pour nos jeunes lecteurs avides de sensations fortes.
Étant la plus grande poule mouillée du monde, cette histoire m’a bien fait peur! Il reste un suspense à la fin qui nous amène à nous dire que tout cela est peut-être bien vrai… 😰 J’aurai aussi donné 2 lunes à ce roman.
La fameuse chambre sans numéro… Je trouve qu’il aurait sa place dans la catégorie des deux lunes. Le suspense est d’une grande intensité dès le déménagement de Benjamin et de ses parents à l’Auberge du petit rocher. J’ai ressenti un moment de soulagement quand Jérémie fait son apparition, mais pas pour longtemps… L’illustration et la fin ouverte du roman permettraient aux élèves de répondre à des questions telles que: « Qui est la dame et la fillette sur l’image? Explique ta réponse » ou « Selon toi, pourquoi l’autrice et l’illustratrice ont-elles terminé le roman avec cette image d’une vieille dame et d’une enfant? » Définitivement un roman à posséder pour le mois d’octobre si vous êtes au 2e cycle!
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Ce n’est pas mon préféré de la série, mais une histoire de maison hantée est toujours attirante pour les jeunes lecteurs.trices. J’ajoute sans problème ce roman à ma bibliothèque de classe. 📚👩🏻🏫
Bien écrit, niveau de langage assez soutenu. Intrigue classique qui s'adresse au premier cycle, avec un fin surprise pas si surprenante en fin de compte. Une lecture agréable qui introduira le genre horreur auprès des jeunes lecteurs (7-8 ans) de bonne manière, qui pourra les mener à des scénarios plus complexes si la flamme s'allume pour le style mini horreur/mystère/suspense. Ma 10 ans avait prédit la fin dès le premier indice donné par une réponse du père au personnage principal.
C’est le premier roman de littérature jeunesse québécoise que je lis, à la demande du club de lecture pour apprendre le français. J’ai beaucoup aimé l’histoire qui n’est pas du tout prévisible! J’ai commencé à lire sans beaucoup d’attentes mais elle m’a vraiment captivée cette histoire ! À mes 27 ans, j’avoue je suis une femme peureuse et cette histoire m’a tellement fasciné que j’ai même rêvé à la petite fille fantôme.
Le métier de l'auteure est indéniable, pourtant je me suis buté sur un jeune garçon d'une douzaine d'années qui est alternativement poussé par une curiosité insatiable pour cette chambre numéro 7 et retenu par une peur constante. Cette tergiversation constante a donné à ce lecteur-ci l'impression que l'auteure tirait un peu à la ligne.
Eerie et fun. Je voulais lire plus de livres en français et cet livre était exactemant à mon niveau lecture. C'est aussi un livre middle grade... alors le plot était un peu jeune pour moi haha
Mon garçon et moi avons adoré ! Je pense que je l’aurais mis deux lunes. Même moi comme adulte j’ai frissonné ! J’ai hésité à le lire à mes élèves de 4e année et ça a finalement été un coup de cœur !
Un grand succès chez mes élèves ! (4e année) Parfait pour mettre un peu de mystère dans ma classe avant l’Halloween. L’histoire laisse place à beaucoup d’interprétations. J’adore !