Un peu moins d’un an après la prise d’effet de la Loi sur les soins de fin de vie, le docteur Denis Bédard meurt dans son salon, entouré de ses proches. On vient de lui administrer l’aide médicale à mourir. Médecin en soins palliatifs, il a lui-même accompagné des centaines de patient·e·s vers leur dernier repos. Mais comment celui qui croyait dur comme fer en la capacité de la médecine à assurer une mort sans souffrance en est-il plutôt venu à opter pour l’euthanasie?
C’est pour comprendre, et peut-être enfin accepter, l’ultime choix de son père que l’auteur part ici sur ses traces, de la prise en charge de son premier patient en soins palliatifs aux derniers adieux dans la maison familiale. Bien humblement, il partage ce qu’il a appris sur lui et de lui, sur son métier, puis entre les lignes, sur notre rapport collectif à la mort à travers des récits de vies qui s’éteignent.
On s’échine à mener la plus belle vie possible. Ne serait-il pas temps de travailler à assurer à tou·te·s la plus belle mort possible?
J'ai trouvé cet essai un peu superficiel, mais je pense que c'est parce que je travaille déjà dans le milieu de la santé et je côtoie beaucoup de personnes en fin de vie. Je ne suis pas le public cible, mais c'est certainement une belle introduction au sujet pour d'autres !
Témoignage intime d’un fils dont le père (lui-même médecin en soins palliatifs) a eu recours à l’aide médicale à mourir. C’était touchant. J’ai particulièrement aimé les réponses du père aux questions de sa fille et les discussions avec Dr Marchand et Dr Schwartz. J’aurais lu plus de témoignages de professionnels des soins palliatifs et des gens impliqués dans la rédaction et l’adoption de la loi sur l’aide médicale à mourir. Cela dit, c’est essai constitue une façon digne de parler du sujet. L’auteur y a mis ses tripes et se livre en toute transparence. Chapeau.
Excellent. L’auteur est authentique en racontant comment il a vécu l’aide médicale à mourir de son père. Belle et courte plongée dans les soins palliatifs.
Mourir dans la dignité n’est pas un dossier facile d’approche. Pourtant, cela nous concerne tou-te-s. Je sors de cette petite plaquette le cœur, oui, gros, mais surtout en totale solidarité avec cette aide apportée à nos concitoyen-ne-s souffrant-e-s et/ou en fin de vie. Par l’entremise de l’expérience de son propre père, médecin en soins palliatifs, qui a eu recours à l’aide médicale à mourir, l’auteur nous convie à une belle réflexion quant à ce qu’il appelle le « mourir-ensemble ».
Lecture vraiment intéressante. L'auteur fait en sorte une biographie ou un hommage à son père, qui était médecin en soins palliatifs, suite au décès de celui-ci avec l'aide médicale à mourir. Comme c'est souvent le cas avec les Documents d'atelier 10, c'est une lecture qui ouvre la réflexion et donne envie de discuter du sujet. De plus, on est comme témoins du processus de deuil et de guérison de l'auteur.
Une véritable ouverture sur le sujet inévitable de la mort et sur la façon de l’aborder. Le sujet du livre n’étant pas le geste de son père mais tout ce qui entoure ce qui nous attend tous. Une fin inévitable qui mérite qu’on en discute et communique afin d’être prêt à le faire de la bonne façon et avec dignité.
Je vois ce livre comme un bon moyen de débuter le sujet et d’aiguiser notre curiosité.
Je commencerai par dire que "mettre la mort à l'agenda" est un essai vraiment touchant et intime. J'ai beaucoup apprécié la plume de l'auteur: sans fla fla; on suit le fil de son histoire comme si nous étions à ces côtés. Cet essai n'est pas un coup de coeur pour moi pour une seule raison: j'aurais aimé que les questions éthiques entourant la vie et la mort soient davantage abordées. Question de préférence personnelle!
Un livre qui invite à la réflexion au sujet de l'aide médical à mourir. J'y vois aussi un hommage que l'auteur écrit à son père, qui était médecin en soins palliatifs, ainsi qu'une façon pour lui de comprendre la demande du paternel et de l'aider dans le deuil. J'ai été très touchée par ce récit rempli d'humanité.
Témoignage plus qu’essai, ce livre rapporte les réflexions d’un fils ayant vécu la fin de vie de ses deux parents à des moments séparés. Touchant témoignage, mais peut d’informations sur l’aide médicale à mourir.
Un livre sensible et franchement intéressant qui fait réfléchir sur l’aide médicale à mourir.
La mort fait partie de la vie, la population vieillissante, il est temps de laisser tomber les tabous et parler ouvertement de la façon dont on a envie de vivre et de comment on a envie de mourir.
Court mais percutant. C’est une lecture essentielle qui nous amène des réflexions nécessaires sur la mort et la possibilité que nous avons maintenant de la choisir.
J’avais initialement donné 4 étoiles, mais je me rectifie et en donne 5. Quelques semaines après l’avoir lu, j’y pense encore et en parle à mes collègues infirmières. Quelle belle lecture!