Sous forme de fragments de vie, de fables ou de contes, quinze histoires, entrecoupées de poèmes, autour du poids du destin féminin, exprimé par un corps, un sexe, une éducation, un héritage, un rôle.
Ah bon ? Sophie Marceau écrit ? Avant de découvrir La Souterraine (Éditions Seghers), j’avoue : je l’ignorais.
Mélange sulfureux entre nouvelles et poèmes, une plume de métaphores et d’absurdités, c’est ça Sophie Marceau en tant qu’autrice.
Une exquise plongée dans un monde qui oscille entre impressions de réalité et imaginations incontestables, fruits de pures inventions.
Au travers ces nouvelles et poèmes, un constat s’impose, l’importance du corps au sein de son oeuvre.
Ce qui intéresse S.M c’est ce qui tourne autour du corps, comme il parle, il trahit, protège. Passer par le corps permet de décrire des personnages et leur lier une histoire, des caractéristiques.
« Mon corps dialyse les peurs, garantit l’homéostasie des sentiments. Je suis une synapse, un passage, un lien, un émetteur aussi. »
N’est-ce pas là une corrélation évidente pour une actrice, qui se déguise et joue l’interprète ?
La Souterraine, c’est raconter les femmes de notre génération, tout en se donnant une liberté d’imaginer l’irrationalité.
Une petite pépite à découvrir, pour percer à jour la mystérieuse Sophie Marceau ;)
Alors que tout ça m’a semblé fort bien écrit, je n’ai pas vraiment saisi ce que Sophie Marceau nous racontait là. Quel serait le ou les messages de cette souterraine ?
Des histoires de familles, d’amitié, de corps, beaux, laids, détestés comme les meilleurs alliés qui nous trahissent. Des objets aussi.
Et que dire de cette histoire de déshabillage qui ne fut pas sans me rappeler ce passage de l’autobiographie de Julio Iglesias reprise par Pierre Desproges ?
Disappointed in this considering how much I loved Menteuse. The third and last stories are genuinely fantastic, but everything else feels rushed and in great need of editing. More practice needed perhaps, or at least an end goal in mind.