le vent de l’Outaouais souffle ses tempêtes et ses blizzards.
Les hommes se révèlent plus violents encore que la nature la plus sauvage.
Larguez les amarres et chaussez les raquettes.
L’Outaouais vous attend.
L’amour et la mort aussi.
Sous le pseudo collectif de Page Comann,
Ian Manook et Gérard Coquet signent ici un époustouflant roman d’aventures et de passions servi par une écriture d’une irrésistible puissance romanesque.
L’histoire débute en Irlande, dans le contexte de la famine (1845-1852). Plusieurs cherchent à améliorer leur sort en quittant le pays. Martin Sullivan, 20 ans, est de ceux-là. Il s’embarque sur un bateau avec la jeune Kate, 16 ans, dont la famille vient d’être abattue sauvagement par le caïd du village. En route vers le Canada, des rebondissements surgissent. En quarantaine sur Grosse-île à l’entrée du St-Laurent, Kate et Martin sont séparés. Sullivan apprend qu’il est poursuivi et fait l’objet d’un règlement de compte. Avec des complices et sous une identité de bûcheron, il part pour le nord de l’Outaouais. Réussira-t-il à sauver sa peau ?
Qui est donc Page Comann ? Il s'agit du pseudonyme qu’utilisent Gérard Coquet et Ian Manook lorsqu’ils écrivent ensemble. Les deux auteurs de polars proposent ici un roman d’aventure où des faits historiques servent de trame de fond à une poursuite vengeresse. Les personnages sont hauts en couleurs, l’action bien présente, les descriptions de la nature environnante prennent des allures poétiques et l’hiver est froid à souhait. Les actions sanglantes du clan du caïd Mullergh sont violentes et témoignent d’un manque évident d’humanité. On les déteste. La fin est un peu précipitée, mais je m’attendais à ce dénouement…
Citations « … les âmes solitaires sont les messagères des dieux. » p. 149
« Quand les averses d’août assassinent l’été, on ne goûte jamais à la douceur de septembre. » p. 276
« Maintenant, la brise de noroît attise les feux allumés sous les épinettes, comme pour réveiller la sève déjà engourdie des arbres. » p. 314
Dès les premières lignes, nous savons que nous allons passer un très bon moment.
Sur cette terre qui est sauvage, où se cache de très beaux paysages, vivent dans certains endroits des tribus indiennes qui sont en harmonie avec la nature mais derrière tout ça, se trouve un camp forester où travaillent des personnes fuyant leurs pays ou la vie est rude et même parfois très dangereuse.
Les hommes doivent se méfier tout d’abord des ours et des loups qui rodent mais surtout ils doivent se méfier de la première crainte. l’Homme, c’est l’Homme qui est le plus dangereux et Martin le sera bien assez vite. Entre la nature qui est toujours prête à reprendre ses droits et les hommes qui viennent le chercher, il doit rester le plus des vigilant.
Outaouais est avant tout un roman d’aventures mais aussi historique ou on peut lire comment la nature était dans ses années là, dangereuse.
Outaouais raconte la période de l’histoire où des Irlandais fuyaient leur pays et la famine pour se diriger vers le Canada dans l’espoir d’y trouver une vie meilleure.
Les auteurs ont su se documenter et donner vie à ce livre, mais malgré toutes ses péripéties, on retrouve un peu d’humour qui assagit le roman et des références littéraires allongé par-ci par là tout le long de l’histoire.
La faim et le froid on était décrits d’une telle manière ça nous donnerait presque cette impression de vivre avec les héros.
J’ai beaucoup aimé les descriptions, des personnages, aux épreuves vécus, aux paysages, tout ces mélanges nous font voyager.
Une écriture époustouflante, une aventure remplie d’espoir et de sentiments.
Les deux plumes réunies sont parfaites, la lecture est fluide et donne envie de lire.
Chaque page est une odeur, chaque page est une histoire, chaque page nous éloigne du monde réel pour nous emporter dans le monde fictif.
Ça a vraiment été une très belle découverte.
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Un grand merci à M+ éditions pour m'avoir permis de lire en avant première ce livre coup de cœur, mon tout premier de l'auteur, encore plus envie de lire : "Souviens toi de Sarah".
Tout commence en 1847 en Irlande où la famine fait rage. Dans certains villages, la pègre est présente et fait sa loi. Celui ou celle qui lui échappe est rattrapé et puni voire pire.
En une nuit tout va basculer pour Kate et Martin, ils vont devoir s'enfuir en bateaux vers de nouveaux horizons.
L'auteur nous explique à travers ce livre l'histoire du Canada qui à l'époque était loin d'être découvert en totalité.
J'ai passé un agréable moment avec les personnages si attachants, l'auteur à une plume si addictive, une écriture fluide qui fais qu'on ne lâche pas le livre du début à la fin tellement on est happé par l'histoire si prenante, captivante remplie de suspens et de rebondissements.
L’écriture est très originale, voire poétique. Des les premières pages l’histoire démarre et sera remplie d’action jusqu’à la fin. Pas de temps mort. Les personnages sont attachants, les descriptions des paysages, de l’hiver sauvage et la nature rude sont profonds et soutenus. Les histoires de vengeance sont crues et intenses, parfois même malaisant. Mais on y croit. Le contexte historique détaillé est prenant et m’a apporté une réelle touche de curiosité sur cette époque de l’histoire. Les thèmes de l’amour, la peur et la mort sont entremêlés à l’envie humaine inconditionnelle de survie. Le livre m’a prise aux tripes. Je recommande!
5 étoiles pour la recherche et la précision historique. Pour le reste, c’est une aventure pour ado, des personnages des bande dessinée, des dialogues creux, mais creux… Le parlé semble sorti d’une pièce de Moliere.. j’étais pu capable d’endurer ça rendu à la moitié.. j’ai feuilleté et deviné le reste. exemple: - tu ma l’air d’un fort gaillard l’ami? Quel est ton nom? Et raconte moi pourquoi t’es ici. - Martin Sullivan et toi quel est ton nom? … Tout le temps en train de se demander leurs noms comme ça au milieu de la rue pour rien… C’est insupportable.
Écriture poignante, poétique et dure. Une prose absolument magnifique qui rend hommage aux paysages qu’elle décrit et aux personnages qu’elle nous présente. Ce livre aurait été absolument parfait si l’histoire des femmes fascinantes qu’il effleure avait été plus présente. Néanmoins une lecture que j’ai adorée et qui m’a donné envie de découvrir d’autres ouvrages de l’auteur. En espérant, peut être, un chouïa moins de violence.
C'est une belle histoire d'aventure. Avec Martin nous quittons la famine au Irlande pour une meilleur monde au Canada. Mais il lui n'arrive que des malheurs : naufrage, maladie, et une vie dure d'un boucheron. Par contre il trouve le sagesse des indigènes au grand froid.
Trop de male gaze, trop de longueurs, cru pour pas grand chose. Dommage, l'idée des grandes étendues canadiennes et une plongée dans le passé de l'Irlande m'avaient bien plu. Ce livre aura au moins eu le mérite d'attiser ma curiosité pour en découvrir plus sur l'histoire du continent américain.