Prendre le temps de vivre… Qui aurait pu croire qu’on ne travaillerait plus que trois heures par jour ? C’est pourtant bien ce qui arrive aux Français depuis la victoire à la présidentielle de l’économiste Émilien Long, qui a osé légaliser le droit à la paresse. Mais dans une société libérée du joug du travail contraint, il reste bien des obstacles : lobbys agressifs, nantis révoltés, nostalgiques du monde ancien et opposants politiques démagogiques font feu de tout bois pour mettre à bas ce nouveau système. Le président de la république, tout iconoclaste qu’il soit, peut-il vraiment inverser les priorités de notre société ? Y compris en remettant en cause sa propre place dans une république qui n’a toujours pas tourné la page du Roi-soleil ? Partisan d’une utopie réaliste, Hadrien Klent nous avait proposé dans Paresse pour tous (Le Tripode, 2021) la vision réjouissante d’une société s’émancipant des mythologies du monde capitaliste. Avec La Vie est à nous, il convoque le souvenir du Front populaire pour rappeler qu’il est possible de faire de la politique d’une façon radicalement différente. Jusqu’à nous interroger sur notre rapport infantile au pouvoir : et s’il était temps de s’attaquer au fantasme, répandu aussi bien dans les dictatures que dans les démocraties actuelles, de l’homme providentiel ?
« Nous sommes la voix de ceux qui ne veulent plus subir un monde qu’ils n’ont pas choisi, pas construit, pas rêvé, pas imaginé. » Émilien Long & Souleymane Coly
qu'est-ce que c'est bon quand une bonne idée est tenue, quand une promesse est honorée sur le long terme. un tome 2 qui fait mentir la loi du "les meilleures blagues sont les plus courtes". cette blague-là a très très longue ambition et elle est en fait très sérieuse. et en fait ce n'est pas une blague du tout, c'est une histoire qu'il n'appartient qu'à nous d'injecter à nos vies. parce que la vie est à nous :)
"Il fallait construire non seulement un progrès mais aussi un aveuglement - car ainsi s'est faite l'histoire du monde, dans un double mouvement, un mouvement positif, un mouvement d'amélioration de la santé, de satisfaction du besoins, des réponses aux nécessités philosophiques ; et un mouvement négatif, exploitation de l'humain par l'humain, de la planète par l'humain, des animaux par l'humain. Exploitation pensée comme une maximisation des efforts à fournir pour obtenir le plus possible de biens, de services".
Constats de notre inquiétante évolution humaine dans cette suite de "Paresse pour tous" où un Président de la République française promet un changement radical des paradigmes du fonctionnement institutionnel et sociétal mondial.
La solution : la coliberté. "On doit trouver un chemin entre la liberté individuelle, qui est cruciale, évidemment, et le fait que nous formons une société, ..., dans le monde entier, et que cette société nous en sommes tous, individuellement, coresponsable" et "ne pas vouloir plus, vouloir mieux".
Le moyen : faire de la politique (de la vraie !), gérer la cité dans l'intérêt général et non particulier. Le Président élu s'étonne (tiens, tiens, j'ai déjà entendu cela... 😉) : "... trop naïf, pas assez manipulateur, menteur, pour faire de la politique. Quelle drôle de vision de ce qu'est la politique".
Roman de sciences politiques, de rappel que cela ne va pas bien du tout dans notre système capitalisto-consummériste, que seule la solidarité sociale et entre les nations pourra contrer nos problèmes particularo-socio-environnemento-climatico-écomoniques,... grâce à des mesures qui remettent l'homme et son environnement au centre de l'action politique et sociétale. "Il ne suffit pas de le vouloir pour le pouvoir, mais quand on veut vraiment, il y a plus de chance qu'à la fin on puisse".
Merveilleux, une claque, une leçon d'autocritiques et de nuances, de volonté humaine, de dépassement de l'égoïsme ambiant,... absolument à lire ! 👌 Et en plus, l'auteur nous donne une image positive (même s'il oublie les Bruxellois 😭) : "Cela fait un moment qu'il sentait que les Belges étaient prêts à s'engager, eux aussi, dans la voie de la coliberté. Il fallait qu'ils arrivent à régler, d'abord, leurs problématiques internes complexes, les équilibres entre Flamands et Wallons - et ensuite, s'occuper des choses un peu plus sérieuses". Sommes-nous prêts ?
Bien que ce tome 2 soit légèrement moins captivant que le premier, les idées développées sont toujours aussi intéressantes et enthousiasmantes ! C’est un exercice courageux que d’avoir donné une suite à l’utopie de Paresse pour tous, et cela contribue justement à la rendre plutôt réaliste, si ce n’est réalisable…
Un excellent second opus, même si le bonbon était un peu moins délicieux que le premier. Probablement car il y a moins de nouveauté.
Pour autant on rentre dans le concret en terme d’application du programme (la semaine de 15h), la trame est similaire et excitante (grosse échéance en vue), et ça reste très réconfortant de continuer à baigner dans cette utopie. C’est super bien fait, réfléchi, il y a beaucoup de sens à beaucoup de niveaux (politique internationale, résistances internes au pays, biais individuels, vision long terme, etc.).
Beaucoup de plaisir à lire cette mini saga qui finit superbement bien.
Moins emballé que le premier, il y a plein d'idées chouettes mais ça faisait trop "exposé de plein de théories" à la chaîne et ça en perdait en qualité de récit. Ca restait bien quand même et fluide à la lecture
Franchement, excellent et suite nécessaire ! Le cadre est posé dans le tome 1 et la on est sur du concret. Le mix entre fiction et réalité est vraiment très bien réalisé et on voit l’envie d’y mettre le max de réalisme possible. Un point en moins pour le cliché de certains groupes ou certains persos mais dans l’ensemble ça me semble bien amené ! Et à l’inverse, un point bonus pour le parallèle sur l’anarchisme dans notre société actuelle, on est plus sur un questionnement de surface mais très intéressant !
C'est la suite de "paresse pour tous" que j'avais trouvé ouf et motivant. Celui ci est pleins de bonnes idées, mais on reste en surface et un peu sur notre faim de ne pas savoir en détails comment à été appliqué la réduction du temps de travail dans toutes les sphères de la société. Également le livre se passe en une semaine, alors que le premier se passait en deux ans. Et en une semaine c'est davantage centré sur le vote du référendum sur la copresidence que vraiment la coliberté. En tout cas, le premier on s'y croirait et on voyait la faisabilité, là très peu.
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“La victoire, c'est d'éviter de fantasmer la victoire. C'est d'organiser l'ordre sans pouvoir […] C'est d'être puissant sans être dominant. Ça en fait, des choses à accomplir! C'est vrai que ça en fait. Et c'est vrai qu'il faut y croire. Croire en la beauté de l'avenir. Ne jamais baisser les bras. Ne pas se résigner. Quelle que soit la réalité politique du moment”
Je crois que tout est dit, tout est beau. Et si ce n’était pas assez clair, foncez lire ce livre.
C’était un vrai plaisir de lire cette suite et le hasard a voulu que le temps de lecture coïncide parfaitement avec le temps de la narration (même si le climat politique actuel est malheureusement aux antipodes de ce qui est décrit dans ce roman).
Finalement, ce que je reprochais au tome 1, de tourner beaucoup autour de l’ego du héros, est atténué dans ce tome, voire même est devenu un élément narratif intéressant : En effet, l’auteur nous raconte une semaine du président et de son équipe juste avant un referendum sur la possibilité d’une co-présidence à 6 personnes (et donc l’abolition de la présidence-monarchie façon Veme République).
C’était chouette à lire, même si j’ai été un peu frustrée dans mes attentes de lectrice : on fait un bond dans le temps de 3 ans par rapport à la fin du 1er tome et ce qui m’aurait vraiment fascinée, ça aurait été d’assister à la mise en place des différentes réformes…
Mais bon ! Je l’ai quand même dévoré en une journée !
Ce livre n'était pas ce que je voulais qu'il soit. C'est plus un pamphlet qu'une histoire. La modèle politique proposé par le personnage principal est expliqué en détail, avec argumentaire idéologique en prime.
Émilien Long va à des réunions, a des conversations, des débats, et ces dialogues mettent en contraste différents modèles de pensée. Honnêtement j'ai trouvé ça plate, le modèle politique est bien décrit, mais tout est autour d'événements un peu en dehors de l'agentivité des personnages (le résultat des votes) et une unique décision du personnage principal. Donc une seule progression psychologique, un seul choix dans un roman de 347 pages.
J'aurais préféré une histoire qui se passe dans la société réimaginée par Émilien Long, sans qu'on explique tout et qu'on argumente sur la structure. Je veux voir à quoi la vie ressemblerait et non comment elle est réfléchie, pensée, analysée.
Je recommande aux gens qui aiment les textes politiques ou philosophiques.
🎄La suite du livre offert par STS et qui est en train de devenir un classique familial. Acheté en plusieurs exemplaires ce Noël et offert - c’est vrai que c’est un livre qu’on a envie de faire découvrir. 5 étoiles encore pour le tome 2, un peu généreuses, j’ai été à plusieurs reprises un peu lassée par les démonstrations théoriques longuettes. Pas mal de réflexions sur lá langue/ nouveaux mots à créer, un peu longuets aussi… Mais envie de savoir comment ça se termine!. Pour ca le tome2 comme le 1 se lit comme un thriller. J’ai beaucoup aimé voir la mise en pratique pour les habitant-es de cette idée révolutionnaire, pour ça le bouquin est solide, il semble avoir réfléchi à tout !. (Exemple des 15; pour les accros au travail le décalage dans une OSC, etc.) Le président a une personnalité attachante et c’est sympa de le voir essayer de rester aussi normal que possible. Bien sur un livre que je recommande et continuerai à offrir!
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Fini dans un train, représentation pour moi du voyage lent et de la remise du trajet au centre du voyage. Le livre résume les trois années qui se sont écoulées après l’élection d’Emilien Long, président de la paresse, ou plutôt désormais la coliberté. C’est « l’alliance entre une plus grande liberté face à la pression du travail et un projet collectif d’une société plus juste ». C’est travailler 15 heures par semaine pour enfin avoir du temps libre pour soi, pour les autres, pour le vivant. Ça fait tellement rêver ! Ce livre m’a juste fait rêver d’une société plus juste, où on vivrait enfin, bien et mieux, tout en créant du lien avec les autres et en respectant l’environnement.
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Quel plaisir à lire ! Mes voisin.es (de droite ?) avaient mis le tome 1 (qu'on leur a offert...) sur le banc des offrandes dans l'entrée, je l'ai vu comme un signe pour m'adonner à la paresse. J'ai encore plus aimé ce tome 2, qui détaille concrètement mais sans créer d'ennui le fonctionnement de ce gouvernement qui fait rêver, et qui paraît si facile à construire... merci à mes voisin.es de m'avoir donné l'idée de le lire, il ne me reste plus qu'à faire une réunion d'immeuble pour commencer à changer le monde !
Un livre d’un genre « nouveau », une histoire de personnages politiques animés par de vrais idéaux et très humains. Les références politiques sont bien travaillées, le style est sympa, et même en étant férue de la valeur travail on en vient à s’imaginer ce monde des 15h semaine, de coliberté, et de proposition de pouvoir partagé. C’est finalement assez fin. __ Je n’avais pas lu « paresse pour tous » avant et ça n’a pas été un souci
J’ai moins bien accroché qu’avec Paresse Pour Tous. J’ai beaucoup aimé l’approche philosophique au principe de coliberté et les réflexions autour de la question de faire pouvoir ensemble. Toutefois j’ai trouvé les anecdotes et le contenu trop anecdotiques, pauvres et franchement un brin caricaturaux. En voulant pousser la fiction, l’auteur a été trop loin.
Après Paresse pour tous, l’auteur nous fait découvrir comment la présidence d’Emilien Long se passe. Des scenarii à garder en-tête pour proposer du neuf pour gouverner un pays à l’aulne de l’écologie et de la durabilité.
Le tome 2 est aussi chouette que le tome 1. C’est une lecture agréable, ça fait rêver, ça donne très envie de vivre dans le monde que les personnages cherchent à créer. J’aurais tellement envie d’enchaîner sur un tome 3 et de ne jamais en sortir.
J'ai pu partir dans un autre monde grâce à ce livre, un monde où les référents et les valeurs sont plus proches de qui je suis et de la façon dont j'aimerais vivre. Cela m’a fait du bien... et si? C'était possible?
Livre qui fait du bien et on se dit pourquoi pas c est possible... Penser Qu on peut enfin penser Qu à nous tout simplement... Bosser 3 jours par semaine et ensuite consacrer son temps à soi, à ce Qu on aime.
Qui aurait pu croire que j’aurais autant de plaisir à lire un livre sur la démocratie, la politique? Hadrien Klent m’a fait découvrir un nouveau genre, avec un suspense présent jusqu’à la toute fin. Merci ça fait du bien de rêver à une autre façon d’être dans le monde