À quoi tient la vie ? À nos liens invisibles. Nous, inconnus, sommes raccordés sans le savoir. Nos existences se percutent en silence.
Eddy, onze ans, découvre une SDF morte dans la rue. Piqué par la curiosité, il fourre dans sa poche un Photomaton qui traînait près d’elle, où deux personnes sourient. Vingt ans plus tard, alors qu’il vide l’appartement de son enfance, Eddy retombe sur ces photos volées. Pour rendre à son inconnue l’histoire qu’il lui a confisquée, il se lance dans une enquête, à la recherche de ceux qui l’ont aimée. Un roman profondément humain et lumineux.
À propos de l’autrice Solène Bakowski vit à Paris. Elle a publié sept romans, dont Rue du Rendez-Vous (Plon, 2021, HarperCollins poche, 2022). Portés par une magie douce, ses livres sont une invitation sensible au rapprochement entre les êtres.
« Une histoire pleine d’humanité, épicée par des personnages authentiques et touchants. » Paris Match
« Il faut beaucoup aimer les gens déroule des vies de débrouille, des vies dans l’ombre. L’écriture de Solène Bakowski leur insuffle une splendeur étonnante et les rend à la lumière. C’est clairement le livre le plus réussi de Solène, le plus abouti, le plus romanesque aussi. Il y a une implication supplémentaire, une vulnérabilité, quelque chose de très fort. » Michaël Mathieu, Librairie de Paris
« Ce roman m'a transportée par son style enlevé et la qualité de sa narration. » Caroline Drapier, Librairie des Fables (Château-Thierry)
« Un style fluide, très agréable à lire où l’écriture fait passer énormément d’émotions, des personnages attachants et touchants que l’on a vraiment l’impression de connaître comme des amis, et que nous sommes tristes de quitter. Profondément humain et altruiste, cela fait du bien dans notre monde actuel. » Laurence Canova, Librairie Canova
« Une écriture poétique, juste, musicale, dramatiques, indélébiles, sont une nouvelle fois au Rendez-vous dans ce nouveau roman de Solène Bakowski. Ce roman m’a transportée par son style enlevé et la qualité de sa narration. C’est mon gros coup de cœur de l’été. » Caroline, Librairie Le jardin des fables
« Quelle histoire, quelle inventivité. C’est plein de mystère, de magie, de bulles de bonheur. » Sandrine Dantard, Fnac Grenoble
Cette histoire, c'est celle des pas de travers, des cailloux dans les baskets, des cœurs tordus. Ce roman a quelque chose de profondément universel et à la fois il est d'une intimité qui force presque la pudeur. On y déroule des parcours de vie, des portraits brisés, des gens de la débrouille, de ceux que la vie a un peu oublié, et l'écriture pourtant leur donne une splendeur incroyable, on a envie de les connaître ces gens, on a envie de sentir leur pouls, le pouce appuyé contre le pli du poignet, on a envie d'entendre taper la vie que Solène leur a insufflé.
C'était très beau. C'est clairement le livre le plus réussi de l'autrice, le plus abouti, le plus romanesque aussi. Il y a une implication supplémentaire, une vulnérabilité, quelque chose de très fort.
Détourner le regard pour ne pas percevoir la misère ou la souffrance. Faire semblant de regarder ailleurs, ne pas voir, ne pas entendre, ne pas sentir. Avancer. Éviter de s’appesantir sur le dénuement. Résister au pouvoir d’imaginer quelle fut la vie de celles et de ceux qui habitent sur nos trottoirs, sous nos ponts, près des bouches d’aération qui renvoient de la chaleur en hiver. Ignorer. Par honte, par gêne, par refus d’images intrusives dans nos quotidiens bien huilés. Eddy, 10 ans, tombe sur une SDF morte dans la rue. Cette image le hantera durant vingt ans. Qu’a-t-il à se faire pardonner ? Pourquoi cette obsession de vouloir réparer ? Qu’espère-t-il trouver à travers cette quête : redonner un nom, reconstruire l’histoire personnelle de cette femme dont le visage l’obsède ? Eddy n’a pas eu une vie facile. Casanier, gêné dans ses rapports à l’autre, honteux de son passé, « inapte à l’existence », c’est son métier de veilleur de nuit et surtout une émission de radio « La nuit de Luciole » qui lui redonne le goût d’entreprendre, de réparer, de remonter le fil du passé. Il s’en passe des choses la nuit… c’est un tout autre monde qui ouvre ses portes. « Toi et moi allons additionner nos solitudes et traverser le pont jusqu’à l’aurore. » La nuit, c’est l’heure des confidences chuchotées, des aveux murmurés à des inconnus, et, parfois, des révélations.
En jouant sur plusieurs espaces-temps, Solène Bakowski raconte à la fois les évènements de cette nuit à la maison de la radio au printemps 2022 et le début de l’enquête menée par Eddy au printemps 2021. Un an de péripéties, de rencontres et de confidences pour Eddy. Une nuit à les entendre et à en prendre connaissance pour Luciole. Les êtres sont parfois plus proches qu’on le croit et certains liens, même tenus, parfois invisibles, les rapprochent sans qu’ils en aient même conscience. La vie, cette magicienne un peu fantasque élabore des chemins tortueux juchés d’indices ou d’êtres humains qui, s’ils sont trouvés, permettent de guérir l’autre ou de se guérir soi-même. « Il faut beaucoup aimer les gens » raconte les hasards fabuleux, les rencontres inopinées, les liens inattendus, mais tangibles. Des moments de grâce. « À quoi tient la vie ? À nos liens invisibles ; à nous, inconnus, qui, sans le savoir, sommes raccordés. À nos existences qui se percutent en silence. »
Comme dans « Rue du rendez-vous », Solène Bakowski s’intéresse à la mémoire et à la transmission. Son personnage, Marcel, pensait : « Parce que, s’il ne raconte pas, tout va s’éteindre avec lui. Et l’oubli, c’est le pire. » Dans « Il faut beaucoup aimer les gens », c’est Eddy qui est dépositaire de cette mémoire par l’intermédiaire de l’image obsédante de cette femme morte et l’enquête qu’il décide de conduire vingt années plus tard. Que laissons-nous sur terre de nos existences, pour ceux qui ne sont ni peintres, ni écrivains, ni « célèbres » ? Nous vivons dans le souvenir des autres, ceux qui, par le truchement de leur mémoire, transmettent qui nous étions, nos gestes, nos paroles. Ces « histoires » devraient se passer de génération en génération afin que le devoir de mémoire subsiste. « Savez-vous qu’il faut environ un siècle pour que le souvenir d’une personne disparaisse tout à fait ? » L’auteur aborde cette force du souvenir, de la nécessité de transmission sans jugement moral, mais en mettant la lumière sur cette passation indispensable qui permet de faire vivre l’Autre bien au-delà de sa disparition physique.
« Rue du rendez-vous » et « Il faut beaucoup aimer les gens » se complètent admirablement bien. Le lecteur attentif sent que Solène Bakowski a pris un chemin : les liens du sang et les liens que l’on crée, la magie des rencontres, les choses qui n’arrivent pas par hasard, ces petits riens qui changent la vie, les âmes interconnectées qui finissent par se reconnaître. J’aime sa façon de rendre l’invisible visible, de lever le voile sur les héros ordinaires, ceux qu’on voit à peine. Ses romans sont doux, vibrants, profonds et révélateurs de vraies qualités humaines… d’obsessions personnelles peut-être aussi. Quelle chance avons-nous d’être autorisés parfois à pénétrer son jardin secret. Ses livres sont de véritables cadeaux.
Eddy, la trentaine, est veilleur de nuit. C’est un homme solitaire, renfermé sur lui-même, taciturne. A la mort de son père, en vidant l’appartement dans lequel il a passé son enfance, il tombe sur un « trésor » qu’il avait caché alors qu’il avait un peu plus de dix ans. Eddie en avait complètement oublié l’existence. Cette découverte va le replonger dans son enfance, et ce jour funeste où il a découvert le corps d’une SDF, morte seule dans la rue, sur un bout de trottoir….Eddy lui avait dérobé un photomaton…
Il décide de partir enquêter, avec les maigres informations dont il dispose, pour savoir qui était cette femme. Il se sent coupable d’avoir volé ces photos qui auraient peut-être permis de l’identifier, et de ne pas être enterrée dans l’indifférence générale et la solitude.
« Les gens font au mieux, tu sais. »
Solène a la plume parfaite pour ce genre de roman. Vous partez avec elle, sur les pas d’Eddy, elle vous emmène dans une histoire folle, douce, captivante, mais aussi bigrement dramatique. Combien d’anonymes sont-ils, dans la rue, ou chez eux, seuls, ignorés de tous, transparents ? Dans notre société qui tend à de plus en plus d’individualisme (et plus encore je trouve, depuis le covid), Solène nous donne une belle leçon d’humanité et d’empathie. Elle dose parfaitement son récit pour susciter de merveilleuses émotions.
Peu à peu, le lecteur découvre à la fois la vie d’Eddy, mais également celle de Rosa, la fameuse SDF qui n’a pas toujours vécu dans la rue. Eddy, qui va s’ouvrir aux autres, presque à son insu, dont le but premier (sa rédemption, associée à sa culpabilité) va se transformer au fil de ses recherches en quelque chose de bien plus profond et noble : rendre son identité et sa vie à Rosa.
« Il devait réparer, rendre à cette femme son nom et sa vie, faire reculer le néant auquel son larcin l’avait condamnée. Pour retrouver le sommeil. Et pour qu’elle trouve le repos. »
Les écrits restent, mais la parole s’envole. Eddie va l’attraper, cette parole, la conserver précieusement, puisqu’il enregistrera ses entretiens et discussions avec ceux qui ont croisés Rosa. Avec un vieux magnétophone, hors d’âge, comme Rosa, en fin de compte…
« Il faut beaucoup aimer les gens » est un roman lumineux, la plume de Solène est solaire, délicate, fraîche, agréable. Elle met en lumière les liens invisibles qui nous lient les uns aux autres, les vies qui se chevauchent sans qu’on s’en rende forcément compte. La construction nous promène entre hier et aujourd’hui, diluant l’espace temps pour mieux réunir les gens.
Les personnages ont tous le même point commun : cette solitude, qui pèse ou qui rassure, mais qui reste collée à eux comme leur ombre. A l’instar de Luciole, animatrice d’une émission radio destinée à accompagner et écouter les solitaires durant les longues nuits de désarroi. Seule, enceinte par accident, elle a pour projet d’abandonner son bébé à la naissance. Né sous X, Rosa, elle, est morte sous X. Rosa, qui a vécu une vie formidable. Vous allez l’adorer, j’en suis sûre ! Elle est le genre de personnage que l’on kiffe du début à la fin et qui manque une fois le livre terminé.
Solène nous dépeint des personnages dégageant une profonde humanité, pour lesquels le lecteur ne peut que ressentir énormément d’empathie.
Un roman que je ne peux que vous conseiller. Pétri d’espoir, malgré le sujet sombre…A découvrir, ne passez pas à côté !
« A quoi tient la vie ? A nos liens invisibles ; à nous, inconnus, qui, sans le savoir, sommes raccordés. A nos existences qui se percutent en silence. »
Eddy a 11 ans lorsqu’il découvre sur le chemin de l’école lecadavre d’un sans-abri.Les années ont passé et Eddy est devenu un adulte. Et a unlourd passé de violences derrière lui.Surveillant de parking, il n’a pas le goût des autres etaime sa solitude.Son seul plaisir est d’écouter la radio, surtout Luciole.Celle qui illumine ses nuits de travail en l’écoutant discuter avec les autresauditeurs.Car c’est son univers à Luciole, la noirceur de la nuit.Elle qui entend les malheurs de chacun à travers son casque et qui essaie d’oublierles siens en apportant réconfort aux autres.À la suite du décès de son père, Eddy va vider l’appartementfamilial et retrouve dans sa chambre ses anciennes cassettes sur lesquelles il enregistrait des morceaux de vie de sa jeunesse. C’est en écoutant l’une de ses bandes et en retrouvant un photomaton oublié qu’ilva se rappeler de la sans-abri. Et cette dernière va le hanter durant plusieurs jours pour en arriver à ce qu’Eddyveuille absolument connaître le parcours de cette femme.Pourquoi s’intéresse-t-il à cette personne ? Sur queldestin étrange va-t-il tomber à son sujet ? Et quel sera le rôle de Luciole dans ce récit de vies ?
Solène Bakowski aime beaucoup les gens. Et cela se sent énormément dans ceroman d’une superbe humanité. Les trois personnages dont nous suivrons le parcours sont des êtres écorchés,blessés par le destin. Leurs vies sombres et torturées se verront pourtant des exemples de bonté, debienveillance et de petits bonheurs. Le récit parle d’amitiés, d’amours, de partage, d’échecs, de déceptions, deviolences mais la plume de Solène rédige tout cela avec poésie et tendresse. Quête de vie, d’identité, histoires de familles, IL FAUT BEAUCOUP AIMER LESGENS est un roman empli d’espérance et pourtant d’un réalisme puissant car ilaborde des sujets assez graves comme la solitude, l’exclusion, l’abandon et ladéchéance. On ressort ému et rempli d’ondes positives pourtant de cette lecture. Un petitbijou de récit sincère, vrai et d’une belle modernité que je vous conseillesans sourciller.
C'est une lecture en demie teinte pour moi. Si l'histoire en elle même est très belle, le chemin pour aller du début à la fin est très très long. Nous allons donc suivre Eddy, qui va tout faire pour retrouver la femme sur la photo. Et dès le début, tout est vraiment facile. Un appel à la police, une paire d'affiches scotchées sur des arbres, 3-4 rencontres et BAM, on sait qui elle est, d'où elle vient et où elle allait. Et c'est là que c'est très paradoxal. Parce qu'alors que les résultats des recherches sont très (trop) rapides, le récit, lui, est très (trop) lent. On alterne entre plusieurs points de vues, sur plusieurs temporalité, et lorsqu'un personnage raconte comment il a rencontre cette femme... On n'en voit pas le bout. Certains passages sont très touchants et il y a une belle "morale" derrière tout ça. L'histoire est belle, j'ai aimé suivre Eddy dans sa quete, et rencontrer tous ces gens. Mais c'était pour moi beaucoup trop long. Le récit de "luciole" a la fin du livre est si interminable... Que j'en 'ai sauté des passages. C' est donc une lecture très moyenne pour moi, et je le regrette. Mais c'est comme ça, parfois une bonne histoire ne suffit pas.
Un jour Eddy en se rendant à l’école découvre une SDF morte avec une photo dans la main. Il lui vole son portefeuille et la photo. Bien des années plus tard, sa culpabilité le rattrape, en fait il n’a jamais cessé de penser à cette femme. Qui était-elle? Il part alors à la recherche, lui dont les contacte avec les autres n’est pas sa tasse de thé. Lentement, il fait la rencontre des gens qui ont côtoyé Rosa à un moment de sa vie. L’auteur nous amène sur différentes pistes et on se laisse glisser dans un récit simple et un peu poétique. J’aurais pu ajouter pleines de citations, des phrases qui viennent nous toucher. Nous sommes toujours plus près des autres que ce que l’on pense. Je n’avais jamais lu Solène Bakowski et certain que son autre livre Rue du Rendez-vous vient de s’ajouter dans mes lectures.
Malgré un démarrage un peu lent, des personnages sans grands intérêts, une multiple temporalité plutôt agréable mais nébuleuse; au fur et à mesure de la lecture, des voiles se lèvent, les personnages se dévoilent et l'histoire se révèle intrigante.
Il faudra quand même attendre 170 pages pour avoir envie d'y retourner, de connaître le fin mot de l'histoire ainsi que les différents liens présentés.
Ce livre, nous parle d'humanité et de l'impact que les gens peuvent avoir entre eux en ignorant parfois la force de celui-ci.
Un peu déçue par ce roman, sûrement car on me l'avait fortement conseillé donc j'avais beaucoup d'attente.
Je l'ai trouvé un peu trop long, trop de personnages à mon sens, très parisien (quand on y vit c'est agréable, mais j'aurais peut etre moins apprécié autrement).
Le développement d'Eddy est intéressant, le personnage de Rosa assez complexe, mais la narration autour de Luciole m'a semblé trop longue et un peu clichée.
J'en ressors quand même avec la touche d'espoir et d'humanité que nous insuffle l'autrice!
Ce livre montre comment les destins de deux personnes (qui ont beaucoup en commun) vont de réunir, à travers une quête. Il traite de la solitude, de précarité de violence mais aussi d’amour, d’amitié et de reconnaissance. Ce livre est très agréable à lire, mais j’aurais aimé que le personnage avance plus vite dans ses recherches parfois
Cette histoire m’a vraiment touchée et résonne beaucoup en moi qui pense souvent à toutes ces personnes que je croise et dont je ne connais pas les histoires…L’envie d’en faire plus, de découvrir des liens qui nous unissent.
Un homme passe par la prison et vie un peu ratee retrouve la trace d’une sdf et va remonter le fil piur comprendre son histoire. Une voix chaude à la radio. Une merveille d’humanité, de cœurs cabosses qui s’ouvrent aux autres.
Coup de cœur pour ce livre qui a dépassé toutes mes attentes ! L’histoire est plutôt originale puisqu’on suit à la fois Eddy, enfant, quand il découvre une femme SDF décédée dans la rue, puis Eddy adulte, qui n’a pas oublié ce moment glaçant de son enfance et qui décide de tout faire pour en savoir plus sur cette femme disparue. On est aussi emmené dans l’histoire de Luciole qui diffuse une émission à la radio, et qu’on sent fragilisé par son histoire personnelle. J’ai adoré les personnages et surtout comment l’histoire est construite. La plume est fluide et agréable, on est complètement embarqué. Avec ce livre, on regarde le monde qui nous entoure autrement. Solène Bakowski met en valeur ces personnes qui disparaissent seules, mais aussi comment les autres peuvent nous réparer. Les liens invisibles que nous créons prouvent que chaque existence est importante. C’est une histoire qui m’a profondément marquée et touchée. J’ai très envie maintenant de découvrir d’autres livres de l’autrice. Ne manquez pas ce roman plein d'émotions que j’ai déjà envie de relire un jour.