Fake or not - Eau L'eau est notre bien commun, indispensable aux humains, à tous les écosystèmes et à l'ensemble du vivant. Naturellement, l'eau chemine à l'intérieur d'un grand cycle fermé et infini. Mais ça, c'était avant que les humains ne mettent à leur service l'eau douce partout sur la planète, l'eau pour boire, l'eau pour irriguer, l'eau pour produire de l'énergie, l'eau pour transformer ou fabriquer... Alors, pour faire fonctionner notre système économique, on pompe massivement et on rejette là où ça nous arrange, on détourne les cours de l'eau, on endigue les rivières, on construit des barrages et des retenues, on bétonne les zones humides, on déforeste à tour de bras, on pollue, on modifie le climat... Il est urgent de regarder l'eau douce autrement que comme une ressource à contrôler, éternellement disponible. Enjeu politique, la gestion de l'eau doit devenir collective et démocratique, sous peine de multiplier les conflits d'usage, voire des guerres de l'eau.
Pour beaucoup, j'étais en mode, on sait tout ça, mais c'est important de tout mettre bout à bout pour comprendre l'ampleur du désastre. Et puis, à force de mettre bout à bout, on passe dans le vraiment flippant et on se sent à la fois un peu coupable pour cet avocat qu'on a mangé il y a 3 mois et un peu incapable de faire changer les choses vu comment les politiques s'en foutent. Même les actions suggérés à la fin renforcent un peu ça pour moi, en commençant par les gestes du quotidien (arrêter de manger des avocats), même si l'autrice continue avec des actions sociopolitiques (ça aide, mais j'ai quand même peur que ce soit too little too late vu comment la France part). Bref, un livre bien fait mais qui mérite de se ménager un peu et de ne pas se laisser tomber dans la culpabilité et l'incapacité immobilisantes.
Une excellente vulgarisation et explication du rôle de l'eau et comment agir à notre échelle. Conclusion : il faut dissoudre la FNSEA et les lobby pro pesticides