Un classique du fantastique devenu une série Netflix
La chute de la maison Usher, Double assassinat dans la rue Morgue , La Lettre volée , Le Scarabée d'or ... Les plus célèbres contes horrifiques et fantastiques d'Edgar Allan Poe, maître du genre, traduits par Charles Baudelaire, dans une magnifique édition collector illustrée , et adaptée en série sur Netflix par Mike Flanagan ( The Haunting of Hill House ).
La chute de la maison Usher Un homme reçoit une invitation à passer quelques jours dans le domaine de son ami Roderick, la Maison Usher. En arrivant, il ressent un profond malaise et trouve son ami dans un état terrible, rongé par un mal mystérieux qui se manifeste par des sensations " extranaturelles ". Quelques jours plus tard, la sœur de Roderick décède de cet étrange mal et, un soir de tempête, des phénomènes inexplicables et angoissants ponctuent la nuit dans la maison...
Grand classique du maître américain de la littérature fantastique, " La Chute de la maison Usher " ouvre ce recueil de 450 pages qui réunit une sélection des Histoires extraordinaires et Nouvelles Histoires extraordinaires d'Edgar Poe, dont le nom continue d'évoquer l'énigme et le mystère.
Egalement au sommaire de ce livre les histoires suivantes : Double assassinat dans la rue Morgue – La Lettre volée – Le Scarabée d'or – Manuscrit trouvé dans une bouteille – Une descente dans le Maelström – Révélation magnétique – Morella – Ligeia – Metzengerstein – Le Chat noir – L'Homme des foules – Le Cœur révélateur – Le Puits et le Pendule – La Barrique d'Amontillado – Le Masque de la mort rouge – Le Diable dans le beffroi – Petite discussion avec une momie – Ombre – Le Portrait ovale .
The name Poe brings to mind images of murderers and madmen, premature burials, and mysterious women who return from the dead. His works have been in print since 1827 and include such literary classics as The Tell-Tale Heart, The Raven, and The Fall of the House of Usher. This versatile writer’s oeuvre includes short stories, poetry, a novel, a textbook, a book of scientific theory, and hundreds of essays and book reviews. He is widely acknowledged as the inventor of the modern detective story and an innovator in the science fiction genre, but he made his living as America’s first great literary critic and theoretician. Poe’s reputation today rests primarily on his tales of terror as well as on his haunting lyric poetry.
Just as the bizarre characters in Poe’s stories have captured the public imagination so too has Poe himself. He is seen as a morbid, mysterious figure lurking in the shadows of moonlit cemeteries or crumbling castles. This is the Poe of legend. But much of what we know about Poe is wrong, the product of a biography written by one of his enemies in an attempt to defame the author’s name.
The real Poe was born to traveling actors in Boston on January 19, 1809. Edgar was the second of three children. His other brother William Henry Leonard Poe would also become a poet before his early death, and Poe’s sister Rosalie Poe would grow up to teach penmanship at a Richmond girls’ school. Within three years of Poe’s birth both of his parents had died, and he was taken in by the wealthy tobacco merchant John Allan and his wife Frances Valentine Allan in Richmond, Virginia while Poe’s siblings went to live with other families. Mr. Allan would rear Poe to be a businessman and a Virginia gentleman, but Poe had dreams of being a writer in emulation of his childhood hero the British poet Lord Byron. Early poetic verses found written in a young Poe’s handwriting on the backs of Allan’s ledger sheets reveal how little interest Poe had in the tobacco business.
Vous voyez ces vieux films d'horreur des années 30 en noir et blanc genre "Nosferatu" où il suffisait de voir un mec chauve qui marche un peu bizarrement pour, à l'époque, traumatiser toute une génération ? Bah les nouvelles d'Edgar Allan Poe c'est un peu la même chose. On sent qu'à l'époque ça devait être le summum de l'épouvante et de l'horreur, mais aujourd'hui ça ressemble juste à une parodie. Par exemple la nouvelle "Double assassinat dans la rue Morgue", considérée comme une des premières histoires de détective "à la Sherlock Holmes", probablement révolutionnaire pour l'époque, mais pas foufou aujourd'hui.
Néanmoins, cela n'enlève rien au talent d'écriture de Poe (ici traduit en Français par Baudelaire, rien que ça), qui sait nous plonger dans des lieux hors de l'espace et hors du temps tout au long des différentes nouvelles de ce recueil; ceci notamment grâce à l'incroyable richesse des descriptions des lieux et des personnages (la description de Ligeia !!!) Lors de la lecture, tous nos sens sont en éveil, et se représenter le monde de chaque histoire écrite par Poe se révèle presque naturel tant l'écriture est impeccable.
Concernant les différentes nouvelles de ce recueil, autant certaines sont absolument mémorables et laisseront un souvenir indélébile au lecteur (la nouvelle éponyme, "Le chat Noir", "Le Puits et le Pendule" et bien d'autres), autant certaines sont assez oubliables malgré une très bonne écriture. Toutes les nouvelles ont par contre un point en commun : la lente descente dans la folie de personnes ordinaires face à des situations au départ très réelles et terre à terre et qui petit à petit se délitent tout comme la santé mentale des protagonistes. (Je comprends mieux l'inspiration de Lovecraft et les similitudes dans les thèmes maintenant en sachant qu'il était grand amateur de Poe)
En bref, Edgar Alan Poe : ni pour, ni contre, bien au contraire. Hein ? Ouais y'a pas de chute dans ma critique, comme dans ses nouvelles d'ailleurs. (POPOPOOOO ou plutôt Poe Poe Poe...)
2 mots pour résumer le livre entier : ça va. Chaque nouvelle commence par un long tunnel d'environ 2 à 4 pages. Puis ensuite vous êtes totalement pris par un monde sombre, un personnage fou, une scène mystérieuse et vous ne pouvez plus décrocher. J'irais jusqu'à comparer la description des personnages fous et leur évolution dans la folie à celle de Dostoïevski. Enfin, arrive la chute de l'histoire. Elle tient en une page et mon avis en un mot : décevant. Il ne faudrait garder que les quelques pages au centre des nouvelles pour en garder un bon souvenir. Elles se suffisent amplement. Parfois, il vaut mieux ne pas avoir de chute qu'une mauvaise qui gâche toute l'histoire. C'est comme écrire une ouverture en dissertation de philosophie, quand on ne sait pas le faire bien, on ne le fait pas du tout !
Dernière chose, lisez ce livre comme vous lirez le journal intime d'un fou. Cela vous aidera à comprendre ce que vous lisez, il faut annuler sa propre existence pour rentrer dans le sien, sombre et dechéant.
Les amateurs de textes d’ambiance qui instaurent un climat angoissant à mesure que les pages se tournent, devraient apprécier ce recueil. Entre la richesse d’une plume exigeante et sans concession, qui ne dévoile sa force qu’à ceux prêts à la mériter, et des histoires variées nous plongeant dans bien des tourments, un recueil qualitatif qu’il est préférable de prendre le temps d’apprivoiser afin de ne pas se laisser submerger.