Voici-là un roman touchant. Du moins, pour une personne qui comprend les douleurs et les remises en question que provoque l'exil.
Salim, le narrateur, est un algerois, un jeune homme lambda issu d'un quartier populaire et qui, chaque jour que dieu fait, est un supplice de plus dans cette prison à ciel ouvert. Il ne se sent pas vivre à Alger, il se sent vide, presque inexistant. Alors, il joue sa dernière carte, celle du départ, de la harga.
Brûleurs, un premier roman puissant au langage pourtant si fluide... Pas de mots complexes, pas d'envolées lyriques : que du vrai, du brut et surtout, de l'émotion et de l'humanisme. Depuis que j'ai bu les mots de Neila Romeyssa, je suggère à quiconque me demande une recommandation livre : de lire Brûleurs.
La jeune autrice a 24 ans, c'est son premier roman. Elle est officiellement la benjamine des mes auteurs préférés. Je relirai Brûleurs dans quelques mois. Et j'espère avoir la chance de découvrir une prochaine histoire...