Nueva firma de Juan Sáenz Valiente. Según su web: "Juan Sáenz Valiente (1981, Buenos Aires, Argentina) a partir de 2021 adopta el mote de Juanungo para firmar sus trabajos.
diría que me destrabó recuerdos pero no, los tengo todos bien frescos. hay cosas que me hicieron decir "ja, mirá, él también" y cosas que me hicieron cerrar el libro y correr a llorarle a mi mamá. cuánto detalle, abrazo a juanungo.
Très, très, très belle BD!!! J'ai complètement adoré cette bande dessiné, l'histoire les personnage. La relation d'amitié, entre Neno et un jeune infirmier, est formidable. La fin m'as beaucoup touchée.
Ce 23 mai 2023, j’ai dévoré « l’animateur », de Juanungo, grâce à la Masse Critique Babelio, en partenariat avec les éditions Delcourt.
le résumé officiel de la BD avait aiguisé ma curiosité, moi qui suis brièvement passée par la case animation. Et je n’ai pas regretté ma lecture.
C’est un réel coup de cœur pour moi, ce qui peut paraître étonnant si on ne jette qu’un rapide coup d’œil à l’ouvrage. Oui, le récit semble simple au premier abord, les illustrations sont en noir et blanc et ne cherchent pas à être belles, et les dialogues sont sobres.
Mais c’est justement ce qui permet à l’émotion de véhiculer, et aux différents niveaux de lecture d’être perçus.
Neno, un vieil animateur atteint d’un cancer, est assisté par un jeune infirmier qui l’exaspère au plus haut point. Dans le même temps, il est recruté pour un projet publicitaire nécessitant ses talents en animation traditionnelle. Un dernier baroud d’honneur avant de tirer sa révérence…
Oui, le vieux a un sale caractère et l’insulte facile. Oui, le jeune infirmier manque de fermeté. Pourtant, ces deux opposés parviennent à se trouver, tandis que l’animateur initie peu à peu le jeune homme traumatisé aux bases de son métier.
À travers des dessins bruts qui laissent transparaître une certaine vérité, on ressent la peur, le découragement, le regret, le désespoir, la mort, mais également la passion et la vie, entêtante, qui jamais ne tire sa révérence.
Une métaphore illustrée avec justesse dès la moitié de l’album, qui se transforme partiellement en flip book pour permettre à l’animation de Neno de prendre vie alors que son créateur s’éteint.
Une histoire authentique qui conte également le déclin d’un art organique, tremblant et imparfait, au profit d’un autre, parfait et plus efficace, mais peut-être moins éclatant, et certainement dénué d’âme.
Lo que más me gustó fue la capacidad del autor de capturar imágenes sumamente exactas y vívidas de cada entorno, de cada persona en el colectivo, hasta el punto en el que muchos paneles dan la impresión de que saltaste dentro de un recuerdo privado, íntimo. Neno da una primera impresión de simplicidad que, tal como el estilo de las ilustraciones, descubre muchísimos matices.
Vous connaissiez Juanungo ? Moi non plus, je le découvre via cette BD, très personnelle s'il en est, car c'est une version romancée de l'histoire de son père Rodolfo "Rufo" Saenz Valiente, argentin, réalisateur de films d'animations décédé en 2006.
Dès les premières pages, on apprend que Neno, le personnage de la BD est en fin de vie et que ses jours sont comptés. Un infirmier arrive pour lui faciliter la vie, ne pas le laisser seul aux portes de l'inéluctable. La relation entre l'animateur et l'infirmier sera au cœur de ce récit. On y apprend également quelques éléments sur l'animation, et on assiste donc à sa dernière réalisation professionnelle. C'est tendre, parfois un peu dur, émouvant, instructif. Mais surtout humain ! Le graphisme est particulier. Il pourrait éventuellement rebuter lors d'un feuilletage du livre, mais dès qu'on plonge dans l'histoire, on est happé et on y découvre aussi des pages pleines de détails etc … A noter un flip-book sur la dernière partie du livre, juste une merveilleuse idée dans cette narration.
Dans la postface, on en apprend un peu plus, notamment le fait que le père de l'auteur a publié un livre de référence sur l'animation.