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La chair est triste hélas

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"J'ai repensé à ces innombrables rapports auxquels je m'étais forcée par politesse, pour ne pas froisser les ego fragiles. À toutes les fois où mon plaisir était optionnel, où je n'avais pas joui. À tous ces coïts où j'avais eu mal avant, pendant, après. Aux préparatifs douloureux à coups d'épilateur, aux pénétrations à rallonge, aux positions inconfortables, aux cystites du lendemain. À tous ces sacrifices pour rester cotée à l'argus sur le grand marché de la baisabilité. À toute cette mascarade destinée à attirer le chaland ou à maintenir le désir après des années de vie commune. Cette servitude volontaire à laquelle se soumettent les femmes hétérosexuelles, pour si peu de plaisir en retour, sans doute par peur d'être abandonnées, une fois fripées comme ces vieilles filles qu'on regarde avec pitié. Un jour, j'ai arrêté le sexe avec les hommes. "


Autrice et documentariste spécialiste de l'intime et du rapport au corps, Ovidie retrace ici la trajectoire qui l'a conduite à quatre années de grève du sexe.


Dirigée par Vanessa Springora, la collection " Fauteuse de trouble " articule intimité et émancipation, érotisme et féminisme, corps et révolte, sexuel et textuel.

160 pages, Paperback

Published March 16, 2023

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About the author

Ovidie

33 books99 followers

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91 (4%)
1 star
22 (1%)
Displaying 1 - 30 of 270 reviews
Profile Image for Leo.
26 reviews9 followers
August 9, 2025
La première partie est implacable et très efficace. Ovidie semble très lucide sur le caractère systémique de la domination masculine et sur son expression à travers le sexe. Mais tout à coup, vers le milieu du livre, arrive la pénible phrase entendue un million de fois : "Mais je ne déteste pas les hommes." À quoi bon dénoncer leur immense violence pendant plus de 50 pages pour en conclure que ça ne suffit pas pour les détester ? L'autrice ne voit-elle pas la contradiction ?

En filigrane, ce qu'on comprend, c'est qu'elle n'est pas prête à renoncer à ce qui la fait femme dans un tel système, c'est-à-dire son rapport aux hommes cis. Elle arrête le sexe avec eux, certes, mais elle veut conserver ses relations amicales en nous disant "not all men" (alors même qu'elle rapporte des conversations complètement lunaires avec son meilleur ami.) On sent qu'elle veut à tout prix préserver un lien avec eux. Elle parle donc très peu de ses relations avec les femmes, si ce n'est pour nous donner les arguments lesbophobes habituels. "Coucher avec des femmes, OK, mais on va quand même pas devenir lesbiennes." (Oui, je paraphrase, mais ça veut dire ça.) Donc dans sa vision des choses, arrêter le sexe avec les hommes cis veut dire arrêter le sexe en général, comme s'il n'y avait d'autres horizons que ces personnes, comme si "ne pas réussir à tomber amoureuse des femmes" était une fatalité. Quelle tristesse. Vouloir rester hétéra, c'est aussi vouloir rester femme, et on aurait bien besoin de Wittig, dans ce livre.

Sortir de l'hétérosexualité, c'est un travail, une déconstruction, une remise en question du système et de sa place à soi, de sa responsabilité en son sein, et même de son identité. C'est une perte de confort, une perte de privilèges, et il ne suffit pas de coucher avec quelques femmes ou de ne plus coucher avec les hommes cis pour que ça se fasse comme par magie. Faire une grève du sexe en gardant les mêmes paradigmes, c'est un début, mais ça ne changera pas tout, et Ovidie s'en rend bien compte, sauf qu'elle ne l'exprime jamais vraiment en ces termes.

Vers la fin du livre, elle dit qu'à l'avenir, elle couchera peut-être avec d'autres femmes et des hommes trans, comme si sa sexualité n'était pas de son fait, comme si c'était une destinée qui pourrait se manifester ou pas et qu'elle n'avait pas de prise dessus. Il n'y a pas de mal à exprimer ses doutes et ses difficultés, j'en conviens, mais je dirais que le plus intéressant se cache encore et toujours dans ce qui reste une zone de flou dans ce livre, dans ce qui n'est pas discuté, et dans ce que les autrices hétérosexuelles évitent comme la peste : la remise en question radicale de leur rapport aux hommes dans leur vie et dans leur vision du monde.
Profile Image for Deschardons.
141 reviews54 followers
Read
April 26, 2023
Très mitigée …
Plein de propos que je trouve très problématiques, des généralisations abusives sur les femmes et leurs sexualités, des choses carrément gênantes sur le rapport aux hommes plus jeunes ou à la responsabilité des comportements des meufs quand elles se font violer … des propos dignes de vieux reacs sur les sexualités que les gens choisissent et globalement : un manque de profondeur et d’analyse politique. La fin est beaucoup mieux, plus touchante, plus personnelle, et donc plus vraie, quand le début se veut un manifeste très général conçu à partir d’une contemplation plutôt nombriliste.
J’attendais franchement plus de matière même si je comprends la démarche très personnelle.
Profile Image for Marie Albert.
Author 2 books79 followers
March 22, 2023
Déjà, ce titre 🔥

J'ai adoré ce nouvel essai d'Ovidie (bien qu'elle ne le définisse pas comme un essai) au sujet de sa grève de l'hétérosexualité.

Ça fait quatre ans qu'elle ne baise plus avec des mecs cis hétéros, sauf exception. Elle refuse le sexe médiocre et la domination masculine.

Forcément, ce livre m'a parlée. Il est très bien écrit. Je l'ai lu en quelques heures car il ne fait que 150 pages. Je le conseille à tout le monde, c'est un bijou.

Je vais interviewer Ovidie dans mon podcast Sologamie (dédié aux célibataires qui n'ont besoin de personne) pour en parler davantage 💜
Profile Image for CharlesJoli.
580 reviews57 followers
October 18, 2023
Des choses que j'ai aimées, trouvées pertinentes, dans lesquelles je me suis reconnue. D'autres que j'ai trouvé un peu généralisées, un peu survolées. Il faut lire ce texte pour ce qu'il est : un témoignage, un point d'étape dans la vie sexuelle de l'autrice, un regard personnel ; et ne pas s'y attendre à y trouver une réflexion militante, un essai poussé ou un propos révolutionnaire. Mais il n'a pas besoin d'être cela pour être déjà utile et important.
Profile Image for Eponyme.
95 reviews5 followers
May 8, 2024
Les allosexuelles, are you fucking ok ?

Lire ce texte en tant qu’asexuelle (pas entièrement abstinente, mais vivant des relations dont le sexe est rare et n’a rien d’un pré requis), c’est une souffrance. C’est donc si difficile, si sacrificiel, si digne d’être salué comme une victoire sur soi digne de l’éveil bouddhiste, d’arrêter de baiser avec des tocards ?

Plus sérieusement : Ovidie nous prévient de la nature de ce texte. Ni un manifeste, ni un essai, ni un projet de société, c’est « un exutoire, un texte cathartique en écriture automatique ».
Ok, bien. Donc littéralement, on a édité un bouquin, qu’on a vendu, que j’ai payé, pour que l’autrice se serve de moi lectrice comme d’un déversoir émotionnel. (On pourrait débattre de l’honnêteté intellectuelle de ça, mais je considère que la colère a sa place dans le discours féministe, et qu’un tel livre est tout à fait légitime à être publié, acheté, lu)
Dans ce cas, je vais lui « répondre » de la même manière qu’elle s’est « adressée » à moi. Ma critique de son livre sera à l’image de celui-ci : personnelle, située uniquement de mon point de vue, émotive davantage que réflexive, et ne proposant aucune analyse systémique.

Je comprends, partage et salue sa colère, sa férocité, sa misandrie.
Je regrette son amertume et son fatalisme.

Je n’aime pas cette formule toute faite de « mieux vaut être seule que mal accompagnée » (ici reprise en « mieux vaut être abstinente que mal baisée ») parce que c’est un argument fallacieux, celui du faux dilemme.
On peut aussi être bien accompagnée, et bien baisée.

J’ai de la douleur à lire ce témoignage, parce je m’y reconnais tellement. Cette hétérosexualité médiocre, subie à travers des amants égoïstes, capricieux, centrés sur leur bite et dépourvus d’empathie, je l’ai vécue, et longtemps. Longtemps j’ai cru haïr le sexe, et haïr les mecs et le couple… et j’ai fini par réaliser que ce que je détestais ce n’était pas le sexe avec des hommes, c’était la culture hétéro et ses pratiques/injonctions hégémoniques (à la fois dans le couple et dans le cul).
Ça me gêne ce discours qui voudrait qu’être hétéra constitue une malédiction qui te force à baiser avec des gros nazes.
Darling, tu peux avoir du sexe avec des hommes sans porter de talons, sans te raser, sans te maquiller, sans te rabaisser pour flatter leur égo et sans t’imposer des fellations.
Les relations hétérosexuelles saines, jouissives, équitables, et politisées sont rares, mais elles existent. Mais ça demande de creuser pour dénicher des mecs qui ont envie autant que toi de déconstruire les assignations de genre au plumard.

Ceci dit, ce notallmen, elle le fait, et c’est honnête de sa part :
(…) il existe des hommes bien. Je l’espère. Il en existe, certes, mais la vie n’en a pas mis sur mon chemin, ou si peu.


C’est marrant, parce que je suis son inverse : Ovidie est une allosexuelle aromantique, je suis une alloromantique asexuelle. J’aurais donc pu moi aussi écrire un livre coup de gueule, dans lequel j’explique comment j’ai décidé de faire la grève de l’amour pour accommoder mon non-désir de sexe, mais je réalise que j’ai eu la chance de trouver des gens avec qui j’ai pu instaurer une relation amoureuse dépourvue de sexe. Je suis triste qu’Ovidie n’ait pas eu la joie de son équivalent, qui aurait été de trouver des amants jouissifs répondant à ses désirs, tout en faisant l’économie de la relation amoureuse dont elle n’a pas besoin.
J’ai trouvé joyeux et émouvant les passages où elle parle de sa sologamie, mais j’aimerais aussi qu’elle puisse baiser des hommes bien (les fameux notallmen), puisqu’elle aime baiser avec autrui et avec des hommes.

Là où je trouve Ovidie brillante, en revanche, c’est avec quelle intelligence elle articule sa « grève du sexe » avec son célibat choisi, son aromantisme et son indépendance affective : elle n’a pas besoin des hommes, pourquoi alors s’infligerait-elle de coucher avec ? Et elle a bien raison. On excuse trop de sexe médiocre par l’amour qu’on porte à ce gentil nullos qui lèche systématiquement à côté.
Mais j’aurais aimé qu’elle déconstruise la sexualité avec autant de finesse qu’elle déconstruit le couple; je trouve dommage qu’elle n’envisage l’épanouissement sexuel qu’à travers un renoncement au cul en binôme et l’autosexualité, plutôt que de chercher à penser une hétérosexualité différente.

Là où la réflexion est brillante également, c’est sur son analyse d’à quel point une femme qui se retire du marché sexuel avant sa « date de péremption » réalise une forme de rébellion qui fait d’elle une anomalie sociale.
Ça, en tant qu’ace, je le confirme. La valeur des femmes tient dans leur disponibilité sexuelle, se rendre indisponible pose problème à beaucoup d’hommes, ce qui, pour ma part, a purement et simplement mené à des viols : ces hommes ont estimé que leur frustration face à mon refus était insupportable, et m’ont dénié le droit au consentement, y compris dans le cadre du couple.
Cet état de fait, il est politiquement nécessaire de l’adresser. Mais est-ce que notre salut sexuel ne saurait exister que dans l’abstinence ? Bof.

Ce livre aurait pu être le témoignage impertinent et joyeux d’une pansexuelle qui nous raconte comment elle a décidé de boycotter les hommes pour se consacrer au sexe avec toutes les autres personnes, dans la paix de l’âme et la bonne humeur, ou mieux encore, comment elle est devenue si sélective que seuls les meilleurs des meilleurs gonzes ont désormais le privilège de baiser avec elle.

Au lieu de ça, on a une pan qui nous fait l’aveu amer qu’elle ne trouve son compte sexuellement que dans les hommes et la monogamie, et qu’elle vit sa grève du sexe comme une ascèse, dont elle sortira fatalement le jour où le manque se fera trop fort, résignée à retourner baiser avec des incompétents comme s’il s’agissait d’une malédiction et d’une fatalité.
Profile Image for Moka Aumilieudeslivres.
530 reviews34 followers
June 7, 2023
"Parce que je sais que la douleur du chagrin d'amour est si violente qu'elle peut nous plonger dans une détresse émotionnelle capable de nous couper toute envie de vivre, je préfère m'en méfier comme de la peste. "
Profile Image for Charlotte.
155 reviews7 followers
April 21, 2023
Si je pouvais mettre mille étoiles !!!! Incroyable Ovidie !
Profile Image for Maude Genter.
179 reviews34 followers
February 1, 2024
Quel enfer, libérez les femmes hétéro
Et laissez le sexe lesbien en dehors de tout ça
Mention spéciale pour le not all men
Profile Image for anne larouche.
372 reviews1,588 followers
February 11, 2024
3.5 Lecture très rapide. Overall, je le prends comme le partage d’une expérience personnelle, d’un parcours féministe individuel. Oui, plusieurs remarques sont plutôt des « évidences » : comme je l’ai lu en voyage, loin de ma bibliothèque d’essais, ça faisait du bien de revenir effleurer certains concepts, certaines idées. À la fois on comprend mieux lorsqu’on s’y connaît un peu, à la fois on peut trouver qu’on ne creuse pas tant que ça dans le sujet. C’est à ce moment qu’il faut prendre le livre pour ce qu’il est : une plaquette d’à peine cent pages, un coup mi-female rage mi démarche en cours. En gros un partage d’où ovidie est rendue? Je crois qu’après ces évidences il y a aussi certains points qui sont venus me titiller, dans le sens inverse du poil. Après, c’est aussi là que j’ai fait le lien avec Libres! Manifeste pour se libérer des diktats sexuels, que j’avais lu en diagonale (mais avec attention tout de même) en librairie avant de le reposer. J’avais trouvé que c’était dans une certaine bonne direction, avec une certaine pensée logique, mais qui s’arrêtait trop rapidement et se confortait dans un espèce de statut quo tout juste sur la norme « woke » d’aujourd’hui, notamment questions de genre, monogamie, etc. Question de génération, peut-être? Selon moi, beaucoup plus de mentalité hétéro, que La chair est triste hélas confirme avec son not all men. Selon moi quelqu’un pourrait plus sortir de l’hétérosexualité et avoir du sexe « hétéro » (pas dans le sens des schémas et actes, mais dans le sens des parties impliquées) si sa mentalité est affranchie du système vs. Ovidie qui conserve le système dans sa tête mais arrête « en pratique ». Ne suffit pas de citer wittig pour se sortir de ce bourbier🫨 enfin. J’ai plutôt aimé quand même dans le sens où j’aime toujours m’intéresser à tous les points de vues, c’est un sujet qui m’intéresse. Toutefois ce livre n’est absolument pas la bonbe choc qu’on m’avait promise
Profile Image for l’ivresse rhapsodie..
163 reviews6 followers
January 2, 2025
C’est rare que je n’apprécie pas un livre féministe, surtout quand il se veut radical ! Après avoir rappelé que les hommes violent, battent, tuent, humilient, écrasent les femmes… elle conclut qu’elle ne les hait pas. Non, il y aurait même de « bons » hommes ! Elle précise simplement qu’elle n’aime pas coucher avec eux. Très bien, madame, mais pourquoi ne pas simplement dire que vous êtes homosexuelle ? Car, à ce stade, votre discours ressemble davantage à une mauvaise farce qu’à une analyse sérieuse. Et puis, elle assène : « Je veux qu’on me foute la paix avec ça, qu’on arrête de me faire croire que le viol est un traumatisme dont on ne se remet pas, que ce serait une « mise à mort psychique » ou je ne sais quelle connerie. » Une déclaration qui banalise la souffrance de nombreuses victimes, pour qui le viol est bel et bien une destruction psychique. En définitive, ce livre est en partie grotesque. Ni manifeste, ni essai philosophique, ni analyse sociologique. C’est un simple pamphlet, écrit par une femme qui prétend parler au nom de toutes, nous niant ainsi notre ipséité, comme les hommes l’ont si souvent fait. Elle multiplie les déclarations transphobes, puisqu’elle considère les hommes trans, comme différents des « hommes »??? prend à la légère des sujets graves comme le viol, et semble davantage se complaire dans une critique confuse et stérile que dans une réflexion constructive, puisqu’elle passe à côté du cœur de la réflexion féministe :/
Profile Image for Tiphaine.
99 reviews43 followers
March 22, 2023
« non, je n’avais rien demandé, ou si peu. peut être qu’au fond je ne savais pas vraiment quoi exiger. […] non, je ne sais pas ce que je veux parce qu'on ne m'a jamais appris à me concentrer sur mon désir. »

une lecture frappante
Profile Image for Laurelas.
653 reviews234 followers
March 11, 2024
Dans ce témoignage assez intime, Ovidie explique pourquoi (et explore les raisons qui l'ont poussée à..) elle a arrêté (presque) d'avoir des relations sexuelles avec des hommes.

On peut lui en vouloir de parfois se contredire (avec ce fameux not all men qu'elle lâche à mi-bouquin) mais difficile (à mon sens) de juger une œuvre qui me semble avant tout un témoignage/point d'étape dans la vie de l'autrice. On sent la colère, les déceptions, et je me suis reconnue dans certains de ses récits, alors forcément, je partage la colère.

J'ai aimé ce ton intime, ce questionnement qu'elle partage (sur le sexe, l'amour, les relations) et si j'ai apprécié cette sorte de candeur et mise à nu, c'est particulièrement parce que ce n'était pas un essai, je n'y ai donc pas projeté les mêmes attentes que lorsque je lis un véritable essai féministe.

À lire, particulièrement quand on est un homme cis-hétéro : vous gagnerez à comprendre la colère qui nous anime et en voici une facette.
Profile Image for Margaux.
651 reviews30 followers
May 27, 2023
Vif, piquant et sans concession, difficile de ne pas trouver ici l’argumentaire d’Ovidie implacable.
Profile Image for Lux.
221 reviews38 followers
June 15, 2023
Cette lecture m'a pris 42 minutes, et durant la première moitié je me suis pris une sacrée claque. Voir une femme parler de son expérience personnelle avec les hommes, et expliquer pourquoi elle fait la "grève du sexe" avec eux, sans prendre de gants : ça fait plaisir. Ovidie ne mâche pas ses mots, tout en sachant qu'elle va probablement se prendre un torrent d'insultes suite à cette publication.

Elle parle des rapports sexuels médiocres, de tout ce que les femmes s'infligent "pour se préparer", des cystites du lendemain, des hommes de gauche qui se croient meilleurs au lit mais font exactement que la même chose que les autres, mais aussi des viols que nous subissons...

Malheureusement, j'ai pris une douche froide dans la seconde partie de son témoignage. Elle brosse un peu plus dans le sens du poil : "non, je ne déteste pas les hommes", comme s'ils avaient besoin d'être rassurés, et nous de nous excuser de ne plus vouloir relationner avec eux. Bien sûr, c'est un discours personnel, mais malgré tout il rejaillit sur toutes les féministes.

Elle indique avoir couché avec des femmes mais "avoir du mal à tomber amoureuse d'elles"... un cliché qui fait souffrir beaucoup de femmes bies et lesbiennes. Sommes-nous seulement bonnes à coucher avec vous, mais pas à avoir une vraie relation ?

Ovidie est honnête, elle indique en fin d'ouvrage qu'elle n'est pas à l'abri de rompre son pacte ou de retomber dans les bras d'hommes car elle a encore de l'espoir et un "fond de romantisme". Je salue sa démarche initiale, qui pourra montrer à beaucoup de personnes que oui, nous pouvons nous passer des hommes. Mais je regrette cette tiédeur dans la seconde moitié de l'ouvrage, après une partie virulente comme j'aime.
Profile Image for Cecile.
31 reviews
June 7, 2023
Un coup de gueule !
Après la lecture des premières pages ce qui me surprend c’est la colère d’Ovidie, sa sincérité, sa mise à nu et les généralités qu’elle fait sur les hommes. Elle nous interpelle volontairement, nous choque pour appuyer la portée politique de son livre.

Invitation à la réflexion
Mais son livre n’est pas que colère, au fur à mesure que l’on progresse dans la lecture elle nous invite à une véritable réflexion autour de nos relations intimes/sexuelles hétéro-normées ; elle questionne aussi les échange économico-affectif.
On s’interroge autour de notre quotidien, de nos comportements, ce que l’on souhaite réellement.

Et l’amour dans tout ça ?
Malgré toute la colère et le ton un peu sinistre, j’y vois tout de même un message d’amour, surtout pour soi : « Et je voudrais qu’on m’aime moi, pour ce que je suis et non pour ce que je représente. Qu’on m’aime et qu’on me laisse libre ( …) ».

Un livre à mettre dans toutes les mains de femmes comme d’hommes.
Profile Image for Klem.
60 reviews9 followers
May 14, 2023
Une nouvelle démonstration de ce que hétérosexualité = patriarcat, que l’intime et le personnel sont toujours politiques et qu’Ovidie écrit de façon si directe et précise.
Je pense qu’il faut que chaque femme qui le lit et s’y retrouve, au moins un peu, le fasse lire à un homme de son entourage.
Profile Image for Sole.
Author 28 books221 followers
Read
November 28, 2025
Recién al final del libro logra abrir un par de puertas sobre sus dificultades para relacionarse cuando se atreve a decir lo que quiere y lo que la lastimó profundamente. Encuentro peligroso jugar al heterofatalismo cuando se puede deducir que los problemas son más que nada internos. Me angustia un poco que el marco teórico feminista se use para esconder problemas personales pero a su vez me parece más que válido el acto de expresarse así.
Profile Image for Mcmonip.
69 reviews
March 1, 2025
Un libro que aparece como un alivio. Llevo años hablando de sexo de la manera más amplia posible con mujeres de mi alrededor y, nada congrega el sentimiento que tengo como estás páginas.

Ovidie me ha parecido una analista súper lúcida, que aunque en algunos momentos pueda parecer que usa un lenguaje radical, creo que tiene toda la razón.
Profile Image for 13encolère.
30 reviews
July 24, 2024
Transphobe, libéral, lesbophobe. Les lesbiennes et autres personnes saphiques ne sont pas là pour satisfaire les désirs et la curiosité des meufs hétéro-cis. Tout comme les mecs trans sont pas un échappatoire aux mecs cis. Quand on affirme ne plus vouloir coucher avec des hommes, mais que des fois c'est dur de résister alors on peut coucher avec des hommes trans ça vaaaaa. C'est de la transphobie puisque ça revient a dire que les hommes trans ne sont pas des hommes. Sur le féminisme libéral je ne vais pas détailler ça serait long, et franchement la flemme de faire l'éducation des femmes qui veulent pas écouter
Profile Image for Lola Terrier.
128 reviews2 followers
May 9, 2024
Putain c'était tellement ce que je ressens Pouah...
En fait à la fois je suis super heureuse d'avoir lu un truc avec lequel je relate si bien mais d'un autre côté je pense que je vais encore plis cogiter sur moi-même et ça va être un enfer. Mais lisez ça par contre.
Profile Image for Julie.
64 reviews1 follower
April 17, 2023
Merci Ovidie 😌
Quel bonheur de lire autant de radicalité et autant de justesse
Profile Image for Vincentimes.
206 reviews
July 7, 2025
« Sans le vouloir, j’ai peut-être fait de mon corps le mausolée de mon frère. » c’est sûrement la phrase qui m’a le plus claqué et je ne m’attendais pas à voir un passage sur le sujet dans ce livre (mais toutes les réflexions que ça apporte sont bienvenues)

Une lecture enrichissante qui questionne, conforte parfois et tend vers des formes d’amour simples et rassurantes
Profile Image for Hanna.
26 reviews
September 10, 2024
3,5 étoiles pour cet essai de 150 pages qui, lu en 24h, n’est en fait qu’un miroir sur mes pensées rapport au sexe et aux relations avec les hommes. Rien de nouveau donc, mais c’est toujours chouette de se rendre compte qu’on est pas seule à penser ça.
Profile Image for Antoine Verot.
3 reviews
November 3, 2025
Un livre à lire en prenant beaucoup de recul, surtout pour un homme qui n'a jamais entendu cette vision de la vie, de la sexualité et de l'homme.
Le fil rouge du livre est difficile à comprendre au départ mais une fois lancé on comprend mieux là où veut en venir l'autrice.
Je comprends la vision que l'autrice a de la sexualité par rapport à l'homme et je la partage en majeure partie, bienque certains points ne me semble pas exactes.
Si le livre a pour objectif de choquer et de remettre en question, alors l'objectif est atteint !
Profile Image for louise ୨୧.
105 reviews5 followers
March 26, 2025
très intéressant, même si c’est encore trop héréro/cis centré pour moi (et une fétichisation des hommes trans, tout en ne mentionnant jamais les femmes trans et en décrivant les "réalités" des femmes d’un pdv uniquement cis). accordons le lesbianisme à toutes les femmes ☝️
Profile Image for Alban.
20 reviews
May 26, 2025
"de l amour libre au consumérisme des corps, il n'y a qu'un pas"

Dans ce livre Ovidie raconte son choix d'arrêter les relations sexuelles, remettant en question toutes les relations femme - homme. Livre très intéressant qui survolent un peu certain concepts, mais ce texte n'a pas pour vocation d'être à portée philosophique.
Displaying 1 - 30 of 270 reviews

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