Ils sont six. Jeunes, rebelles et insouciants. Idéalistes et sans concession, ils traversent leur adolescence avec des rêves trop grands pour eux. Dans trois mois, ils passent le bac. Mais aujourd’hui, Kurt Cobain est mort… Et tout va basculer. Comment se construire quand tout autour vacille et que les repères explosent ? Comment jouir de ces derniers instants avant l’âge adulte alors que la société leur réserve un avenir dont ils ne veulent pas ? Ils sont les ultimes représentants de la génération X, et vivent là les premières heures d’un monde en plein bouleversement. Nous sommes en 1994. D’ici peu, rien ne sera plus pareil. Dans cette chronique de fragments de vie, Joseph d’Anvers nous offre l’instantané fulgurant d’une époque en mutation.
Chanteur, boxeur, réalisateur, chef opérateur, Joseph d’Anvers est un artiste aux multiples vies. Un garçon ordinaire est son troisième roman.
c'était sympa à lire, je l'ai d'ailleurs fini d'une traite ce matin mais je ne pense pas en garder grand chose. peut être que je suis déjà un peu trop vieux pour être nostalgique du lycée. petit pincement au coeur a la toute fin quand le PP se décide a aller voir ses résultats de bac accrochés a la vitre du lycée.
Un bonbon nostalgique sur la fin de la terminale: retour doux amer sur la période du bac à la fin des annees 80 avec la peur de grandir et nos références de jeunesse. Sympa mais pas le bouquin de l’été prédit par notre ami BeigBeder….
Malheureusement, j’ai été déçue de ma lecture. Je m’attendais à plus… de grunge. Bon, ce sont des jeunes de 17 ans, mais quand même. J’ai trouvé le principe de Show don’t tell, en français « ne le dis pas, démontre-le » est lacunaire ici. L’auteur ne démontre pas suffisamment que la société française est en plein bouleversement. Tout comme un élément qui touche le narrateur qui déclare être profondément troublé, mais D’Anvers ne nous démontre pas de quelle façon ça l’atteint, à part le mentionner une ou deux fois. Bien que les personnages soient fort sympathiques, tout semble demeurer en superficie.
En 1994, j’avais 22 ans. Je tripais grunge. Je n’étais pas (ne suis toujours pas, remarquez) en France à l’époque. Par contre, mon conjoint au début des années 90 était guitariste et des spectacles dans les bars et autres salles, j’en ai fait pas mal le tour. Pourtant, le roman ne m’a pas passionné. On peut apprécier une lecture sans que le sujet nous rejoigne. Sinon, ce serait triste. Cependant, dans ce cas-ci, bien que le thème des appréhensions face à la vie d’adulte soit universel, je suis restée un peu sur ma faim. C’était bien, mais sans plus. J’aurais aimé une histoire qui me prenne aux tripes. Mais, peut-être que les différences d’âges et de culture ont inhibé mon plaisir ?
En revanche, le bouquin se lit rapidement, en une poignée d’heures. Et si vous étiez un. e Français. e au lycée durant la première moitié des années 90, le troisième roman de Joseph D’Anvers devrait vous plaire.
« Un garçon ordinaire » de Joseph d'Anvers (Français, né en 1976) – Avril 2023 – Payot et Rivages « Les Ultimes représentants de la génération X » sont sous le choc ! C'est un Mardi ordinaire, sauf que ce Mardi, Kurt Cobain est mort. C'était leur idole, ils sont perdus, déboussolés, faut-il suivre son exemple ?!... Une plongée dans l'univers adolescent et ses idoles en 1994… Le rythme est très bancal. Un petit regain de rythme après la moitié, avec plus de dialogues. « Je cerne leurs faiblesses, leurs limites, et ça m'atteint. Ce doit être cela qu'on appelle grandir » Un roman qui commence assez mal mais qui s'améliore. Néanmoins je ne peux pas lui pardonner complétement sa lenteur initiale. Un style qui me rappela BB Easton (sans doute le côté amours adolescents). Au final la mort de Kurt Cobain aura rapproché le narrateur et son Alice. « Je m'appelle Victor, j'ai dix-sept ans, et je suis un garçon ordinaire. »
Le titre tient ses promesses en annonçant que le héros est tout à fait ordinaire. Rien de dérangeant sur le principe de suivre un héros qui est absolument quelconque et qui connaît la même adolescence que bon nombre d'entre nous, qu'on ait eu 17 ans dans les années 90 ou non. Le roman s'ouvre sur la mort de Kurt Cobain et place sans attendre les personnages sous le signe du grunge. Ou presque. A part cette référence, rien de plus classique et ordinaire dans le style. L'écriture est privée de toute poésie et de charme. Et comme on connaît cette histoire parce qu'on l'a vécue (l'année du bac, les ambitions de chacun, les premières amours,...) quel est l'intérêt pour un lecteur de la revivre sous une plume fade et très scolaire ?
Je l'ai lu une première fois à 16 ans et je vais, je pense le relire avant mon baccalauréat. Des adolescents plus insouciants et moins martyres du monde, avec une touche de lointain espoir qui perdurera
Je ne dois pas assez être la cible…de rares passages intéressants dans un tas de niaiseries brumeuses, de généralités et de citations de références millennials