À l’intérieur d’une petite boîte, trois avortons, trois disparues fantasmées, surnommées crevettes, vivotent. Non-mère de cette non-vie, la narratrice choisit le vide du ventre afin d’échapper au destin tragique de celles qui l’ont précédée. Car au bal des absentes, la mort rôde inlassablement. Recueil de deuil, de colère et de compassion, Adieu les crevettes est une reprise de pouvoir sur les rouages filiaux qui enchaînent, une ode à l’amour maternel et à la liberté de choix.
J’ai assisté à une nuit de la lecture et Charlotte en faisait partie! Elle a lit son recueil au complet et j’en ai été hypnotisée! Tellement d’émotions m’ont parcourus que je ne serais quoi en dire! Wow! Je vais lire ses autres ouvrages c’est certain!🩵
Adieu les crevettes est un recueil de poésie dans lequel Charlotte Francoeur aborde la perte de bébés non nés (les crevettes du titre) ainsi que les épreuves physiques et psychologiques liées au processus médical ainsi qu’à l’après, que cette interruption ait été voulue ou non.
Ainsi le deuil côtoie la tristesse et les idées noires à quelques moments du recueil. En même temps, d’autres vers parlent de la mère, de l’âge de la femme et du corps qui vieillit, qui dépérit, allant ainsi à l’autre bout du spectre de la maternité. Des parallèles intéressants apparaissent donc entre le fait d’aller à l’hôpital pour donner la vie (ou l’arrêter), mais aussi pour aller terminer cette vie lorsqu’elle est longue et qu’on devient malade.
La beauté de ce recueil de Charlotte Francoeur réside dans les tournures de phrases et dans sa façon d’aborder des thèmes lourds d’une façon qui finit par être lumineuse, et où on termine en paix avec le processus de la narratrice vis-à-vis de ses choix et de ses deuils. Un très joli recueil de poésie publié par la codirectrice du Noroît.