Un essai assez synthétique (112 pages de textes) sur l'écoféminisme qui divise ses sections en thématique/question large plutôt que de faire un historique du mouvement chronologique, par pays ou par mouvement.
Chaque méthode de division d'un essai a évidemment ses points forts et faibles, mais dans les forces de cette division, c'est d'entrer en détails dans de larges questions qui portent sur l'écoféminisme et tenter d'y apporter une (des) réponse(s) complexes et détaillées et de ne pas juste survoler telle ou telle théoricienne et de passer rapidement à la suivante.
Le chapitre I se consacre à la diversité des mouvements écoféministes, le II porte sur les dominations croisées (entre celle de la nature et des femmes) et comme c'est argumenté par différentes écoféministes. Le III porte sur les accusations d'essentialisme ou de conservatisme qui sont adressées à l'écoféminisme (et le chapitre y répond très intelligemment). Le chapitre IV porte sur le care et la justice sociale et finalement le V traite de la question du pouvoir, de la démocratie et des actions (violents ou pacifiques) qui se mettent en place pour naviguer dans nos sociétés et proposer un modèle/une réponse écoféministe aux violences.
On passe aussi quand même assez de temps à tracer et montrer les liens entre les divers écoféministes ce qui est toujours un plus et permet de montrer qu'il y a des réseaux, des discussions et des réflexions qui circulent bien à l'international et que ce n'est pas une histoire individuelle.
Une bonne introduction à l'écoféminisme donc!