Un amour naît dans le ventre d’une église ou meurt au bout de toutes les nuits. Une petite fille essaie d’apprivoiser un chien immense pendant que ses voisins veillent au grain. Un homme aime une femme par le truchement d’un cheval ; un animateur de radio est confronté au silence ; des insulaires se débattent entre l’ennui et la rage ; une écrivaine se souvient de ses premiers mots.
Dans la langue incisive et poétique qui a fait sa marque, Marie Hélène Poitras interroge la manière dont humains et animaux se donnent et se reprennent les uns aux autres, et les compromis nécessaires à la vie ensemble. Un recueil au souffle profond qui rôde à l’intersection des blessures, du désir, de l’égoïsme et de la sollicitude, le lieu exact et difficile où prend forme l’acte d’empathie.
Ce recueil de nouvelles est particulier. Le départ et la fin correspondent à deux univers selon moi. On part avec des nouvelles fictives et on finit par des texts personnels qui mettent en scène l’autrice où elle nous écrit et nous parle personnellement.
Les nouvelles équestres m’ont déstabilisée. On voit que l’autrice est une passionnée d’équitation et qu’elle connaît très bien son sujet. Ça sentait le vécu. Ce qui m’a troublée ce sont les références sexuelles en lien avec l’équitation. J’étais pas prête pour ça. 🙈
J’ai apprécié le retour de certains personnages et sujets entre les nouvelles.
Je trouve que la fin était rendue trop ouvertement personnelle.
Un recueil de nouvelles où l'on reconnaît bien les thèmes souvent abordés par l'autrice (du moins, c'est le cas avec les deux livres que j'ai lus auparavant). La plupart des histoires ont été un pur délice pour l'âme et l'esprit. L'humanité est mise en avant-plan et plus souvent dans son imperfection. Celles qui contenaient un peu plus de vulgarité m'ont moins plu. J'ai aimé comment, même très brièvement, les personnages apparaissaient parfois dans les histoires des autres. Et j'ai été touchée par la dernière nouvelle qui se fait très personnelle pour l'auteure.
Le style de ce livre me dérange un peu comme celui de Heather O'Neill, la même langue précieuse qui ne me parle pas, des figures de style travaillées mais qui sonnent faux. C'est sûrement une question de sensibilité.
J’avais hâte de me plonger dans ce livre que je voyais passer dans beaucoup de mains. Il est archi rare que je ne finis pas un livre mais ça a été le cas avec lui. Je ne suis probablement pas une adepte des nouvelles. Les courtes histoires n’arrivaient presque jamais à me garder attentive. Je reconnais un certain talent d’écriture dans des passages, mais je n’ai pas été captivée par ce style.
Il est rare que je me laisse attirer par un recueil de nouvelles, mais celui de Marie Hélène Poitras m’a tout de suite plu. Sur la quatrième de couverture, elle évoque le ventre d’une église, une petite fille et son énorme chien, la rage des insulaires et les premiers mots d’une écrivaine; tout pour éveiller ma curiosité. Et le recueil ne déçoit pas les attentes, au contraire! L’autrice tisse à travers ses histoires une toile qui les relie toutes. Le vécu de ses personnages se répond par échos. On retrouve Poulichon de Muze comme on retrouve un vieux compagnon, on aime et pleure Ti-Loup avec l'amoureuse du loft et, quand l’aube se pointe, on s’ennuie de la voix de Bernie qui berçait nos nuits en songe. Sous cette plume ample et maitrisée, les univers de chaque histoire se dressent comme des quartiers. On y déambule, humant les parfums des ruelles et le foin des écuries, ébahi par la force d’évocation de l’autrice qui parvient à transformer quelques phrases bien filées en de véritables espaces habitables.
Ce livre m’a fait réaliser que les recueils, c’est pas pour moi.
J’avais à peine le temps de m’attacher aux personnages des différentes histoires que ça passait à la prochaine. J’imagine cependant que ça fait une belle référence à la thématique du deuil.
J’ai adoré les petits « easter-eggs » dans les histoires qui faisaient référence aux histoires d’avant.
Mais somme toute, ce livre m’a demandé beaucoup d’énergie, et un livre énergivore n’est pas un livre agréable pour moi.
Malheureusement je n’ai pas du tout accrochée. La couverture donne l’impression que la lecture sera mélancolique et pourtant les thèmes de solitude et d’empathie sont abordés de manière trop vague. Les histoires, qui sont plutôt de courtes anecdotes, sont racontées de manière tellement personnelle, tellement banale qu’il est difficile de comprendre le message, le sens de ces récits.
✩₊˚.⋆☾𓃦☽⋆⁺₊✧ J’ai quand même aimé le deuxième chapitre qui suit l’aventure d’une enfant négligée et de son chien j’y voyais du potentiel. L’autrice raconte bien les histoires, j’ai quand même lue 45 pages alors que le sujet ne m’intéressais pas du tout ce qui veut dire qu’il y avait de la fluidité dans les mots et une certaine profondeur restée inexplorée.
Personnellement, je n’aurais pas attribué à ce livre un prix d’une telle ampleur. Il est bon, les nouvelles ont une bonne longueur et sont complètes. Cependant, tout au long de ma lecture, j’ai senti qu’il manquait quelque chose.
Certaines nouvelles sont magnifiques, d’autres possiblement un peu déroutantes. Je croyais que le thème demeurerait plutôt sur le lien animaux-humains, la place de la relation de l’autrice à l’équitation me semblait peut-être trop prédominante pour mes attentes.
Pendant que je lisais, le livre se révélait à moi par couches successives, surprenantes et variées. Tel un oignon qu’on était en train de peler, le recueil nous réserve aussi des moments poignants, où les larmes sont près de sourdre. Le bal est ouvert par deux nouvelles sur la jeunesse : l’une suivant les pas deux jeunes amants, l’autre talonnant une Fifi Brindacier montréalaise qui promène un chien énorme, lequel finit par s’évader. Dans cette deuxième nouvelle, l’action se situe à Rosemont, et on y flaire les odeurs, les ambiances et les textures caractéristiques de la ville. Des textures d’été qui tire à sa fin : mélancolique, suave et piqué d’un début d’inquiétude. Découvrez la suite sur Crayon Montréal : https://crayon-yp.blogspot.com/2025/0....
Ce fut une lecture rapide mais excellente, une belle découverte. Plus tu avance dans le livre plus ça feel comme si tu as une discussion avec l'auteure sur comment elle construit ses personnage et son univers. J'ai adoré !
Des nouvelles admirablement bien écrites, souvent de dix pages et moins, mais qui stagnent parfois. Le rythme, faute d'un meilleur mot, fait défaut. Ces nouvelles en sont d'abord d'atmosphères.