Yumi Hotta (堀田 由美 Hotta Yumi, most often written as ほった ゆみ) is a Japanese mangaka, best known as the author of the best-selling manga and anime series Hikaru no Go, about the game of go that is widely credited for the recent boom of the game in Japan. The idea behind Hikaru no Go began when Yumi Hotta played a pick-up game of go with her father-in-law. She thought that it might be fun to create a manga based on this traditional board game, and began the work under the title of Nine Stars (九つの星 Kokonotsu no Hoshi), named for the nine "star points" on a go board. She later worked with Takeshi Obata (the illustrator) and Yukari Umezawa (5-Dan, the supervisor) in the creation of Hikaru no Go. She won the 2000 Shogakukan Manga Award and the 2003 Tezuka Osamu Cultural Prize for Hikaru no Go.
Avec une nouvelle couverture qui annonce le tournant mature que prend le titre ici, l’auteur envoie du lourd et ça ne se dément pas à la lecture !
Fini de jouer dans la cour des enfants, place à la cour des grands. Le capitaine de l’équipe de Kaio fait bien comprendre à Hikaru que s’il veut un jour avoir l’espoir de rattraper Akira il doit tout donner et cela passe par devenir inseï avant de pouvoir passer pro, titre que vient d’acquérir Akira sans passer par la première case. La série est à un de ses tournants.
Jusqu’à présent cela avait bien sûr était passionnant à chaque tome, mais il faut avouer que ce ne sont pas forcément les parties entre enfants qui nous faisaient vibrer. Après avoir assisté à la prise de conscience d’Hikaru pour sa passion, c’est désormais sa prise de conscience pour continuer à monter les échelons qui nous occupe. Et j’en suis ravie ! Car qui dit nouvel échelon, dit nouvel adversaire et à ce stade ils ne peuvent qu’être de plus en plus fort, ce qui va être un régal à suivre. En plus, nous entrons dans les arcanes de l’institution du Go. On continue à en apprendre plus sur sa manière d’y jouer et de l’apprendre. On met les pieds aux côtés d’Hikaru dans l’institution même avec les cours d’inseï puis les matchs pro avec Akira. Ça s’annonce passionnant.
Et il était tant qu’on ait cela car j’avoue que même s’ils sont mignons et sympathiques, les auteurs n’ont pas développé comme il se doit la partie « collégienne » de la vie d’Hikaru et on s’y ennuie un peu derrière la bonne humour de sa fine équipe qui grandit, grandit, et l’admire de plus en plus, spectatrice qu’elle est de ses progrès fulgurants. C’est cependant bien face à des adultes que c’est encore plus marqué et c’est ce que j’apprécie. Ainsi, j’aime d’avance la double dynamique qu’on va avoir : Hikaru chez les inseï, avec la rencontre de Waya, joueur très bien classé qui a tenté mais échoué à passer pro ; et Akira chez les pro, avec déjà ici son premier matchs d’intronisation qui était passionnant. Les mangakas orchestrent à merveille leur double rivalité à distance sans qu’aucun ne voit l’autre en direct, mais avec chacun gardant l’autre en tête.
Maintenant faisons une petite pause du côté des dessins. Ceux-ci ont vraiment gagné en maturité depuis quelques chapitres, perdant peu à peu leur rondeur de l’enfance tout comme les héros qui gagnent en maturité. Ils s’approchent de plus en plus de ceux de Sho-U Tajima, l’auteur ô combien fascinant de MPD Psycho, qui a commencé à paraître deux ans auparavant, et Obata semble même y prendre sa dimension dérangeante, tant le pro qui aide Hikaru à devenir inseï a des allures de psychopathe >< J’adore ce trait fin et plus anguleux qui fait encore plus ressentir la force et la vivacité des coups mais aussi la psychologie et les réflexion derrière le jeu. C’est bien plus affûté ainsi.
Nouvelle étape dans la série et dans la carrière d’Hikaru, ce tome nous entraîne vers la voie professionnelle et fait prendre une nouvelle ampleur à cette saga déjà très riche. L’enfance s’en va peu à peu pour rejoindre le sérieux auquel voue chaque passion. Je suis d’avance impatiente d’assister aux avancées d’Hikaru et Akira dans leur niveau respectif. Que cette rivalité est sainement et puissamment mise en scène !