Saskia, la trentaine, vit aux Philippines. Elle a depuis toujours un rapport particulier au corps. Le sien d'abord, ses pieds nus qui, gamine, l'éblouissent par leur beauté. Celui des autres surtout, des corps à brutaliser, aimer, conquérir, soumettre, révérer... De retour en France à la suite d'une rupture, Saskia se lance dans l'un de ses grands projets : devenir dominatrice professionnelle. Cette activité la plonge dans le tourbillon des fantasmes masculins aussi inattendus qu'étranges. Au fil de " séances " mémorables ou pitoyables, elle doute, exulte, s'interroge, s'indigne parfois, et se confronte à ses propres limites dans une société dont les lois rendent le travail du sexe si difficile.
Au-delà du BDSM, ce roman largement autobiographique montre que l'inacceptable, le tordu ou le pervers ne résident pas toujours où on le pense. L'écriture à la fois tendre, drôle et crue dessine les contours d'un travail hors-norme. Notre curiosité se meut peu à peu en un profond attachement envers cette Maîtresse-Femme qui fait le mal, si bien.
J’ai décidé d’abandonner La loi du talon à mi-parcours. J’essaie de m’y remettre depuis un moment, mais je repousse sans cesse cette lecture, et j’ai fini par accepter que ce n’était tout simplement pas le bon moment pour moi.
J’avais apprécié le début du livre, ainsi que le caractère trempé et la détermination de l’autrice, dont la voix est forte et assumée. Mais je n’ai pas réussi à m’y replonger avec l’attention qu’elle mérite. Peut-être une question de timing plus que de contenu. Je ne l’exclus pas de reprendre un jour, dans un autre état d’esprit.
Sautez les 150 premières pages sans aucun scrupule (d'ailleurs, vous verrez, vous pouvez prendre en cours de route sans que cela gêne). cela devient ensuite intéressant, un peu amusant.