S'oublier au coin de la rue, c'est la parole des grosses filles mal-aimées, des survivantes en colère, des romantiques déchues. C'est la recherche d'un début de réponse pour guérir des relations toxiques et déconstruire l'image déformée de l'amour que reçoivent les personnes assignées filles. Dans ce livre, on parcourt, dans une poésie brute et viscérale qui ne fait pas de quartier, les rapports sous influence, les dépendances multiformes, les violences sexuelles et les peines d'amours. Écrit pendant la vague de dénonciations de l’été 2020, S’oublier au coin de la rue se présente comme un manifeste sur le care et une dissection de la solitude humaine, qui passe d’un petit appartement, témoin de chaque secret, aux rues minées de souvenirs de Québec.
J’te présente le dernier recueil de poésie qui s’est fait une place dans mon coeur, S’oublier au coin de la rue de Laurianne Charbonneau.
Un recueil qui nous permet de vivre et saisir facilement l’émotion que l’autrice met sur papier.
Comme elle aborde plusieurs thèmes, il est facile de s’identifier à ses mots.
Du beau, du cru, du vrai.
J’avais envie de corner pleins, pleins de pages mais maudine, c’est un livre de bibliothèque. Mais me semble que ça ferait un bel achat pour mon 12 août ce recueil. 💙
Le commentaire de Lynda : Je suis très loin d’être une experte en ce qui concerne la poésie. J’ai toujours eu un peu de difficulté à accrocher et comprendre tout le sens des mots. Mais voilà, il y a des exceptions, et S’oublier au coin de la rue, en est une. On donne la parole à des femmes qui ne se fondent pas toujours dans ce que la société nous montre. Les grosses filles qui se sentent mal-aimées, les femmes en colère, les femmes qui recherchent le prince charmant sans jamais le trouver, ces femmes pour qui le romantisme n’est pas pour elles. Huit poèmes, huit histoires que l’on peut dire qui viennent nous chercher, parce que chacune de ses histoires, c’est un peu de nous, de moi ou de personnes que je connais. Chacun de ses poèmes vibre de ce cri qui veut dénoncer les dépendances, la violence et les larmes des peines d’amour. Je vous recommande de prendre le temps de lire ce petit recueil, en fait chacun des mots a été écrit pour nous, par une plume qui nous fait voir un autre côté de l’amour et des belles choses.
J'ai beau chercher une façon d'aborder cet avis de lecture à composer, je reviens toujours au mot percutant.
Et quand je pense aux thèmes explorés, il y a amours malheureux et artistes toxiques qui me viennent en tête tout de suite.
C'est une poésie qui dit ce que ça a à dire sans détour et donc, très accessible à tous.tes.
Partager des extraits plus incisifs seraient sans doute plus convainquant, plus "vendeur", mais comme je ne connais pas vos histoires personnelles, je ne voudrais pas blesser quelqu'un par inadvertance.
"Je fais comme au magasin je te touche avec les yeux."
"Peur de devoir guérir ces amphibiens qui nagent dans nos poumons."
Je ne suis clairement pas la meilleure pour apprécier la poésie mais la plume de Lauriane Charbonneau a clairement remué quelque chose en moi. À toutes les quelques pages, j’ai noté un passage. C’est venu me chercher et cogner à l’intérieur. ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ C’était beau.
3,5 ⭐ j'ai bien aimé, lecture agréable en poésie qui permet de se poser et réfléchir à ce qui est abordé, puisque les thèmes peuvent être plus lourds ou tristes 💜
La poésie de Lauriane Charbonneau gagne toujours à être entendue. Au détour des textes, j'ai aimé être surprise par des images simples et percutantes faites de quotidien passé dans le tordeur.
Ce manifeste féministe ouvre les portes à une introspection de la femme à la suite des dénonciations d’inconduites sexuelles. On y lit les mots de l’autrice qui tente de guérir sa pensée eu égard à ses relations toxiques du passé. C’est à travers des mots lourds et mélancoliques que l’autrice souhaite déconstruire l’image parfaite de l’amour. Les éditions Hashtag ajoutent une œuvre touchante et mouvante qui montre très bien la mémoire des êtres et des objets et la capacité de retenir des secrets, passant des murs d’un appartement aux rues d’un quartier.