Le mot "mascarets" désigne un remous ou une grande vague qui va à contre-courant. Il intitule également le dernier des huit récits du présent recueil et le recueil en sa totalité. Dans ces nouvelles l'amour, le désir, le rêve et la mort sont comme les sommets d'un espace imaginaire où l'invention érotique s'allie à l'invention fantastique, où le mystère est soutenu par le réalisme et où le principe d'incertitude est souverain. Les lieux de la narration sont Paris, Venise, la Normandie, le sud de l'Espagne ou de l'Italie. Et partout, à la façon du mascaret, "l'amour sort du futur avec un bruit de torrent et se jette dans le passé pour le laver de toutes les souillures de l'existence".
André Pieyre de Mandiargues was a French writer born in Paris. He became an associate of the Surrealists and married the Italian painter Bona Tibertelli de Pisis (a niece of the Italian metaphysical painter Count Filippo De Pisis). He was a particularly close friend of the painter Leonor Fini.
His novel La Marge (1967) won the Prix Goncourt and was made into a film of the same name by Walerian Borowczyk in 1976. It is his collection of pornographic items that is featured in Borowczyk's Une collection particuliere. He also wrote an introduction to Pauline Reage's Story of O.
His book Feu de braise (1959) was published in 1971 in an English translation by April FitzLyon called Blaze of Embers (Calder and Boyars, 1971).
Ceci est la première critique de ce livre sur Goodreads
Il s’agit d’un recueil de récits que l’on pourrait tous qualifier de « contes immoraux », pour emprunter le titre du film de Walerian Borowczyk, dans lequel est adapté le premier de ces récits – La Marée.
Les amateurs de Georges Bataille et de Gabrielle Wittkop (qui fut passionnée par cet auteur et influencée par lui) seraient ravis de découvrir Mandiargues, dont l’existence dans les lettres françaises semble aujourd’hui presque entièrement oubliée ou ignorée – comme celle de Wittkop, d’ailleurs – peu importe qu’il ait remporté le Goncourt pour le roman La Marge en 1967.
Le style de ces huit récits surprend par son élégance classique, presque atemporelle, et l’on est chaque fois étonné en lisant la date de chacun : 1959, 1968, 1969, 1970, et ainsi de suite. Un récit psychédélique est dédié à Henri Michaux, un autre à Joan Miró – et c’est ce dernier et encore un qui rapproche le plus Mandiargues de Gabrielle Wittkop, car c’est là que le sensuel rencontre le macabre. L’érotisme de cet auteur, cependant, n’est pas aussi transgressif que celui de la dernière écrivaine ou de Bataille.
Très conseillé à ceux qui aiment les belles lettres et le beau sexe, ensemble et à la fois.