L'une des plus grandes sagas de science fantasy au format Intégrale ! CSur la planète Pern vivent de grands lézards qui ressemblent aux dragons des légendes, et des dauphins très intelligents avec lesquels les humains vivent en harmonie. Mais après des décennies de vie paisible, les Pernais doivent affronter une incroyable menace venue de l'espace : les Fils. Ces filaments tombent du ciel et détruisent tout sur leur passage. Et ce, tous les 250 ans, tel un cycle infernal. Les hommes apprennent alors à chevaucher les dragons pour détruire les Fils.
Au sommaire :
L'Aube des Dragons Les Dauphins de Pern L'Œil du Dragon
Anne Inez McCaffrey was an American writer known for the Dragonriders of Pern science fiction series. She was the first woman to win a Hugo Award for fiction (Best Novella, Weyr Search, 1968) and the first to win a Nebula Award (Best Novella, Dragonrider, 1969). Her 1978 novel The White Dragon became one of the first science-fiction books to appear on the New York Times Best Seller list. In 2005 the Science Fiction and Fantasy Writers of America named McCaffrey its 22nd Grand Master, an annual award to living writers of fantasy and science fiction. She was inducted by the Science Fiction Hall of Fame on 17 June 2006. She also received the Robert A. Heinlein Award for her work in 2007.
Quand j’ai commencé à m’intéresser à la littérature de l’imaginaire, jeune adolescente, il y avait énormément de longues séries depuis devenues des classiques qui me faisaient de l’oeil, mais je ne pouvais pas tout acheter ni lire, en plus tous les tomes n’étaient pas disponibles. La Ballade de Pern et ses dragons ont longtemps fait partie de mes regrets, je suis donc ravie de voir Pocket rééditer celle-ci cette année !
Anne McCaffrey est l’une des autrices classiques de l’imaginaire qui a un peu disparu du panorama de nos librairies et je le regrette car elle proposait une SF peuplée de dragons et de valeurs féministes pour l’époque. Elle a créé un imaginaire fort qui est encore très présent chez les auteurs qui l’ont suivie, la preuve, cette Ballade de Pern, c’est Avatar avec des dragons et des dauphins !
Pour cette réédition, Pocket propose 5 semi-poches regroupant 15 des romans de la saga (ceux écrit par l’autrice toute seule, car ensuite elle continua avec ses enfants), dans une approche à peu près chronologique de l’univers et non des parutions, ce qui crée un peu la polémique chez les fans de l’autrice. Certains proposent de suivre la chronologie de la parution de l’autrice, d’autres la chronologie de la saga comme le fait à peu près l’éditeur et d’autres encore réagençant les différents cycles la composant différemment pour ménager des effets de surprise. Et même en leur sein, ils ne sont encore pas d’accord et proposent d’autres ordres. Face à toutes ces propositions parfois contraires, j’ai décidé de faire confiance à l’éditeur et pour l’instant ça se présente bien, à part un roman au milieu que j’aurais plutôt mis à la fin de cette intégrale. On en reparlera quand j’aurai tout lu mais j’en ai pour quelques mois, je crois, vu l’ampleur de la tâche. En attendant, ces intégrales bien épaisses sont fort agréables en main, ont des couvertures qui claquent et donnent envie, et proposent de réunir à chaque fois les tomes autour de grands cycles : ici celui des Origines.
En amatrice d’histoires de dragons, La Ballade de Pern fut de tout temps une grande tentation et je suis ravie d’y avoir cédé ici. Anne McCaffrey nous embarque dans un univers plein de surprises et d’émerveillement qu’elle a bâti comme un planet opera des plus sensibles et addictifs. Dans un univers encore plus vaste que la seule planète Pern où des colons ont trouvé refuge, elle imagine une humanité qui voyage dans les étoiles, sont au contact d’une autre civilisation, et ont appris à faire évoluer eux-mêmes d’autres espèces pour les adapter à leurs besoins. Voilà qu’une branche d’entre eux atterrit sur Pern, une planète pas exactement faite pour eux, puisqu’en plus d’y trouver des espèces étranges, il y « pleut » tous les 20 ans à peu près d’étranges « fils » qui dévastent tout sur leur passage. Nos colons vont devoir s’adapter.
Écrit de manière totalement addictive, ce récit nous embarque dans les mécanismes de la colonisation d’une planète et de la cohabitation avec des espèces et phénomènes naturels déjà bien présents qu’on ne peut faire disparaître. L’autrice choisit une solution pacifique en quelque sorte pour lutter en apprenant à ses colons à connaître leur environnement et en s’adaptant à lui avec l’aide d’éléments préexistants. J’ai beaucoup aimé cette douce utilisation de la science avec la découverte des « dragonets » et leur évolution, transformation par l’homme en « dragons », puis sa lente disparition au fil des générations en se rendant compte de son obsolescence. J’ai beaucoup aimé l’alliance qui va naître entre les dragons et les colons, comme quelques années plus tard entre les dauphins et eux. L’autrice imagine une belle symbiose entre ces espèces et développe des histoires pleines de sel où ils ont leur mot à dire !
Bien que d’un roman à l’autre, on passe d’une génération à l’autre de personnages, c’est toujours le lien qui se crée entre la nature, les animaux et les colons qui est plaisant à suivre. J’ai beaucoup aimé les duos de « chevaliers-dragons » qui naissent dans le premier tome où on suit les premiers temps de ces métamorphoses forcées par l’homme qui débouchent sur des relations amicales fascinantes avec leur future monture et arme de guerre pensante. J’ai aimé retrouver cela de manière plus détaillée dans le 3e roman qui se passe un peu plus de 200 ans plus tard, ce qui a laissé le temps à toute une organisation de se développer autour de ce concept. J’ai aussi trouvé très intéressant, mais cela m’a moins passionnée, la relation naissante entre les générations suivantes de colons et les dauphins qu’ils ont emmenés et oubliés, et qui ont appris à communiquer avec eux dans leur langue avec quelques petites modifications. A chaque fois, l’animal sait montrer son utilité envers l’homme (détruire les fils pour les Dragons, guérir pour les Dauphins), le poussant à les accepter comme des égaux et non une race inférieure.
On sent en plus dans la plume de McCaffrey un je ne sais quoi de féministe et écologiste avant l’heure. L’autrice n’hésite pas à glisser à plusieurs reprise des remarques frondeuses sur la limitation des rôles genrés par la société que les colons reproduisent jusque dans leurs manipulations génétiques et les places qu’ils attribuent à leurs créations féminines et aux femmes dans leurs rangs. Alors ce n’est pas ouvertement mis en avant mais ça fait partie du récit. De la même façon, il n’y a pas une terraformation de la planète Pern par les humains mais plutôt une adaptation de ceux-ci à leur environnement, cherchant à trouver l’habitat parfait pour cette vie plus rude là-bas, cherchant à combattre de manière « naturelle » les menaces qui pèsent sur eux avec les fils, et rejetant en marge du récit tout ce qui est technologique, tout ce qui vient de leur ancienne vie dans l’espace. C’est ainsi une SF plus douce et c’est ce qui me fait dire que c’est une sorte d’Avatar avant l’heure avec des dragons et des dauphins.
Le défaut cependant de ce type d’intégrale, c’est qu’à vouloir lire les romans à la suite comme moi, sans pause, on sent des différences de niveaux entre eux, notamment quand ils n’ont pas du tout été écrits dans la même décennie. L’autre défaut étant que ce rythme de lecture pousse à vouloir trouver et ressentir des liens entre les histoires, ce qui n’est pas forcément le cas, car ce n’était pas l’intention première de l’autrice. Elle voulait créer un univers et nous présenter des instantanés de celui-ci à différents moments de son existence et non créer une fresque comme Herbert et son Dune, elle était plus une Asimov aux premiers temps de Fondation qui faisait de sacrés bonds dans le temps et l’espace. Il faut donc accepter cela et se laisser porter pour aller creuser chaque petit point mis en avant dans les différentes histoires.
Alors je remercie Pocket de me permettre enfin de découvrir cet univers fondateur de l’imaginaire et de retrouver cette autrice aux idées douces mais engagée, à la fibre écolo et féministe, développant de belles relations entre humains et animaux de cette si étrange et rude planète qu’ils viennent coloniser. Sorte d’Avatar avant l’heure mais sans la dimension militaire, c’est le genre de SF planet opera dans laquelle je me sens terriblement bien grâce à la plume douce et immersive de l’autrice.
Est-il encore nécessaire d’expliquer ce qu’est La Ballade de Pern, d’Anne McCaffrey ? Pour ceux qui ne connaîtraient pas, il s’agit d’une saga de science fantasy, càd à mi-chemin entre la science-fiction et la fantasy, qui date de la fin des années soixante et qui raconte à diverses époques la colonisation par les hommes d’une nouvelle planète appelée Pern. J’ai eu l’occasion, il y a longtemps, de lire plusieurs tomes de la saga, mais de manière éparse et totalement dans le désordre. Pocket venant d’éditer de nouvelles intégrales, je me suis dit que c’était l’occasion de tout recommencer.
Si les couvertures des différents volumes sont vraiment très chouettes, l’éditeur n’a malheureusement pas jugé utile de publier l’histoire dans l’ordre chronologique. À titre d’exemple, la première intégrale est constituée de trois des tomes de la saga, le deuxième se déroulant 2500 ans après le premier, alors que le troisième revient 250 ans après le premier. Ajoutez à cela l’absence de la moindre carte, et je sors le carton rouge, parce que ma foi, j’aurais aussi bien pu me contenter des anciennes intégrales de 2010, que j’aurais trouvées d’occasion bien moins cher (ce que je n’exclue pas de faire pour la suite).
Bref, revenons plutôt au contenu, puisque c’est ce qui nous intéresse vraiment. L’aube des dragons nous expose l’installation des colons sur Pern. Ils sont environ 6000 à avoir fui les guerres et la pollution de la Terre pour revenir à une vie plus harmonieuse, en accord avec leur nouvel environnement et loin des technologies qui ont présidé à la dégradation de leur planète d’origine. Tout irait bien dans le meilleur des mondes, à quelques dissensions près, si des Fils destructeurs ne se mettaient pas soudain à tomber du ciel ! Malgré un nombre de personnages important qui fait qu’on a un peu de mal à s’attacher à eux, j’ai beaucoup apprécié ce premier tome. L’installation, la découverte de la faune locale, la lutte contre les Fils, les dragons… Tout cela était fascinant et je l’ai dévoré !
Les dauphins de Pern se déroule, comme je le disais plus haut, 2500 ans après l’Atterrissage. Les Fils sont toujours là - bien que plus pour longtemps -, les dragons aussi. Pourtant la situation des colons a bien changé. Nombre de choses des Anciens se sont perdues avec le temps. Entre autres choses, leur relation à ces mammifères marins génétiquement modifiés, arrivés avec eux sur Pern. On suit Readis, le fils d’un Seigneur, dans sa redécouverte de l’espèce. Pour ceux qui lisent cette saga pour les dragons, ils seront sans doute un peu déçus car ils sont très effacés dans ce tome. Il n’est pourtant pas inintéressant et on s’attache vite à ce garçon qui lutte pour son droit à exercer un métier qui lui tient à cœur, celui de dolphineur. C’est un joli récit, qui interroge aussi sur le devenir des dragons et de leurs chevaliers, avec la disparition annoncée de ce pour quoi ils ont été créés.
Dans L’œil du dragon enfin, retour en arrière jusqu’au deuxième passage des Fils, un peu plus de 250 ans après l’Atterrissage. Retour aux dragons et à leurs chevaliers. On en apprend davantage sur le mode de vie dans les Weyrs, l’organisation des Forts et des Ateliers. L’intrigue s’intéresse aux abus d’un Seigneur, qui se comporte en despote envers ses vassaux, et à la manière dont la société pernaise va pouvoir ou non intervenir à l’approche de nouvelles chutes. Encore une fois, ce n’est pas inintéressant, mais il m’a manqué un peu d’intensité dans ce tome, peut-être un personnage particulier auquel m’attacher ou une intrigue plus ciblée que celle à laquelle on assiste. C’est sans doute le volume que j’ai le moins apprécié des trois, même si je l’ai lu sans déplaisir.
Finalement, je suis heureuse de m’être lancée dans cette redécouverte de la saga, et j’ai bien l’intention de poursuivre sur ma lancée. Pas tout de suite, bien sûr, car j’ai besoin de changer souvent de registre et d’univers pour apprécier, mais l’intégrale 2 viendra sans doute dans deux ou trois mois. Elle est déjà dans ma PAL à attendre bien sagement son tour. En tout cas, je recommande cette lecture de grand cœur, c’est un classique de la science-fantasy et il serait dommage de passer à côté.
J’ai trouvé que le livre était bien écrit et le monde bien expliqué. J’ai beaucoup apprécié le côté scientifique, étudiant moi-même les SVT.
Le fait de changer de période et de personnages à chaque histoire ne m’a pas dérangé, cependant j’ai trouvé que la chronologie pouvait être quelques fois confuse, notamment la 2e histoire qui au début est dite se dérouler 102 ans après la première, mais qui finalement se passe au moins 2000 après.
Sur un niveau plus personnel, j’ai eu un peu de mal à me souvenir de quel personnage est qui et de leurs rôle car il y en a beaucoup, et j’ai tendance à me perdre quand il y a beaucoup de personnages. Ça ne m’a pas tant gêné•e car j’ai vite choisi de me concentrer sur les personnages importants ou qui me marquaient.
Cet autre point est aussi personnel, mais j’ai préféré les 2e et 3e histoires à la première, une raison étant que dans cette dernière, les personnages pensent beaucoup à (faire)l’amour et à avoir des enfants, ce qui m’a quelque peu mis•e mal à l’aise. Mais c’est vraiment un point personnel. Globalement j’ai trouvé les personnages plus attachants dans les 2e et 3e histoires, bien que la première ait très bien mis en place le concept et la découverte.
À propos du livre en lui-même, j’ai bien aimé le format et la couverture est très sympathique. C’est simple, j’ai découvert l’existence de ce livre en voyant quelqu’un le lire dans le métro et la couverture m’a attiré l’œil.