«...avant même que le pèlerin n’eût fait un pas de plus en direction de l’enfant, bœufs, chevaux, charrue, or, mère, pilleur et coffres, se heurtant de plein fouet dans un fracas de tous les diables s’embrochèrent, s’encastrèrent, s’embourbèrent et glissèrent sur la grande route...», et Rodogune se retrouva orphelin. À la frontière du conte et du songe, Alice Bottarelli nous entraîne dans un haut Moyen-âge de légendes. Recueilli par saint Imier, avant que ce dernier ne soit saint, le petit Rodogune mène une vie paisible jusqu’au jour où la fière Ombeline le surprend évanoui dans les bois... Un récit composé avec brio dans un langage touffu, à l’image d’une horror vacui toute médiévale.
Chercheuse en littérature, animatrice d’ateliers d’écriture, Alice Bottarelli (née en 1991), publier premier roman 2022, Les Quatre Sœurs Berger, qui lui a valu le Prix Georges Nicole 2022. Après un mémoire de maîtrise consacré à Houellebecq, sous la direction de Jérôme Meizoz, et un second master en écriture littéraire à la Haute École des Arts de Berne, Alice Bottarelli entreprend une thèse de doctorat sur l’humour dans la littérature en suisse romande, dirigée par Daniel Maggetti et financée par une bourse Doc.CH du FNS. Depuis 2019, en parallèle à sa carrière académique, elle a organisé une série de conférences autour de Grisélidis Réal et animé plusieurs ateliers d’écriture. Elle est également membre du jury du Prix de l’Ailleurs et vient de signer une pièce de théâtre avec Colin Pahlisch dont la première aura eu lieu le 30 juin 2022. Depuis peu, elle a pris la décision de ne se consacrer plus qu’à la création littéraire.
Il y a la forme et il y a le fond. La forme est superbe, l’édition, la typo, la mise en page, l’écriture et le style sont soignés, presque précieux.
Pour ce qui est du fond… désolé, je n’y ai pas compris grand-chose. Ébahi par le style, gêné par une lecture trop rapide ou handicapé par un manque de culture littéraire, religieuse ou historique je n’ai pas réussi à comprendre où Alice Bottarelli avait souhaité m’emporter.
Une histoire moyenâgeuse un peu surréaliste au drôle style impressionnant où je n’ai (je l’avoue) pas dû (su) comprendre ou saisir tout ce qui était proposé.