Depuis des millions d’années, plusieurs espèces d’arbres ont réussi à traverser tous les changements climatiques qu’a subis la planète. Comme quoi les forêts naturelles peuvent survivre aux épisodes de chaleur intense et de sécheresse.
Mais ce n’est pas le cas des forêts aménagées. Leur gestion actuelle, conjuguée à des pratiques de reboisement inappropriées, vise uniquement à augmenter la récolte de bois. À l’heure du grand dérèglement climatique, il faut d’urgence repenser cette façon de faire. Il serait notamment justifié d’appliquer la fameuse taxe carbone à la sylviculture, sachant qu’un mètre cube de bois peut équivaloir à une tonne de dioxyde de carbone.
Provocatrice, cette proposition s’inscrit bien dans l’optique d’une foresterie viable. Pour cela, il faut privilégier la plantation d’arbres indigènes, et aider les écosystèmes à s’autogérer. Et dans ce défi écologique pour concevoir les forêts du futur, chaque arbre compte.
Excellent! On sait tous que la foresterie telle qu’elle est aujourd’hui est loin d’être idéale, mais les tenants et aboutissants de la situation ne m’étaient pas très clairs. Peter Wohlleben nous permet ici un tour d’horizon des plus enrichissants sur une question plutôt méconnue, ou incomprise.
Bien humblement, j’ai appris quelque chose à chaque page. Pour un essai de 257 pages, c’est assez significatif!