J'aurais vraiment aimer apprécier ce livre, mais ça n'a pas marché. Je ne dois pas être fait pour.
Le point fort de ce livre c'est qu'il nous mets en scène un moyen âge crédible et dur. On y a froid, il fait toujours froid et l'on ne s'y réchauffe que guère. Et le problème, c'est que la froideur, je l'ai ressenti aussi au niveau des sentiments. Pour moi, ce livre n'a dégagé aucune émotion, peut-être seulement un ou deux paragraphes.
Toute la première partie du livre a été pour moi très difficile à lire. Le style, très recherché, ne fonctionne pas avec moi. J'y trouve beaucoup de répétitions, des descriptions qui ne m'évoquent pas grand chose, sinon parfois les chants de Maldoror en moins bien. Les grandes tirades des personnages - qui par ailleurs vivent aux marges de la société - ne m'aident pas à rentrer dans l'ambiance, au contraire.
La deuxième partie, après qu'elles rencontrent leurs compagnons était un peu plus lisible. On se plonge dans cette grande folie qu'étaient les croisades, des pans d'histoire se lève et se laissent à comprendre. On se réchauffe un peu au feu de la cheminée de Tor. Mais cependant rien non plus d'exceptionnel. Le personnage de Chien est bien le plus attachant, mais il est souvent dans ce volume éclipsé par le personnage de Brehyr qui pour moi est légèrement incompréhensible : première incompréhension, pourquoi part elle en voyage avec Chien qui ne lui est pour ainsi dire d'aucun secours ?
Au fond, je pense que c'est tout le thème du livre auquel je n'accroche pas, tout ce long chemin de vengeance et de rage auquel je suis étranger. Peut-être suis-je comme ces bourgeois de la ville qui errent à leurs affaires sans même se rendre compte de la présence de Chien ?