2098. Aureliano est las du XXIe siècle, ses famines, ses guerres. Sa communauté s'entre-tue, isolée entre la jungle colombienne et l'océan. Seule porte de sortie : une aide extérieure à migrer et se séparer. Le vieillard lance des appels radio comme des bouteilles à la mer et érige un mausolée idéal fait des déchets déposés par les vagues. Mais une rumeur parcourt le monde : certains continuent à œuvrer pour la paix. Si Aureliano regarde vers le rivage, d'autres rêvent toujours en fixant les étoiles. À l'instar de Becky Chambers , Élisa Beiram ne cède pas notre avenir au cynisme ni au fatalisme dans cette anticipation climatique. La gravité de la situation n'exclut pas l'espoir.
Un petit coup de coeur ♥️ Véritable plaidoyer pour le vivant et le commun, j’ai adoré ce court roman d’Elisa Beiram, que je découvre avec cet ouvrage. Je lirais à coup sûr ses autres livres.
On y suit 3 personnages distincts en 2098, après que le changement climatique, les inégalités, et la lutte pour le contrôle des ressources aient fait chuter les nombres d’habitants de la Terre à 2 milliards.
C’est bien écrit, c’est beau, rempli de sous-textes qui prêtent à une réflexion profonde. J’ai tout simplement adoré. Les années (décennies ?) qui arrivent promettent d’être bien sombres pour l’humanité, mais Elisa Beiram garde espoir envers le futur un peu plus lointain. On ne le connaîtra peut être pas, mais l’humanité n’est pas perdue, et ça fait du bien de le lire.
Mention spéciale à la bibliographie choisie à la fin du roman, qui propose de nombreux ouvrages de référence afin de se nourrir de cette lutte pour le Vivant et la Paix.
2098, le monde a beaucoup souffert des guerres et du réchauffement climatique. Les états ont disparu pour laisser place à des Grands Territoires, mais la paix tarde toujours à se faire une place sur Terre. Nous suivons ici plusieurs personnages bien décidés à résoudre les conflits à différentes échelles pour que s’installe enfin la paix. ⠀ Parler de ce livre n’est pas forcément évident dans la mesure où je ne suis pas entièrement sûr de ce que j’en ai pensé. La lecture en elle-même a été agréable, les idées sont intéressantes et j’ai même noté quelques phrases qui m’ont vraiment interpellé, mais en même temps je ne suis pas entièrement convaincu par l’exécution. ⠀ D’abord, sachez que si le roman est catégorisé en SF positive, il ne s’agit pas non plus d’un roman feel good. Il m’a même fallu un peu de temps avant de vraiment ressentir l’aspect positif dans la mesure où l’histoire commence dans un monde en très mauvais état, plein de conflits plus ou moins idiots (je pense notamment à la deuxième partie du roman). Pendant une bonne partie du livre, j’ai d’ailleurs eu du mal à croire qu’on se dirigeait vers la promesse faite par le titre. ⠀ Finalement, l’aspect positif vient surtout de l’effort fourni par certains des personnages qui œuvrent véritablement dans le but d’installer la paix, mais je ne pense pas que j’aurais qualifié ce roman de SF positive par moi-même si la communication autour du livre n’allait pas dans ce sens. ⠀ Dans les points un peu négatifs, j’ai aussi trouvé que les trois points de vue manquaient un peu de liant. Ça s’arrange sur la fin mais au départ j’avais un peu l’impression de lire un fix-up plutôt qu’un roman, comme si chaque histoire était indépendante et qu’elles avaient été réunies de manière un peu artificielle. Ce n’est pas le cas visiblement mais ça m’a vraiment donné cette impression au début. ⠀ Finalement, ce qui m’a peut-être le plus gêné (et ça ne vient pas tellement du livre en lui-même mais plutôt de mon pessimisme que je m’obstine à qualifier de réalisme), c’est la notion de « premier jour de paix » qui semble presque être la finalité par moments. Alors évidemment, au stade où on en est, c’est déjà un bel objectif, mais j’ai du mal à croire que sous prétexte que la planète entière sera en paix pendant une journée, cela voudra forcément dire que cette paix est durable. J’imagine qu’il s’agit surtout d’un symbole mais c’est peut-être un peu trop abstrait pour moi. ⠀ Bon, je me suis pas mal focalisé sur les points qui m’ont un peu posé problème mais ça reste une lecture très sympa, et surtout qui fait énormément réfléchir. L’autrice avance des réflexions vraiment intéressantes, à travers des phrases plutôt impactantes, et nous laisse quand même avec une touche d’espoir pour l’avenir.
Me ha costado bastante conectar de primeras con este libro, en parte porque la comparación con la obra de Becky Chambers en la contraportada me había creado falsas expectativas.
Sí, esta novela propone un relato de anticipación eventualmente optimista, pero para nada hopepunk. El futuro que vemos aquí es demasiado cercano a nuestra época para haber llegado a una utopía post-crisis climática. En su lugar asistimos a las últimas y dolorosas etapas de la humanidad para intentar salir adelante tras dicha crisis. Eso significa que hay varios pasajes que resultan desoladores por lo creíble que se siente este futuro no tan lejano y que me han pillado con la guardia baja de primeras.
Hay un vuelco inesperado a los dos tercios del libro que creo que sacará a más de uno, pero que es curiosamente cuando he empezado a entrar de lleno. El problema entonces ha pasado a ser que creo que es una novela demasiado corta para acabar de aprovechar el potencial de lo que cuenta. Esta historia y este mundo daban para algo contado con más detenimiento. Creo que entonces me hubiera dejado más poso.
Aún así, el balance es positivo y es un gusto leer ciencia ficción de este tipo escrita directamente en francés. Las sensibilidades que muestra aquí Beiram me gustan y estaré pendiente de lo siguiente que escriba.
Le Premier Jour de paix est surprenant et pleins de belles surprises.
Trois grands chapitres chacun vu par trois personnages, au mentalité et poste complétement différent. Des personnages attachants, qui dépeignent cet univers, ce futur désastreux dans laquelle l'humanité s'est embourbé, mais avec une touche d'espoir.
Des beaux moments de lecture qui vont droit au coeur.
Un chapitre deux, intéressant surtout avec ces petites conversations entre deux personnages. Celà m'a fait penser à Rêveur Zéro avec cette volonté de raconter une histoire de différentes façon.
Bref, j'ai adoré lire ce livre et découvrir ces personnages et comme eux j'attend le Premier Jour de paix.
Au sein des pages du « Premier Jour de Paix » d'Elisa Beiram, se déroule un récit de science-fiction comme nul autre. Nous sommes transportés dans un monde où les vestiges de l'humanité ont été regroupés en vastes conglomérats appelés "Grands Territoires". Alors qu’il ne reste plus qu’une vaste plaisanterie de jungle, de savane, de villes mortes et d’océan sauvage, une lueur d'espoir surgit.
L'histoire suit trois émissaires, bâtons de paroles et négociateurs pour la paix universelle, alors qu'ils parcourent le globe vers le rivage, vers le monde, vers les étoiles, risquant leur vie pour empêcher les conflits de dégénérer. Leur message est simple mais puissant : la paix est réalisable entre tous les êtres humains.
L’autrice nous offre ici une analyse profonde de la nature humaine et de la possibilité de la paix : est-ce la faute des couteaux ou de ceux qui les brandissent ? Quid des mains qui avaient tués et de ces mots sales et maudits qui avaient tout déclenchés ? Elle remet en question les divisions et les conflits qui ont marqué l'histoire humaine et présente une vision audacieuse d'un avenir où la paix pourrait être la norme, une paix à portée de tir… ironique.
La structure unique du roman, divisée en trois parties distinctes, offre une perspective multidimensionnelle sur le monde et les personnages de l'histoire. Cela ajoute de la profondeur et de la complexité à un roman assez court, environ 180 pages, mais incroyablement dense et riche en idées. Le projet de l'autrice va bien au-delà de la simple narration, encourageant le lecteur à réfléchir sur notre propre monde et sur la possibilité d'un avenir meilleur : Qu'un million d'entre nous essaiment pour qu'un milliard de plus apprennent.
Ce roman est une résistance au pessimisme prédominant et une croyance en la capacité de l'humanité à changer dans un monde où les dérèglements climatiques ont défiguré la carte. Avec la paix comme condition et non comme destination, "Le Premier Jour de Paix" défie les conventions du genre et présente une vision audacieuse d'un monde plus proche de nous qu’il n’y parait.
A coup sûr, l’une des belles découvertes de cette rentrée littéraire.
Un court roman pour promouvoir la paix, quelle idée ! Il faudrait plutôt des traités, des bilans complets avec des statistiques et des phrases de conclusion qui suggèrent des pistes, soulèvent les problématiques à affronter... Sauf qu'Elisa Beiram n'est pas rapporteuse pour l'ONU, et que sa vision à elle pour que la Terre soit en paix, c'est ce magnifique roman (tant dans l'écriture qu'avec la couverture). En quelque sorte son « Manuel pour la paix, dédiés aux humaines et aux humains ». Un coup de coeur de cette rentrée littéraire ! L'autrice nous invite à suivre plusieurs personnages qui vont oeuvrer pour la paix, à une échelle différente comme le suggèrent les parties du livre : "Vers le rivage", "Vers le monde" et "Vers les étoiles". Chaque échelle de paix laisserait à suggérer des talents différents de la part des personnages, pourtant c'est toujours la même volonté qui les habite : l'envie de faire la paix. Et n'est-ce pas une envie qui devrait tous nous habiter, finalement ? Heureusement, roman d'anticipation oblige, il y a des rebondissements pour nous tiennent en haleine, nous poussent à continuer la lecture et ne pas éteindre la lumière de chevet tout de suite. Évidemment, la paix pour la paix, c'eut été trop facile ! Ainsi, au fil des chapitres de sa "fausse dystopie à volonté utopique", Elisa Beiram aborde plusieurs thématiques et chacun pourra se retrouver confronté(e) à un sujet qui l'interpellera. Et on se met à réfléchir à comment et où nous pouvons, à notre échelle, aussi contribuer à la paix. Surtout, le Premier Jour de Paix questionne la définition même de la paix. Après tout, la paix c'est aussi l'absence de conflit, on a pas forcément à s'entendre avec tout le monde.
Ce que les personnages nous font comprendre tout au long du récit, c'est que la paix n'est pas un mirage à l'horizon mais un processus qui peut être aussi instantané que long, selon la volonté de chacun. Peut-être que finalement, les humains ne sont pas si mauvais et que nous sommes capables de grandes choses si on commence à agir selon nos valeurs et nos convictions...
Après la déconvenue qu'a été Le Ministère du futur j'ai tout de même voulu finir l'année sur une anticipation climatique, plutôt utopique.
C'est mon libraire qui m'a orienté vers Le premier jour de paix et je l'en remercie car ce fut une bonne lecture, dans le sens où elle combla parfaitement la frustration laissée par la précédente. Ce fut une lecture rapide, bien écrite, plus subtile dans les thématiques abordées (pas complètement feel good mais pleine d'espérance, utopique mais pas naïve) et, surtout, j'ai eu le sentiment que l'autrice a fait confiance aux lecteurs pour combler les trous et laisser travailler notre imagination.
Bien que ce fut une lecture plaisante, je ne pense cependant pas qu'elle me restera longtemps en mémoire : j'aurais souhaité que certains pans de l'univers soient plus élaborés et passer plus de temps avec certains personnages. Certains choix de l'autrice concernant l'orientation de l'histoire n'ont aussi pas du tout résonné en moi comme, sans trop en dire, la partie concernant Xa~Ög ().
Pour commencer, parlons du style : TOUS LES PERSONNAGES parlent de la même façon, or il y a des registres très différents entre un mr paumé au milieu d’une jungle Colombienne et une sorte de diplomate au niveau mondial. A tel point, que dans les dialogues on a vraiment du mal à savoir qui dit quoi.
Par ailleurs le ton de l’écriture est le même que l’on pourrait trouver dans un rapport de stage.
Ensuite: l’histoire est très décousue, on suit plusieurs personnages qui se rencontrent de manière ponctuelle et un peu artificielle presque.
En fin, la prémisse frôle l’absurde: les extraterrestres sont capables de nettoyer la terre sous condition que la paix soit déclarée entre tous les hommes… mais quelle différence pour un extraterrestre entre un homme et un chèvre? Et pourtant les hommes continuent à élever des animaux pour les consommer…
Bref, je trouve peu des choses a sauver de ce livre excepté quelques idées très intéressantes à propos du futur qui attend la terre et la liste de références à la fin du livre.
La comparaison aux livres de Becky et l'insistance de mon libraire m'ont pas mal intrigué, mais j'avais peur. Dans la sf positive la ligne du niais dégoulinant est vite franchie et ce n'est pas trop mon truc. Ici ce n'est pas le cas. L'autrice maitrise parfaitement l'équilibre entre les horreurs de la nature humaine, et notre capacité à innover et nous dépasser ensemble.
Ce n'est pas un livre doux mais c'est un livre beau et plein d'espoir. J'ai beaucoup aimé la réflexion autour de la notion de conflit (de sa genèse à sa résolution) et autour de la paix. La construction avec son effet "dezoom" met bien en valeur la nécéssité d'un travail collectif vers le respect de notre espèce, des autres et plus largement de notre environnement.
En bref c'est un très bon livre que je vais relire et que vous devriez découvrir aussi !
La comparaison avec Becky Chambers peut sembler être hors sol au début mais il faut avoir lus ce livre pour avoir un semblant d'optimiste dans l'humanité qui permet de faire lien entre ces deux autrices. Je pensais lire un roman avec une histoire dur de SF avec le début qui explique la fin d'un village mais au fil des pages, on découvre deux personnages féminins qui lutte pour la paix dans une terre ravagé par le dérèglement climatique et les micro-conflits. Par contre, la dernière partie, c'est assez différent du reste.
Belle prémisse, et l’idée générale et la construction du roman sont intéressants. Mais malheureusement je j’ai jamais réussi à m’identifier à aucun personnage, on a pas l’impression de ressentir ce qu’ils vivent de l’intérieur. Les dialogues sont souvent même superficiels je trouve, avec des expressions souvent trop “franchouillardes” à mon goût. La trame dramatique ne décolle jamais vraiment. Pourtant c’est un genre que j’aime. Je sais pas trop. Désolé je m’attendais à mieux.
Plutôt 4,5 sur 5. J'ai trouvé ce livre très intelligent dans son propos et très beau dans sa forme. Son approche du conflit et son idée de base m'ont beaucoup plu. J'ai cependant trouvé la deuxième partie, avec le point de vue du médiateur extérieur, peut-être un peu clichée, d'où le demi-point en moins. Une très bonne surprise, donc.
Je ne me suis jamais senti vraiment impliqué dans le bouquin qui cela dit n’est pas dépourvu de qualités comme par exemple la très belle illustration de la posture d’accompagnement qui infuse tout l’ouvrage.