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En attendant Dogo

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Étienne, trentenaire parisien célibataire et solitaire, disparaît subitement. Ses parents et Simone, sa soeur, sont anéantis. Six mois plus tard, personne n'a la moindre piste. Lassée de se morfondre, Simone part à sa recherche. Mais par où commencer ? Peut-être par les textes, débuts de romans inachevés, entre pastiche et exercice de style, abandonnés par son frère. Ou peut-être par cette troupe de théâtre lyonnaise dont les membres se sont attribué les noms de Guignol, Madelon et Gnafron et remettent au goût du jour leurs aventures...

224 pages, Pocket Book

Published April 20, 2023

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Jean-Bernard Pouy

158 books19 followers
Jean-Bernard Pouy, né le 2 janvier 1946 à Paris, est un écrivain libertaire français de roman noir et un directeur de collections littéraires.

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Displaying 1 - 2 of 2 reviews
Profile Image for Yoy.
392 reviews
June 12, 2023
Dans ce court roman, Etienne, alias Dogo puisqu'il se fait toujours attendre, a disparu. Est-il mort ou est-il parti de son plein gré ou autre chose ? Après six mois de recherche, la police et même les parents baissent les bras. La soeur de Dogo, Simone, décide d'enquêter elle-même. Elle fait parfois appel à un détective privé, Dominique, que ses parents avaient aussi employé, car lui est l'un des seuls qui pense que Dogo est encore en vie, et en plus, qu'on pourrait le retrouver.

Ce que j'ai aimé
- Je n'ai pas aimé le livre, très ennyeux. Pourtant, il faut dire que, lorsque la résolution approche et que les éléments du puzzle se mettent ensemble, il y a quelques rebondissements surprenants dans un roman qui ne livre aucune surprise tout au long de la lecture et ces rebondissements sont de bonnes idées de l'auteur.
- Les émotions de Simone, au fur et à mesure que l'histoire se développe et qu'elle découvre plus, sont intéressants à suivre. Elle est émotive car elle passe à travers une sorte de deuil. En même temps, en investiguant sur son frère, elle a une vue plus claire sur son caractère, avec les conséquences
- L'enquête que doit mener une personne qui reste seule quand la police baisse les bras, mais qui veut connaitre la vérité, est réaliste. Il n'y a rien ou pratiquement rien à quoi elle peut s'accrocher, elle essaie, elle cherche une aiguille dans un botte de foin, elle baisse également les bras, on abuse d'elle, etc. Dans la réalité, il n'y a pas de scénarios comme dans les détectives, dans les thrillers, dans les cosy mysteries. C'est une enquête à tâtons et presque à l'aveugle, pleine d'émotions.

Ce que je n'ai pas aimé
- Le roman, même court, traine incroyablement en longueur. Il ne se passe pas grand-chose. On parle politique française et élections. On parle des guignols.
- Et puis, le frangin de Simone était écrivain, mais un mauvais écrivain. Pourtant nous sommes censés lire plein de textes de lui. Ils sont mauvais. J'en ai parcouru quelques-uns, ils ne sont pas nécessaires pour comprendre l'histoire. Pareil pour une poétesse qui fait de la mauvaise poésie, et nous devons lire ses poèmes. J'ai vite tourné ces pages ! Mais l'enquête ? Presque rien. Tous ces textes font trainer encore plus en longueur.
- Je n'aimais pas du tout le style de Simone. Son humour est brutal, agressif, violent. Certes, il fait rire parfois, ou sourire, mais c'est un rire vert et je n'aimais pas sa violence.
- Je me demande encore ce que les guignols faisaient dans ce livre.
- Même si la vision de Simone sur son frère évolue tout au long du livre, je suis déçue que le profil du frère n'ait pas été mieux expliqué.
- Le titre : quand on commence un livre avec un titre pareil, on se réjouit de lire des références à 'En attendant Godot' de Samuel Beckett. Mais rien. Oui, bien sûr, on peut parler de certaines choses qui arrivent . On peut trouver dans CHAQUE roman autant de références à Godot si on veut, car l'oeuvre de Beckett peut être interprétée de mille façons. D'appeler un livre ainsi en décevant les fans de Samuel Beckett de la manière, ce n'est pas signe d'un bon auteur. D'autant plus que, mauvaise surprise, le livre regorge de références à Raymond Roussel. Alors, si le titre avait été une référence à Raymond Roussel, je n'aurais JAMAIS lu le livre. J'aurais eu raison. Ce livre-ci est très ennuyeux.

Conclusion
Alors voilà, bon, c'est lisible, mais c'est très 'bof, bof', on s'ennuie, il n'y a pas assez de profondeur psychologique vers la fin. Il y a quelques bons éléments pourtant. Mais pour Samuel Beckett, il faudra relire son oeuvre, car ce n'est pas ici que vous pourrez vous réjouir et vous émerveiller de ce qu'un Beckett-fan aurait fait pour ses lecteurs. Rien du tout.

L'Italie... comment dire ? C'était comme en France, mais en plaisantant. La 'combinazione', cette façon d'accomoder la soupe du réel, permettait de ne pas trop remarquer ce qui ne marchait pas.


- Le cinéma, c'est mort. Définitivement, murmura Guignol.
- Mort mais pas enterré, ajouta Gnafron.
- Ils ont le pognon, eux...
- C'est ce qui les tuera. Le fric bousille tout.
- En attendant, c'est lui qui nous tue.

(Simone, après avoir lu le début d'une histoire de son frère que le lecteur peut lire aussi)
- C'est con, c'est très con, j'ai dit.
- T'aurais pas envie de connaître la suite ?
- Surtout pas.

(après une explication téléphonique)
(...) C'est tout ce que je peux vous dire. Mais je voulais simplement vous prévenir. C'est tout. Méfiez-vous. C'est tout. Vous m'avez été très sympathique. C'est tout.
Et elle a raccroché sans que je puisse dire un seul mot.
C'est tout.
C'était comme si, devant mon canapé, Mike Tyson s'était matérialisé d'un seul coup, et m'en avait allongé une de première en me traitant de motherfucker à la graisse d'ours.
Profile Image for AvoKalif.
168 reviews6 followers
July 20, 2024
Je ne comprends même pas comment j’ai fait pour ignorer ce personnage (oui je parle de l’auteur) tout ce temps. Au delà de son activité poulpesque, que j’apprends donc, son écriture est truculente et très divertissante. C’est du noir drôle, parfois cynique, sans doute désabusé, et j’aime bien. Évidemment je lirai ses autres titres !
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