Un nouveau duo fait fureur à Versailles : Parmentier et sa dernière découverte, la pomme de terre. Si le tubercule est encore boudé par certains, hors de question pour Marie-Antoinette de rater la dernière mode. Ni une ni deux, elle commande à sa modiste une capeline aux motifs pommes de terre, et alors que le tout-Paris s’arrache la dernière création royale de Rose Bertin, de jeunes parisiennes, toutes vêtues de la même capeline, disparaissent les unes après les autres… Le duo d’enquêteurs amateurs de la Reine, Rose et Léonard, va devoir redoubler d’efforts et de combines pour démasquer le meurtrier. Une enquête cousue main ! Imaginez Marie-Antoinette, la plus glamour des reines françaises, en enquêtrice malgré elle. Cadavres et surprises loufoques au royaume de France ! La plus drôle des séries policières ! Frédéric Lenormand saupoudre depuis toujours ses intrigues historiques d’un humour savoureux. Récompensé par les prestigieux prix Arsène Lupin et Historia, il est l’auteur de la série Au service secret de Marie-Antoinette, dont déjà huit autres volumes sont disponibles aux Éditions de La Martinière.
Fils d'un professeur de mathématiques à l'Université de Paris VIII et de la directrice du centre de documentation du Planning familial, Lenormand est aussi le petit-fils d'un collectionneur d'art japonais, si bien que son enfance baigna dans la culture, la littérature et les mythes asiatiques. Après un bac de langues en 1982 (il parle russe, anglais et italien), il poursuit ses études à l'Institut d'études politiques de Paris puis à la Sorbonne.
À Madrid, en 1988, il écrit cinq romans coup sur coup afin de cerner ses possibilités littéraires. L'un d'entre eux, Le songe d'Ursule, inspiré par le cycle de Carpaccio conservé au musée de l'Académie, lui vaut le prix Del Duca du jeune romancier.
En 1989, le montant du prix en poche, il va vivre à New York, où il écrit Les amateurs de littérature, publié par les éditions Robert-Laffont sous le titre Les fous de Guernesey.
Dans les années 1990, il reçoit un certain nombre de prix, bourses et encouragements divers, dont la prestigieuse Bourse du Jeune Romancier de la Fondation Hachette (aujourd'hui Fondation Lagardère), le Prix Thyde-Monnier de la Société des Gens de Letres, la bourse Villa Médicis Hors les Murs et le Prix François-Mauriac de l'Académie française.
Auteur de romans historiques exclusivement, il se spécialise dans le XVIIIe siècle, puis dans la Révolution, puis dans la Terreur, puis dans les maisons de santé transformées en prisons à cette époque. Ce parcours culmine avec la publication chez Fayard de deux ouvrages purement analytiques abordant des sujets jamais traités, La pension Belhomme, sur les prisonniers de cette maison de fous, et Douze tyrans minuscules, sur les policiers qui les y enfermèrent. Conscient d'être en train de s'enfermer dans un domaine minuscule, il décide de changer son fusil d'épaule et donne une suite aux romans chinois de Robert van Gulik, décédé en 1967. Ce sera Les nouvelles enquêtes du juge Ti (Librairie Arthème Fayard).
La particularité de ces "nouvelles enquêtes" est de situer avec précision le juge Ti dans le contexte historique de la dynastie des Tang, qui marqua l'apogée de l'empire du Milieu. L'auteur se fonde pour cela sur les nombreux travaux parus ces quarante dernières années, qui lui permettent de restituer avec un soin méticuleux les moeurs, les usages et le raffinement des Tang. L'intérêt de ces livres repose à la fois sur une intrigue criminelle à la Agatha Christie, version asiatique, sur la personnalité d'un mandarin plein d'ironie face aux aléas de l'existence, et sur la reconstitution d'une culture chinoise diverse, inattendue et rayonnante.
On peut s'interroger sur la légitimité de reprendre un héros, sinon créé, du moins popularisé par un précédent écrivain. Force est de reconnaître que le résultat est original, personnel, très éloigné du juge Ti de Van Gulik, et offre au lecteur un aperçu des Tang qu'il ne trouvera nulle part ailleurs.
Les nouvelles enquêtes du juge Ti sont traduites en tchèque (Garamond), en espagnol (Ediciones Paidos Iberica), en portugais (Europress) et en bulgare.
Lenormand est parallèlement l'auteur de récits pour les enfants, dont le cycle de L'orphelin de la Bastille (éditions Milan), qui lui permet d'épancher sa passion pour la Révolution française.
Un cosy mystery comme je les aime, on n'a pas le temps de s'ennuyer entre Rose Bertin, la modiste de la Reine Marie-Antoinette et Léonard, son coiffeur qui tout au long de leur enquête ne cessent de se chamailler et de se retrouver au milieu d'un imbroglio impossible. Cette fois-ci, la Reine leu demande de récupérer des lettres compromettantes pour un jeune noble de la cour, lors d'un bal masqué. rien ne se passe comme prévu, Rose déguisée avec une cape en fleurs de pommes de terre, (présence de Parmentier en filigrane), est surprise par le maître-chanteur auquel elle échappe de justesse avec les lettres. L'enquête se poursuit avec le Grand Prévôt de Versailles suivi de près par Rose et Léonard afin qu'il évite de découvrir que la Reine est à l'origine du vol. Comme d'habitude, Frédéric Lenormand multiplient les moments désopilants, les clins d'oeil qui m'ont fait apprécier ce délicieux cosy mystery. S'ajoute à cela un écriture fluide et humoristique où fictions et anecdotes se croisent, des dialogues vifs et légers qui rendent la lecture agréable, tout comme les deux personnages principaux avec leur caractère si différent et si complémentaire dans la poursuite de leur enquête pour satisfaire la Reine et rester au sommet de leur art. A lire.
- les anecdotes historiques qui font prof de CE1 - la majorité des vannes qui reposent sur "hey regarde cette meuf aime pas qu'on lui dise qu'elle est moche, c'est-y pas drôle ?!" - le rythme mou de chez mou - toutes les meufs sont classées selon comment elles sont bonnes
Les mecs (et ici j'utilise bien "mecs" pour dire "hommes"), on est en 2023. Collectivement, un mieux est possible.
Dernier opus des aventures de Rose Bertin et de Léonard Autier, modiste et coiffeur officiels de Marie Antoinette. Cette fois ci, la Reine veut aider sa lectrice, éprise d'un bel aristocrate qui subit, hélas, les menaces d'un maître chanteur. Pour cela, elle met ses deux fidèles compères sur l'affaire. Alors que celle-ci a été facilement et rondement menée, la malchance (ou la maladresse) de notre couple d'enquêteurs provoque d'autres conséquences plus malheureuses. Très vite, des cadavres apparaissent, un vol révélé, et Rose et Léonard se retrouvent alors au milieu d'une intrigue plus sombre. J'ai adoré cette histoire, c'est bien mené et écrit. Sans aucun temps mort, on est transporté à Versailles et dans la Cour de Marie Antoinette, surtout que les nombreuses anecdotes historiques rajoutent de la profondeur au roman, pour d'avantage nous captiver. On se régale des joutes verbales entre Rose et Léonard, véritables chiens et chats. Ils se s'apprécient pas, mais collaborent néanmoins ensemble, leurs curiosités et leurs passions pour les enquêtes étant plus forts. Mais se détestent'ils vraiment ? Telle est la question. En tout cas, j'ai passé un agréable moment en leur compagnie, même si j'ai eu souvent eu envie, comme Rose, de moucher l'impertinent Léonard.