« Les oiseaux nous apportent de la lumière. Il m'est impossible d'imaginer un jour devoir les quitter, faire le deuil de toutes ces splendeurs entrevues qui m'ont augmenté, comblé : les yeux majestueux du grand- duc, le vol claironnant des grues cendrées, le caractère hybride du colibri, à la fois insecte et pierre précieuse, la sorcellerie colorée du guêpier, le récital de la grive musicienne se détachant à contre-jour au sommet d'un arbre, le baume sonore du loriot, la toute première note du rossignol au mois d'avril, ce filet de soleil à travers le volet de la chambre d'où sourd le chant d'aurore du rouge-queue à front blanc... La lumière des oiseaux est finalement un éclair d'éternité dans nos vies de passage. ». Enfant, Jean-Noël Rieffel était un rêveur comme le cancre de Jacques Prévert. Il contemplait la nature par la fenêtre. Au fil des années, il est devenu un fou d'oiseaux, un ornithologue amateur. Il nous raconte dans ce livre l'état de poésie permanent inspiré par cette passion..
--- "Si es posen els llavis sobre la pell del dors de la mà i s'aspira la pell d'un sol cop, és possible emetre un so estrident que imita el crit d'una rata. Aquesta estrategema atreu la mustela." (Rieffel: 21) --- "A l'hivern, per resistir el fred, aquest ocell increïble s'amaga sota la neu pols en una mena d'iglús que hi excava. Aquesta neu lleugera és essencial per a la supervivència hivernal del gall fer, però el pas repetit d'esquiadors fora de pista pot portar a netejar la nau, cosa que complica molt les construccions." (Rieffel: 46) --- "La conclusió és que els pacients sotmesos a sons naturals (el soroll de l'aigua, el cant dels ocells) són menys sensibles a l'estrès (baixada de la tensió arterial, del ritme cardíac) i tenen una millor salut en general." (Rieffel: 57) --- "Els rodals fan una olor pestilent, que com a avantatge serveix per allunyar qualsevol depredador." (Rieffel: 72) --- "l'època en què els miners duien caderneres sota terra. Els seus cants il.luminaven una vida que es passeven a l'obscuritat, però sobretot evitaven el pitjor als condemnats de la mina. La cadernera era hipersensible a les emanacions de gas. Quan havia de produir-se una explosió de grisú, l'animal deixava de cantar, batia les ales, s'eriçava i moria asfixiada. Es donava l'alerta i els miners sortien ràpidament a la superfície." (Rieffel: 93) --- "Terrasson considerava que la veritable causa de la necessitat de destruir la natura per part de l'home estava inscrita a la part més fonda del nostre inconscient, en la nostra por a la natura salvatge." (Rieffel: 113) --- "Mirant bé les seves formes, els seus colors, els seus moviments, els seus cants, penetrant en la seva intimitat, entren en nosaltres. Ens donen ales." (Rieffel: 121)
This is a book that contains insights by the author and info on birds. I felt the book was quite philosophical at the beginning. And don't expect a traditional dairy here. There are today many books that talk about birds and I felt the author tried to write something different here, including references to Covid. Although the title claims this is a book on passing birds, this wasn't always the case. A very short book.
« Le chant du rouge-gorge est un traitement de choc contre mon spleen. Ce chant se déploie comme un fil d'argent sur lequel sèchent les blessures de mon cœur. Les oiseaux ont des pouvoirs guérisseurs. »
« Même si nous l'oublions fréquemment, le chant des oiseaux n'a de cesse de nous accompagner dans notre quotidien. Il nous relie au sauvage, partout, même en ville. Qu'il s'agisse de la clameur marine du goéland au-dessus du fracas des vagues ou du chant mélancolique du merle au cœur de la métropole endormie. C'est la principale musique de notre monde, parfois tapageuse comme un coup de clairon, parfois discrète comme un secret murmure ».
« Savoir décoder les infimes frémissements du vivant est pourtant la source de plaisirs et d'une relation intime au monde qui nous entoure. Être en mesure de nommer les choses, les fleurs, les animaux, les étoiles, c'est au bout du compte une manière savante d'éprouver l'épaisseur de la vie. »
« Qu'il s'agisse de la huppe persane ou d'autres espèces, les oiseaux nous conduisent en quête de nous-mêmes : ils nous enseignent le silence, la patience, la solitude, le sens de l'émerveillement, nous interrogent sur notre rapport au temps, la fragilité de nos existences et de celles qui nous entourent. Avec leurs larges ailes, leurs envols et les modulations de leur chant, les oiseaux nous sauvent. »
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Rappel bienveillant que les avis dithyrambiques du Masque et la Plume ne signifient pas automatiquement chef d'œuvre. Cela fait plus d'un an que les éloges su ce texte m'avait donné envie de le lire, et je suis un peu déçue. Oui, c'est joli, oui on sent toute la passion et l'émerveillement de Jean-Noël Rieffel , "cocheur" avide de rencontres furtives avec des bestioles plumées qui lui inspirent beaucoup de réflexions existentielles et le consolent dans les moments gris de sa vie, mais pas de quoi crier au génie. C'est une lecture rapide, avec des chapitres sans autre fil rouge que les oiseaux, ponctués de références littéraires et cinéphiles, et d'anecdotes poétiques sur des oiseaux aux noms improbables. moi qui m'attendait à lire les Nourritures Terrestres de Gide version 2023, déception. Honnêtement, ça ne me laissera pas un souvenir impérissable, et pourtant je suis assez sensible sur ce sujet.
Sin duda un libro que me ha dejado muy reflexiva. Entender que la poesía está en todo lo que nos rodea, y eso nos hace humanos. El canto de los pájaros nos libera y nos hace sentir más cerca de esa poesía que buscamos en nuestro día a día.
Un bel éloge de la nature. Agréable à lire et intéressant pour quelqu'un comme moi qui ne connait pas bien les oiseaux. Le récit n'a toutefois rien d'extraordinaire. Je n'ai pas été emballé par le ton un peu prétentieux employé par l'auteur.
J'ai hésité entre 2 et 3 ☆. Il y a de très beaux passages poétiques mais je n'ai pas adhéré à la partie "des cocheurs". Lente et brouillon, je me suis ennuyée.