La clé des champs et autres impromptus . « Les douze articles ici rassemblés entrent dans la série de ce que j'appelle, pensant à Schubert, mes "impromptus" : des textes brefs, résolument subjectifs, écrits "sur le champ et sans préparation" (comme dit le Dictionnaire de Littré), qui s'adressent au grand public et sont le plus souvent, malgré l'éventuelle légèreté de l'écriture, d'une tonalité quelque peu grave ou mélancolique. C'est encore le cas dans ce recueil, d'autant que la plupart de ces minuscules essais (pour reprendre cette fois le mot de Montaigne) portent sur des sujets sombres ou douloureux : l'euthanasie, le pessimisme, le tragique, la mort des enfants, le handicap, l'agonie, le bagne, le suicide... J'ose croire qu'ils ne seront pas pour autant causes de tristesse, mais aideront plutôt à accepter, aussi joyeusement que possible, la part en toute vie de deuil, de chagrin ou de détresse. C'est la joie qui est bonne, mais d'autant plus méritoire et belle qu'elle est souvent difficile. Quant au dernier texte ("Maman"), qui est sans doute ce que j'ai publié de plus intime, il ne doit d'exister qu'aux lecteurs (et plus souvent aux lectrices) qui m'ont expressément demandé de l'écrire. Qu'ils en soient remerciés. » A.C.-S. .
André Comte-Sponville, philosophe matérialiste, rationaliste et humaniste, est né à Paris, en 1952. Ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure de la rue d'Ulm, agrégé de philosophie, docteur de troisième cycle, il est aussi Docteur Honoris Causa de l'Université de Mons-Hainaut, en Belgique.
André Comte-Sponville fut maître de conférences à la Sorbonne1 (Université Paris I) jusqu'en 1998, date depuis laquelle il se consacre exclusivement à l'écriture et aux conférences qu'il donne en dehors de l'Université. André Comte-Sponville est membre du Comité Consultatif National d'Ethique depuis mars 2008.
André Comte-Sponville a souvent été invité sur les plateaux télévisés, notamment chez Michel Polac, Bernard Pivot, Guillaume Durand, Frédéric Ferney, Christine Ockrent, Patrick Poivre d'Arvor et Serge Moati.
Recueil de 12 textes d'André Comte-Sponville. Sur les 12, 11 ont servi de préface à des livres et le dernier est inédit. Sur les 12, 2 m'ont intéressé et les autres n'avaient que peu d'intérêt pour moi. Le problème est que je connais plutôt bien André Comte Sponville car c'est bien son 3 ou 4ème livre que je lis et que ses thèmes de prédilection sont un peu toujours les mêmes donc bon, je n'ai pas appris grand chose. Donc si vous tombez dessus, lisez seulement les textes dont les thèmes vous parlent et laissez tomber les autres.
Comptez sur moi sur les lectures feel good : un peu de philo ne faisant jamais de mal, abordons gaiement les thèmes de l’euthanasie, la maladie infantile, le handicap, la pandémie, le suicide… L’auteur déploie ses réflexions sur des sujets bien badants en convoquant son Panthéon personnel de philosophes préférés et ses livres de chevet dont il cite des passages entiers. J’ai eu la désagréable impression d’être coincée à côté d’un vieux monsieur cultivé, mais profondément ennuyeux, à un dîner mondain.