Cela commence par un enterrement. Cela finit par un enterrement. Entre les deux, le mort raconte sa vie. Et quel enchantement ! Des années 1970 à nos jours, toute son entreprise va précisément consister à esquiver la vie et ses contraintes. Et ce jeune, puis moins jeune, puis vieux fils de famille va de maison en maison, de campagne en ville, et d'une ville dans une autre ville, véritable gitan de luxe qui promènera à travers la France sa grande intelligence offusquée par la vulgarité des temps.
Marien Defalvard entreprend l'écriture de son premier roman en 2007, année durant laquelle, quelques semaines avant son quinzième anniversaire, il obtient son baccalauréat, avant d'entamer une hypokhâgne au lycée Louis-le-Grand1. Du temps qu'on existait se distingue notamment par la jeunesse de son auteur2. Si Le Magazine littéraire le présente comme « étonnamment proche de Raymond Radiguet »3, L'Express le qualifie pour sa part de « Justin Bieber des lettres »4. Avec Alexis Jenni (L'Art français de la guerre), Marien Defalvard retient l'attention des critiques à l'occasion de la rentrée littéraire 20115. Du temps qu'on existait figure dans la première sélection du prix Renaudot6 (mais il est absent de la deuxième liste communiquée le 5 octobre) et du prix Décembre7.
Un des livres les plus virtuoses de la langue française au XXIeme siècle selon moi. Defalvard est un ovni dans la littérature contemporaine. J’ai limité la note à 3 étoiles car il pousse selon moi trop loin l’éloge de l’oisiveté. Dans la lignée de Rimbaud, de Proust où d’Huysmans, j’apprécie l’effacement de la narration et du contenu au profit du style mais Defalvard en fait un étendard qui m’a dérangé.
Deso mais impossible de finir ce livre. Je l’ai lu à peu près la moitié, j’ai arrêté, jai recommencé 4 mois après, j’ai relu la première moitié… Impossible de continuer, aucun intérêt, j’abandonne.
J'avais été impressionnée par la prestation du très jeune auteur à l'émission "On n'est pas couché" et ai donc lu son livre. Autant dire que j'ai été très déçue : le style est ampoulé, il faut vraiment rester motivée pour en venir à bout. J'ai eu l'impression que l'auteur a cherché à placer tous les mots "oubliés" du dictionnaire. Bien qu'ayant fait khâgne, il y avait un mot toutes les 2 pages que je n'avais jamais vu de ma vie.....
Cela m'arrive très rarement de ne pas terminer de livre mais celui-ci était tellement mauvais que je n'ai pas continué jusqu'à la fin ... Marien Defalvard est un auteur prétentieux, imbu de lui-même qui se prend pour un Flaubert des temps modernes mais qui n'a absolument aucun talent ... Qu'il s'abstienne d'écrire cela serait mieux pour nos yeux ....