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After Napoleon III seized power in 1851, French writer Victor Marie Hugo went into exile and in 1870 returned to France; his novels include The Hunchback of Notre Dame (1831) and Les Misérables (1862).
This poet, playwright, novelist, dramatist, essayist, visual artist, statesman, and perhaps the most influential, important exponent of the Romantic movement in France, campaigned for human rights. People in France regard him as one of greatest poets of that country and know him better abroad.
" Ruy Blas est une énorme bêtise, une infamie en vers "
[ Honoré de Balzac ]
Maître, si tu le dis...
Qu'un laquais aime une reine n'est pas tant impossible qu'impensable. Quiconque pense autrement, corrige-moi. L'objet de ce désir est moins hors de portée que hors champ. Quelque chose comme, de nos jours, une putain noire new-yorkaise amoureuse de l'archevêque de Canterburry. Imaginer la reciproque suffit à expliquer que Ruy Blas ne saurait être aimé sous sa véritable identité et permet de comprendre que la beauté de la pièce et sa force tiennent à ce qu'elle étend, logiquement, à tous ses personnages le drame de son héros. Du coup, les personnages hugoliens ne peuvent être analyses séparément, ni fixés par une description. Ils n'existent que dans l'histoire et la structure où ils prennent valeur de vérité. Que dire, par exemple, de Ruy Blas ? Qu'il est honnête et pur ? Mais il accepte sans scrupules la fausse identité et la mission douteuse données par Salluste.
" Le roi, malade et fou dans l'âme, Vit avec le tombeau de sa première femme ".
Alors, prenons-le méthodiquement. Je ne fais généralement pas de critiques détaillées, mes amis le savent, mais j'ai déjà lu ce livre une fois, dans mon enfance, et maintenant il me semble complètement différent. Pourquoi ? Quel est le sens de ce drame ? La pièce propose l'idée de la décadence d'une monarchie, illustrée dans les caractères antithetiques de Salluste et de César en qui se résume le destin de la noblesse, dans celui de Ruy Blas, image du peuple et, " au-dessus " , dans la figure " d'une femme, une reine qui esquisse le salut populaire de la royauté" parce que " par pitié royale et par instinct de femme aussi peut-être" - elle regarde " en bas pendant que Ruy Blas, le peuple, regarde en haut ".
" Ruy Blas " se lirait bien comme une allégorie morale. Le sujet philosophique de " Ruy Blas " - c'est le peuple aspirant aux régions élevées . Le sujet humain, c'est un homme qui aime une femme. Ne riez pas, je sais que c'est bien trivial... Le sujet dramatique c'est un laquais qui aime une reine. ( Invitation à compléter ou à poursuivre ) .
" Ruy Blas " montre une situation - peut-être exemplaire de l'histoire elle-même, où le passé est déjà révolu et l'avenir pas encore advenu. La pièce repose sur une contradiction qui mine l'entreprise du héros. Sans autre appui que la faveur de la reine, c'est-à-dire la triple défaillance du roi, de la reine et de l'autorité en général, étayée donc sur l'absence de toute force historique véritable, l'action de " Ruy Blas " ne peut que recommencer ce qu'elle combat : un abus et un manque - c'est tout un - de pouvoir.
M-sieur Balzac, je vous prie de croire à ma considération distinguée. J'ai bien pris en compte votre remarque. "Ruy Blas " -est, peut-être, une "infamie ", mais une infamie bien digeste. Meilleures salutations.
رُی بلاس رمانیست تاریخی که به دلایل و چگونگیِ افول امپراطوری عظیم اسپانیا در زمان شارل دوم میپردازد. این کتاب در اصل به صورت شعر سروده شده اما در ترجمه ی آقای امیر هوشنگ آذر در قالب رمان درامده است... درخشندگی هوگو ، زاییده ی نبوغ او در تمام شئون ادبی است، او علاوه بر اینکه شاعری توانا بوده ، نویسنده ای زبردست، خطیب و سخنوری قادر و همچنین سیاستمداری برجسته نیز بوده است. به طور خلاصه ، این رمان از نظر من ملغمه ای بود از رمان های (شاهزاده و گدا) ،(آناکارنینا) و 1984 به 1984 شباهت داشت، از بابت اداره ای که دولت به نام (اداره تفتیش عقاید) تاسیس کرده بود و از این طریق بر روح، افکار و عقاید مردم تسلط داشت و هر که را می خواست ، به میل خود محکوم به مرگ میکرد.. به شاهزاده و گدا می مانست ، از بابت شباهت موبه موی دو فرد از دو خاستگاه اجتماعی متفاوت ، که همین شباهت باعث راهیابی یکی از آنها به دربار ، به جای دیگری شد... و به آناکارنینا شبیه بود به خاطر عشق رُی بلاس به ملکه ی بسیار زیبایی که همسر داشت و عاقبت این عشق... همه ی اینها بود ولی زیبایی هیچ یک از آنها به تنهایی، را نداشت...
I admired the level of research in this book, which, Hugo is at pains to impress upon us, is accurate to the nth degree. I am always amazed at how French poets and dramatists can use the masculine couplet followed by the feminine, in strict metre, with such apparent ease and fluency - and without losing the power of the verse. Hugo is careful to point out that Spanish words ending in e should have it pronounced as in French é - the exactitude of his rhymes would have been crucial to audiences of the time. The play itself loses nothing in having a fairly weak and improbable plot, because the characters are so lively and believable, and the action so stark. I found myself horrified by the account of Maria Anna of Neuburg, the young girl who leaves her happy childhood home in Bavaria to become Queen of Spain, a role strictly regulated by tradition. "Mais on m'enferme donc! mais on veut que je meure!" (But they imprison me! They will have me die!"). Whatever little pleasure or distraction she tries to undertake is impassively, irrevocably forbidden, by the sinister figure of the "Camerera Mayor", the First Lady of the Bedchamber (in real life Juana de Armendáriz, Duchess dowager of Alburquerque, but to whom Hugo gave the character of Juana de Aragón y Cortés, Duchess of Terranova, an earlier Camerera). One may imagine the weight given on stage to the line, "Je suis camerera mayor, et je remplis ma charge." ("I am Camerera Mayor, and I fulfil my charge."). The scene is lightened by the figure of Casilda, a lady-in-waiting; when the Queen mentions that her birds have died, Casilda makes a sign of twisting their necks, but casts a sidelong glance as she does so to the conscientious and terrible Camerera Mayor. In this context a story of personal revenge upon the Queen is played out, by the satanic figure of Don Salluste, set against the nobility of Ruy Blas, despite his lowly station in life (indicated by his surname) and of my own favourite, Don César, a proper swash-buckling hero who, I picked up somewhere, almost got a play of his own, except that it was never finished. What a shame! The last act is stunning. It's so short that Hugo might have tacked it on to the end of Act IV, but he rightly chose to set it apart. I won't spoil the story, though there's probably only one ending, but Act V is entitled, Le Tigre et le Lion. Ruy Blas' cry, "Pourtant je n'ai pas l'âme vile!" “Yet my soul is not base!” has echoes for me of Jean Valjean in Les Misérables.
Ruy Blas, un simple valet, tombe fou amoureux de la Reine d'Espagne, une femme qu'il sait bien pas à sa portée. Logique, elle est mariée, déjà, et en plus, son statut l'empêche ne serait-ce que d'oser poser les yeux sur elle ou de lui adresser la parole. Mais un jour, Don Salluste décide de mettre au point un petit stratagème pour perdre la Reine et transforme Ruy Blas en homme de condition, lui prêtant le nom de son cousin, Don César, et les atours qui vont avec.
Je n'ai pas lu grand-chose de Victor Hugo, ce qui est bien dommage, parce que sa plume fait mouche avec moi (du moins jusqu'à maintenant). Jusqu'à peu, je ne savais même pas qu'il avait également été dramaturge (multi-tâches le Victor !) et depuis, j'étais tout intriguée à l'idée de le découvrir au plus vite, bien qu'un peu sur mes gardes, ne sachant trop ce que j'allais avoir entre mes mains.
Autant le dire tout de suite, ce fut une belle surprise. La construction en vers glisse toute seule, les mots sont beaux et le rythme agréable. L'histoire se déroule facilement, sans difficultés majeures, hormis une scène dans laquelle il y a tellement de personnages qu'on se demande vite qui est qui. Heureusement, dans la scène en question, c'est davantage le monologue de Ruy Blas à une assemblée qui est important que le rôle des personnages eux-mêmes, donc pas besoin de s'arracher les cheveux, on peut avancer sans avoir besoin d'identifier tout le monde.
La quête de l'amour et le statut des personnages sont les deux grands thèmes de la pièce. Ils sont imbriqués avec efficacité et c'est plaisant de voir les quiproquos qui s'installent, surtout quand le vrai Don César entre en jeu. On suit donc Ruy Blas dans son rôle d'homme de condition amoureux de la Reine jusqu'à la toute fin, qui est tout simplement magnifique.
ری بلاس ماجرای انسانی ست که بر ضد سیستمی فاسد و ناکار آمد بر می خیزد..آنچه که انسان انتخاب می کند که در جهت آن پایداری کند بهایی دارد..تنها با پرداخت آن بهاست که فرد می تواند امید داشته باشد حیاتش و آنچه که برای آن ایستاده بود معنایی پیدا کند..
اِی کاش هزار و یک شبِ من نیز آغاز میشد ... ————————————— آیا میدانید که بیشترِ دانشآموزانِ اسپانیولی سعی دارند کشیش شوند؟ قدرتِ بیانتهای این صنف، چشمِ آنها را خیره کرده است ... اما نمیدانند که تسلط بر یک عده گرسنه و درمانده کارِ مهمی نیست. ————————————— وزارتِ پلیس یعنی وزارتِ مزاحم، وزارتِ پاپوشدوز برای ملتِ محروم و درمانده! ————————————— شما خیال میکنید به زنجیر کشیدنِ افکار و عقاید و محبوس کردنِ نالهها و خواستههای مردم سببِ ترقیِ مملکت میشود؟ ... همین به زنجیر کشیدنِ افکارِ جوانان، همین ادارهی تفتیشِ افکارِ شماست که مملکتِ عظیمِ ما را به ورطهی سقوط و نابودی انداخته است. ————————————— وی از توجیهِ حال عاجز بود. گذشته را به خوبی به یاد داشت و پیشبینیِ آینده نیز امکانپذیر بود، اما حال برایش به صورتِ یک خواب و خیال جلوه میکرد ...
« Madame, sous vos pieds, dans l’ombre, un homme est la Qui vous aime, perdu dans la nuit qui le voile; Qui souffre, ver de terre amoureux d’une étoile »
Jag blev väldigt förtjust i den här pjäsen. Jag gillar att den är skriven på (par)rim, jag gillar referenserna till kristen religiositet som blandas med romersk mytologi. Kort och gott en vackert poetisk tragedi med lagom mycket Shakespeareinspiration!
i am incapable of enjoying the act of reading plays unless they're by shakespeare and this fact was confirmed by this book. hum. anyways, the action was fun; the characters were dramatic as f—; the setting was quite nice....... but it's not prose, so i guess i hated it.
Je suis partagé ; la pièce a pu être louée pour la virtuosité du vers mais elle m'a pas sauté aux yeux, et même si j'ai bien aimé la liberté de la langue et la vivacité des échanges, je trouve que le vers manque de resserrement (mais c'est peut-être parce que je me fais l'intégrale de Racine en ce moment). La reine et Ruy Blas manquent de relief, je trouve. Mais (le vrai) Don César de Bazan me paraît beaucoup plus intéressant, l'absence de motivation et les grossièretés de l'acte IV ne m'ont pas du tout gêné, au contraire. Du reste les idées de théâtre d'Hugo me donneraient bien envie de voir la pièce en représentation
J’ai adoré cette pièce ! Je savais que je ne pourrais que l’aimer en apprenant que c’était d’elle dont est tirée « La folie des grandeurs ». Ici, on découvre une histoire plus tragique mais qui contient cependant quelques moments d’humour. Je recommande chaudement, une très belle pièce !
"Madame, sous vos pieds, dans l'ombre, un homme est là - Qui vous aime, perdu dans la nuit qui le voile ; Qui souffre, ver de terre amoureux d'une étoile ; Qui pour vous donnera son âme, s'il le faut ; Et qui se meurt en bas quand vous brillez en haut. " (Acte II, scène 2)
Plutôt 3.5 c'était plutôt cool et y a un passage que j'ai bien aimé « Je souffre ! — Elle m'aimait ! — Et dire qu'on ne peut Jamais rien ressaisir d'une chose passée ! — Je ne la verrai plus ! — Sa main que j'ai pressée, Sa bouche qui toucha mon front… — Ange adoré ! Pauvre ange !
Son oeil où s'enivraient mes yeux irrésolus, Son sourire, sa voix… — Je ne la verrai plus ! Je ne l'entendrai plus ! — Enfin c'est donc possible ? Jamais ? »
« Je suis un malheureux qui vous aime d’amour. Hélas ! je pense à vous comme l’aveugle au jour. Madame, écoutez-moi. j’ai des rêves sans nombre. Je vous aime de loin, d’en bas, du fond de l’ombre ; Je n’oserais toucher le bout de votre doigt, Et vous m’éblouissez comme un ange qu’on voit ! »
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grand jour où j'ai découvert que l'on pouvait éprouver une haine physique contre une œuvre littéraire. victor hugo who? cesse d'écrire des pièces de théâtre merci
I read it only so as to be able to get the context while commenting on an extract for college, so I wasn’t really focused on anything while reading it other than the plot of it and the main themes and ideas. I liked it a lot though, but I should read it again to make up my mind. And yes, it was my first glimpse into Hugo’s work.
Obra de Victor Hugo, escrita en francès del segle XIX. Context històric d'Espanya amb Carles V i Felip III. Moment en què França i Espanya estaven en guerra. Què podia sortir malament? Quin tostón de llibre. Hi ha obres d'Hugo que m'agraden i aquesta, tot i que té algun punt graciós o interessant, se m'ha fet molt tediosa.
J'ai beaucoup appréciais lire cette pièce de théâtre! Les personnages sont intéressants et attachants. Le texte est juste magnifique, écrit en alexandrins et avec des rîmes. Victor Hugo nous plonge dans les intrigues politiques et amoureuses de l'Espagne du XVIIème siècle.