Chronique Les contes interdits : la bête du Gévaudan de Bryan Perro.
1.5/5
Les contes interdits et moi, c’est loin d’être une histoire d’amour, je me suis laissé tenter par la bête du Gévaudan, parce qu’on me l’a bien vendue. Mais je peux vous le dire aujourd’hui : c’était mon dernier conte interdit, ce n’est tout simplement pas fait pour moi.
Commençons par ce que j’ai aimé, ça risque d’aller vite :
- Les chapitres sont très courts et je suis team chapitres courts ( d’ailleurs heureusement que c’était aussi court, sinon j’aurais dnf ).
- Il a 66 chapitres, vous comprendrez en lisant le livre, mais ça a son importance et je trouve ça cool.
- Il y a un certain nombre de mots, dans chacun des chapitres, ça aussi c’est cool comme signification cachée et révélée à la fin.
- La fin, elle n’est pas si surprenante que ça, mais ça relève un peu le niveau du reste du bouquin, malheureusement ça ne fait pas tout pour autant.
Et enchaînons avec ce que je n’ai pas apprécié :
- La plume, elle n’est visiblement pas faite pour moi, car je ne l’ai pas trouvée fluide, ni agréable à lire, elle n’est pas non plus immersive et loin d’être dynamique.
- “ Kevin “ a toutes les phrases ou presque, c’est absolument insupportable sur quasiment 300 pages.
- Le choix de narration, non je n’ai pas apprécié le choix de narration, où la bête parle dans la tête de sa victime, tout comme je n’ai pas apprécié le fait que la bête s’adresse au lecteur à certains moments.
- L’histoire, tout simplement. Je n’ai pas apprécié l’histoire en elle-même, ça manquait de dynamisme et je me suis profondément ennuyée. Le livre fait 271 pages, j’ai l’impression d’avoir lu un pavé de 600, tellement c’est long et indigeste.
- La haine des femmes est très présente dans cet ouvrage, vraiment beaucoup, et ça m’a dérangée.
- C’était long globalement, trop de blabla, pas assez d’actions, un style de narration qui ne permet pas d’avoir un dynamisme qui maintient le lecteur en haleine.
- Un récit qui se veut philosophique, qui veut amener à la réflexion sur la société et la politique, mais j’ai trouvé ça mauvais, mal amené et franchement agaçant.
Conclusion : je n’ai pas aimé ma lecture, je l’ai subie…C’était long et pénible pour rien, je n’aime pas dnf mes livres, donc je suis allé jusqu’au bout mais franchement je me demande encore pourquoi je me suis infligée ça. Pour résumer, je dirais qu’il y a un fond de légende de la bête du Gévaudan, avec un auteur profondément dérangé, mais j’imagine que c’est un critère essentiel pour écrire des contes interdits et qui se prend pour une espèce de philosophe doté de clairvoyance. Autant dire que Bryan Perro, plus jamais pour moi.