Comment retrouver de l'air quand le quotidien et son rythme infernal nous étouffe ? Edouard Cortès a choisi, pour se libérer du « monde d'en bas », d'aller vers celui « du haut » : au bord du gouffre, il va quitter femme et enfants pendant plusieurs mois pour vivre dans une cabane de sa propre construction, nichée dans un arbre en pleine forêt. Loin des réseaux sociaux et du tumulte de la société, il trouve une échappatoire dans le silence et la contemplation solitaire, et redécouvre des sensations essentielles au bien-être de chacun. Après avoir retranscrit son histoire en roman, il laisse à Dominique Mermoux le soin d'adapter avec justesse et sensibilité cet étonnant récit de vie.
Le récit d’une retraite dans une cabane construire sur un chêne en pleine forêt adapté en bande dessinée. Cette cabane, Édouard Cortès l’a bâtie de ses mains et a fait le choix de s’y retirer pendant plusieurs mois, loin du monde pour tenter de se reconstruire. On prête aux arbres de nombreux pouvoirs et vivre au plus près d’eux, littéralement dessus, peut être un moyen de se ressourcer. En tout cas c’est un moyen d’observer tout ce qu’il s’y passe, l’arbre est un pilier de la vie de la forêt et, à ce titre, l’habitat de nombreuses espèces qui participent aux cycles de la nature. La BD se transforme alors en cahier de la nature et l’auteur en naturaliste. Ces parties scientifiques alternent avec celles consacrées au quotidien. L’auteur revient également sur son métier de berger que la déception de ne plus pouvoir exercer son métier dans de bonnes conditions a poussé vers la dépression et la cime des arbres.
Au début je me suis dit encore une BD sur le thème du retour à la nature, mais la sincérité des propos, la pertinence des informations distillées, la construction en parabole et la grande qualité des dessins signés Dominique Mermoux m’ont rapidement fait changer d’avis. Je me suis senti proche de cet homme et j’ai été touché par son récit.
"J'ai résolu en quelques mois le dilemme de l'homme moderne: celui d'avoir de quoi vivre mais de ne plus avoir le temps de vivre. Je me suis accordé du temps."
Les planches sont magnifiques et sauvent complètement le récit. Par contre l'histoire est ennuyante au possible. C'est une succession de planches sans lien entre elles. On passe d'une idée à l'autre sans explication. J'ai eu la sensation que certaines parties étaient là juste pour grossir le livre. Cependant, il faut prendre en compte le fait que cette bande-dessinée est issu d'un roman. Par conséquent tout "l'enrobage" autour de l'histoire, les explications et les détails sont probablement plus présents. Bilan : le dessin est une réussite totale mais l'adaptation du roman en version bande-dessinée, pour la partie texte, est un échec total pour ma part.
Une magnifique bande dessinée qui reprend le texte "Par la force des arbres" d'Edouard Cortès. L'auteur après des années difficiles et des pensées sombres, décide de s'exiler pendant quelques mois dans une cabane qu'il a construite tout en haut d'un grand arbre. L'idée, c'est de vivre seul, perché au-dessus des problèmes des hommes qui vivent à toute allure. Durant ces longues journées, il va apercevoir et veillé aux oiseaux, biches, fourmis et autres animaux qui peuplent cette grande forêt. Il prend le temps de lire, de dormir et d'ouvrir les yeux. Cette très belle dessinée nous offre une jolie pause bien méritée dans notre quotidien effréné. Les dessins sublimes des différents animaux et les arbres qui sont près de la cabane de Dominique Mermoux nous plongent aux côtés de l'auteur. Très belle réussite, à lire et à offrir.
Cette claque ! À la fois une ode à la faune et la flore de la forêt, cette nature extraordinaire mais en plus une remise en question de soi, homme, être humain, se questionner revoir ses priorités.
Des réflexions sur l'existence et la nature joliment exprimées et très bien illustrées (sans surprise) par Dominique Mermoux, dont j'avais déjà adoré le talent d'adaptation dans Entre les lignes. Pour des lecteurs comme moi qui ne sont pas intéressés par un long récit, ce format condense efficacement ce qu'il y a à tirer du texte originel. Seul gros bémol : il est très difficile de s'imaginer à la place du narrateur lorsqu'on est une femme sans espoir de passer tranquillement et sans crainte une nuit seule dans la forêt, évidemment.
Un peu comme Sylvain Tesson se retire du monde des hommes le temps d'un printemps dans les forêts de Sibérie, Édouard Cortès, fatigué du "monde d'en bas", se construit une cabane en haut d'un chêne pour s'isoler et se ressourcer à l'ombre des arbres. En ralentissant et en observant, c'est toute une faune et une flore qui se découvrent à lui, qui croyait connaître l'endroit comme sa poche.
Un homme approchant la quarantaine décide de tout plaquer durant quelques mois pour se hisser dans une cabane en forêt. Cet homme, c'est Édouard Cortes, ancien paysan éleveur, auteur du témoignage éponyme ("Par la force des arbres", que je n'ai pas lu). Une fois son arbre trouvé, il faut construire l'abri de ses mains. C'est ainsi que débute l'aventure sylvestre au cours de laquelle Edouard nous confie sa "désespérance" profonde autant que ses leçons de vie forestières.
La dureté du secteur agricole, l'enfer de la paperasserie, la bêtise de quelques-uns, la rigidité absurde de certaines administrations, l'intransigeante incohérence de politiques censées être communes et agricoles... l'ont poussé, presque contraint, à abandonner son metier pourtant si beau sur le papier, sur le terrain et dans les pâturages... Édouard Cortes semble avoir beaucoup appris de ce séjour de quelques mois et il nous distille ses connaissances avec pédagogie et intelligence. Quel bonheur pour le lectorat de partager ainsi la richesse des forêts !
Les textes sont extrêmement bien écrits : poétiques, frôlant souvent le lyrisme même. Cela en fait une lecture exigeante. Ce n'est pas un album qu'on peut lire confortablement d'une traite. Il m'a d'ailleurs fallu deux soirées pour le -déguster-terminer. Et je compte bien y revenir dans quelques mois !
J'aime décidément beaucoup le travail de Dominique Mermoux ! En dépit de l'apparente simplicité des dessins, on ne peut que saluer époustouflante fidélité de reproduction des textures de certains éléments sylvestres. Dès la huitième page, je suis saisie par la texture d'une branche en partie recouverte de mousse. Les quelques épisodes du passé d'Édouard Cortes qui parsèment l'ouvrage sont bicolores, et les tons marrons sépia siéent parfaitement à ses souvenirs plus ou moins récents. L'album est découpé en chapitres qui permettent de courtes respiration dans le flot des informations pointues au sujet de la faune et de la flore de la forêt qui entoure le fameux arbre devenu cabane refuge. Là encore, les dessins des animaux - particulièrement des oiseaux - aux textures incroyables sont épatants de simplicité, de beauté et d'expressivité.
Très très mixed feelings pour ce livre. J'ai beaucoup aimé le sujet de départ, un homme si triste qu'il ne veut plus vivre, mais plutôt que de se tuer, il part construire une cabane dans un arbre et y vivre plusieurs mois. J'ai beaucoup aimé les illustrations, juste magnifiques, l'illustrateur est très talentueux, rien que la couverture donne envie d'ouvrir le livre. Je n'ai par contre pas aimé le texte, enfin le style de langage. Je n'aime pas les.styles trop chargés (c'est une affaire de goût, après tout), et l'impression que j'ai eue tout du long, c'est que l'auteur est très cultivé, et tient à ce que nous le sachions. C'est une impression assez peu agréable. Pourtant, la plupart de ses références et citations viennent d'auteurs ou ouvrages que je connais et apprécie, mais cela me donnait une impression de too much. Ayant fait quelques recherches et découvert que ce roman graphique était tiré d'un roman, contrairement à mes habitudes, je ne vais pas me précipiter pour lire le roman d'origine. J'aurais peur de perdre le délice qu'a été l'histoire de base, et la beauté de ces illustrations, pour ne plus retenir que le style d'écriture qui décidément, ne me plaît pas.
récit autobiographique d'Edouard Cortès que la lassitude des hommes a porté à construire une cabine au sommet d'un vieux chêne pour une retraite salutaire. Privé de téléphone, de télé, d'eau et de lumière, il vit au rythme de la nature et en immersion totale. Les dessins sont magnifiques, authentiques, on imagine très bien le personnage sur sa branche avec son aquarelle en train de dessiner un arbre, un oiseau ou une libellule. C'est champêtre, agréable à lire même si l'éternel sujet du retour à la nature des âmes torturées ternit un peu le décor paisible et enchanteur de ce petit coin de forêt. N'est ce pas un peu trop égocentrique: qu'en pensent l'arbre ou le pic épeiche qui vivait paisiblement avant l'intrusion de cet inconnu sur leur territoire? l'homme non content de coloniser la planète s'autorise maintenant à s'immincer dans l'intimité des forêts sous couvert de retour à la nature ! mais on oublie trop souvent que la forêt n'a rien demandé et préfèrerait certainement rester seule ...
C'est l'histoire d'un homme fatigué du monde qui va s'isoler pour un trimestre dans une cabane construite en haut d'un chêne. La vie de la forêt autour de lui va lui permettre de prendre du recul sur sa vie. Les illustrations sont magnifiques ! On a droit à un mélange de pages qui décrivent faune et flore de la forêt, passages de la vie passé de l'auteur (de sa jeunesse et de l'origine de son amour pour le vivant, de sa vie d'éleveur qui a entériné sa dépression), puis réflexions de reconstruction ou de constatations d'un monde qui ne tourne pas rond. J'ai aimé qu'il n'y ai pas une expression dichotomique (nature VS le monde) et romantisée de la nature, comme le film Into the Wild peut-être. Ici il n'est pas dans une situation extrême d'isolation. Il garde quand même contact (sans dévoiler de quel façon pour ne pas spoiler). La forêt n'est pas LA réponse à sa dépression, elle lui offre simplement un cadre/un contexte pour se retrouver et se sentir faire parti d'un tout.
Cette BD tirée du roman du même nom est absolument magnifique! Un mélange de réflexions sur la nature humaine et d’observations sur le monde vivant de la forêt.
L’auteur Édouard Cortès va vivre quelques mois dans une cabane dans un chêne afin de retrouver sa santé mentale. Épuisé de la société, il s’éloigne des « hommes », mais pas de la vie. Insectes, oiseaux, animaux seront ses compagnons. Ces quelques mois ont été une source d’énergie afin de reconnecter avec son monde intérieur.
Une lecture douce pour les yeux et le cœur. J’ai adoré!
L’écriture est poétique et les dessins réalistes. On suit un paysan qui a été dépassé par tout ce que ça coûte physiquement moralement et financièrement d’élever du bétail en France. Dépressif et suicidaire, il s’est accroché à la vie via la nature et la littérature. Il s’isole d’abord, apprend de la nature les plus belles leçons de vie. Progressivement il s’ouvre à nouveau à l’humain, sa famille, ses amis puis le reste du monde. Je suis ravie d’avoir lu ce recueil et je suis ravie que l’auteur soit resté en vie pour nous raconter tout ce qu’il a appris en forêt.
Quand tout va de travers et que l'envie de vivre n'est plus là, Edouard trouve comme seule issue de s'isoler dans un arbre où il a construit une cabane. Ce livre m'a énormément touchée. Les dessins sont superbes, la narration mélange histoires du passé, contenu scientifique sur la nature et réflexion de vie sur notre société. J'ai passé un très bon moment de lecture. Par contre, j'ai trouvé qu'il manquait un peu de partage concernant la réflexion sur la vie dans l'arbre et l'évolution psychologique qu'elle apporte à Edouard. En bref : superbe !
Cet ouvrage est une petite pépite, une véritable ode à la Vie, à la nature, aux forêts et aux êtres (des plus grands aux infiniment petits) qui les peuplent. Cette histoire m'a émue, certaines réflexions ont résonné profondément en moi. Le récit est mis en valeur par des illustrations magnifiques.
Très belle BD. J'ai beaucoup aimé les illustrations et les parties où l'auteur parlait des oiseaux, insectes et arbres qui l'entourent. Le reste de son récit m'a moins intéressé non pas par rapport au sujet (la dépression) mais plutôt la façon de l'aborder.
I did love the illustrations and skimmed. very interesting plot - story. I wasn't able to read all of this graphic novel. may want to return to this one someday.