La poésie de Douce Dibondo s'éprouve à double tranchant : d'un côté, la lame incisive vient triturer les violences pour crever l'oppression et souligner la centralité et la puissance des vécus noirs et queers. De l'autre, le dos de la lame trace un espace-refuge où les réparations éclosent dans l'urgence de la guérison. métacures refuse de céder à l'invu, l'insu ou l'indit en réaffirmant le lien entre intériorité et vie. Dans la brèche fine de l'autoengendrement, le texte fait entendre un « je » matériel, dense et sensible où retentit un appel à faire communauté politique. Avec ce premier recueil, Douce Dibondo s'engage par le poème, pose le désir vital de révolutionner le soi et le monde.
J’ai trouvé ce recueil de poèmes magnifique. Les parties sur les corps, le désir, l’amour, l’exil… j’ai du mal à trouver les mots car Douce Dibondo utilise la langue avec une telle précision … c’est superbe.
Je l'ai lu en plusieurs fois car je n'y arrivais pas, et j'ai préféré la dernière session (autrement dit les derniers poèmes du recueil). Déçue d'être restée la plupart du temps hermétique aux poèmes, j'apprécie tout de même le travail poétique qui débouche sur des rythmes et des jeux de son qui concèdent à mon sens beaucoup de corps aux textes.
"les mots sont des ethnies déguisées s'ils fourchent et butent sur un accent ou une hésitation c'est le glas pourtant maman a réussi, elle a menti pour deux des mots ont chanté la survie, elle n'a pas failli, je l'en remercie (...)"
Je hésitais à continuer après l'insertion d'une phrase en anglais pour faire stylé (alors qu'il y avait une erreur de grammaire), mais le "cri/iiiii" m'a achevé. Tout mon respect pour l'autrice mais ça fait poésie qu'on écrit au collège, je n'étais pas impressionnée ni par le fond, ni par la forme. Voilà pourquoi je ne lis pas les personnes qui ont une présence importante sur les réseaux sociaux.
Je dois être un peu bête, car j'ai eu du mal à comprendre ce que je lisais. J'ai persévéré 4-5 poèmes mais après avoir constaté que je n'aurais su expliquer ma lecture, j'ai malheureusement refermé le livre