J'ai parlé. Après toutes ces années de silence, j'ai osé dénoncer mon agresseur, l'homme à l'origine de mes plus grandes souffrances : mon beau-père. Maintenant que c'est fait, impossible de reculer. Le processus judiciaire est enclenché. En plus de la peur qui m'accompagne à chaque étape, je dois affronter le regard des autres, la culpabilité étouffante de ma mère, les cauchemars incessants… Ce que je désire par-dessus tout, c'est me défaire de l'emprise invisible qu'il continue à avoir sur moi. Et peut-être qu'un morceau à la fois, je réussirai enfin à me reconstruire. Aux premiers abords, le système judiciaire peut paraître intimidant pour les victimes de pédophilie, dont la confiance en toute figure d'autorité est grandement ébranlée. Il est toutefois important de dénoncer son agresseur pour l'empêcher de s'en prendre à d'autres. Heureusement, plusieurs acteurs et organismes sont présents pour accompagner les victimes dans toutes les phases de leur guérison..
c’est toujours difficile de noter une histoire vraie, encore plus lorsqu’il s’agit de pédophilie.
j’ai aimé l’aspect de dénonciation et toutes les étapes qui y sont rattachées. ce n’est pas facile de dénoncer un acte criminel encore moins sexuel, et quand ça vient d’un membre de la famille …
et là, je suis un peu mal à l’aise de dire ce qui suit, mais je me dois d’être authentique. j’ai trouvé que c’était trop idéal. tout allait bien, la victime était capable de dire à sa mère comment elle se sent alors que cette dernière n’avait rien fait pour la protéger, l’abuseur qui s’excuse, les rencontres avec la CAVAC et les psy qui sont A1, un homme qui attend la victime parce qu’il est tombé amoureux …. c’est triste à dire, mais ce n’est malheureusement pas la réalité d’avoir une équipe qui soutient la victime 24/7…
j’espère tout de même que ce roman aidera des victimes à dénoncer et à faire prendre conscience que ces actes ne sont pas bien
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C'est souvent difficile de noter une histoire vraie puisqu'on ne veut pas critiquer ce qu'une personne a vécu. Dans ce cas-ci, on a un Tabou qui en est presque une avec quelques détails qui ont été modifié. Si on enlève le fait que cette histoire est vraie, je dois vous avouer qu'en tant que roman, le tout m'a déplu.
Comme à l'habitude, on a une situation traumatisante, mais des lunettes roses et des solutions trop faciles. J'avoue être contente de lire un roman qui parle des procédures suivant une dénonciation d'aggression sexuelle, puisque souvent les romans parlent seulement du pendant et non de l'après, mais l'histoire en tant que telle est une reproduction de tant d'autres Tabou que j'ai lu avant. Pourtant, plusieurs Tabou m'ont auparavant étonné par leur justesse et leur ton de gris... Bref, l'attitude toxique de la mère du personnage qui fini par se ranger du côté de sa fille, les rencontres avec le procureur et l'avocat, l'histoire d'amour qui arrive comme un cheveu sur la soupe, la relation plus-que-parfait avec Marie-Rose... Je trouvais que c'était trop polie, trop facile.
Je tiens quand même à souligner l'importance d'un livre qui traite des procédures judiciaires car cela pourra très certainement aider de nombreuses victimes qui hésitent à emprunter ce chemin. Malheureusement, l'histoire en tant que telle m'a vraiment déçu et je me dois de le noter en tant que roman (et non en tant qu'expérience vécue). Désolant...
Douleur, souffrance sont les mots qui servent à décrire l'histoire qui nous est racontée. Léonie porte plainte contre son beau-père Guy qui l'a agressé sexuellement depuis sa jeune enfance durant des années. Bien que les scènes d'agressions soient édulcorées, on en a pas besoin pour comprendre la souffrance ressentie par Léonie.
On se concentre surtout sur la 1ere année de la vie de l'autrice après la dénonciation. L'histoire se termine d'ailleurs sur le verdict. On vit avec elle ses émotions, ses peurs, ses angoisses et ses combats contre ses démons.
Mais on la voit aussi évoluée, réapprendre à se laisser aimer par les bonnes personnes, reprendre confiance en elle et aux autres, se réconcilier progressivement avec sa mère malgré le fait qu'il reste encore des "crottes sur le coeur" comme la dite mère le dit.
Ce parcours est authentique et unique, mais je pense que beaucoup de victimes peuvent se reconnaître dans celui-ci, car elle met des mots sur des émotions ambivalentes et difficiles à définir. Cela ne peut qu'aider les victimes à réaliser qu'elles ne sont pas seules, qu'elles peuvent guérir et peuvent obtenir justice.
Ce livre a l'avantage, par son édulcoration, d'être relativement accessible à des adolescents, âge où les violences sexuelles arrivent plus fréquemment qu'on l'imagine. Dieu sait que s'il y a bien des gens qui se sentent seuls face à la tornarde émotionnelle, ce sont nos jeunes.
Ce livre est tellement venu me chercher. Une jeune fille qui partage le déroulement et toute les étapes d'une personne ayant été abusé doit passer par.
J'ai adoré, même si la frustration était souvent présente.
Roman pour adolescentes. Je le suggèrerai certainement à mes élèves comme roman coup de coeur. Il est important de sensibiliser les jeunes sur ce sujet et de voir qu'au bout du long tunnel, de belles choses peuvent survenir.
Oh que j’ai trouvé ma lecture difficile! Pas parce que c’est mal écrit, tellement pas (l’écriture de l’auteure est juste sublime), mais parce que les émotions suscitées par cette histoire nous prend direct au coeur et à l’âme. Plusieurs passage m’ont tellement marqués que j’en ai pleuré de douleur. Ce qu’a vécu le personnage principal est atroce, horrible, innaceptable. Mais de cela s’est révélé une force et un courage indescriptible. J’ai adoré les retours en arrière, nous permettant petit à petit de comprendre les horreurs vécus par l’héroïne et comment cela a influencé sa personnalité, jusqu’à atteindre le fond du baril. Le lent chemin vers l’autodestruction est tellement bien décrit, ainsi que le retour à la vie après avoir touché le fond. J’ai beaucoup aimé la façon dont l’auteure a abordé la relation du personnage principal avec sa mère. Bref, un livre dont j’ai adoré la lecture, même si elle m’a un peu tordu le coeur.
J'ai réfléchi avant d'écrire cet avis parce que les mots ne venaient pas. Est-ce que j'ai aimé ma lecture ? Oui. Par contre, c'est un sujet sensible, percutant. J'ai été impressionné par la plume de l'auteure qui nous conquis littéralement grâce aux mots qu'elle a pris soin de bien choisir, bien utiliser afin de bien faire ressentir les émotions du personnage. Histoire inspirée de son vécu personnel, cela nous rend encore plus sensible à ce roman et ce qui y est raconté. Seul bémol, la partie judiciaire et la rapidité de l'agresseur à avouer ses crimes me laisse un peu perplexe. Oui, je le répète, l'histoire est basée sur son vécu, mais comme il s'agit d'un roman qui vise à encourager les victimes à dénoncer et faire confiance au système de justice, j'ai bien peur que certaines soient désillusionnée devant ce qui les attend. Il est vrai que certains tribunaux et certaines villes ont des services d'accompagnement aux victimes impeccables, avec un large éventail de services, mais ce n'est malheureusement pas le cas partout. De plus, ce ne sont pas toutes les victimes qui collaborent si bien, même s'il a démontré un peu de résistance. Évidemment, c'est son histoire à elle qui reflète ce qui attend les victimes qui osent dénoncer et c'est tout à son honneur de mettre sur papier cette partie difficile de sa vie.
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C'était une belle histoire ... touchante ... , seulement j’ai l'impression qu'on représentait moins la réalité d'une situation comme celle là et d'une dénonciation , c'est jamais vraiment aussi simple que cela pour les victimes d'actes sexuelles et j’ai l'impression que c'était plutôt irréaliste , même si ça reste une histoire! Surtout la mère... dans l'histoire également... qui est complice , selon moi ...
Bref, je suis mitigée.
par contre la relation avec sa soeur, c'était réconfortant. Et j'espère vraiment que ça peut aider d'autres à dénoncer car il faut pas hésiter à le faire malgré un long processus parfois
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Un livre inspirés de fait vécue par l’auteure. Il est difficile de lire ce genre d’histoire, quand on a nous-mêmes vécues des gestes semblables.
C’est dans ces moments là qu’on se rend compte, qu’il y a plus de personne que l’ont pensent qui vivent ces atrocités chaque jour, des geste qui nous détruisent.
Ce personnage fait preuve de beaucoup de courage et de résilience et je suis sûr que la personne derrière ce livre également. On a toujours besoin de ce type de rappel.
Ce livre donne envie de porter plainte contre nos agresseurs, même si dans la réalité les sentences sont rares et même les plaintes qui se rendent au procès, c’est seulement pour ça que j’ai enlevée 0.5 ⭐️.
En mille morceaux est un roman bouleversant et rempli d’émotions. J’ai adoré la sensibilité du récit et la façon dont l’autrice aborde le traumatisme, la honte et la reconstruction avec douceur et réalisme. Le personnage principal est extrêmement touchant — on ressent sa douleur, mais aussi sa force de se relever peu à peu. Certains passages m’ont brisé le cœur, d’autres m’ont redonné espoir. C’est une lecture difficile par moments, mais tellement nécessaire. Un livre puissant qui reste longtemps en tête.
La jeune autrice ne le cache pas : ce qu’elle raconte, c’est son histoire. Et ça se sent, dans l’émotion à fleur de peau, dans la détresse qui traverse certaines pages. C’est donc une œuvre particulière à lire et les lecteur.rices peuvent difficilement rester insensibles.
« En mille morceaux est une expérience qui sollicite nos réflexions les plus profondes quant à la voix des victimes. À travers ces mots, il y a l’écho de cette voix intérieure, celle d’une enfant terrifiée qui se cache derrière un voile de terreur, une voix qui mérite d’être entendue, comprise et soutenue. Un sujet délicat qui a été présenté avec honnêteté, sensibilité et compréhension. »
Bien que ce roman soit plutôt intense en émotion, j’ai rapidement trouvé un réconfort dans ce témoignage *inspiré de la vie de l’auteure. Ce roman pourrait certainement aider ou sensibiliser plusieurs personnes à être à l’écoute de soit même et des autres.
Toutes mes félicitations à l’auteure pour son premier roman plus que personnel. Je vais le recommander.
Un petit point que je ne comprends pas, c’est l’ajout d’un tatouage, alors que la narratrice travaille en plein soleil, dans un camp de vacances, quasiment tous les jours.
Il s’agit d’une erreur éditoriale, car un tatouage non guéri n’est pas censé être exposé au soleil. Du tout. Surtout pas dès le lendemain de la séance de tatouage ! Et ce, même s’il est couvert de bandages. C’est dangereux et ça peut propager une mauvaise information aux jeunes qui désirent des tatouages.
Il aurait été préférable que la narratrice cache sa cicatrice encore avec un bandeau ou un gros bracelet. Ou qu’elle se fasse des hennés dessus. Et cela, jusqu’à ce que le temps soit propice pour qu’elle puisse se faire un vrai tatouage.
De plus, concernant le rêve en italique aux pages 227-230, j’aurais aimé que ce soit littéralement mentionné que c’est un rêve, car c’est assez fantastique/féérique. Par exemple, en terminant le passage par une phrase non italique : « Je soulève tranquillement les paupières, éclatée de guerre. Les mouvements de mon corps sont lourds d’épuisement, mais aussi de victoire. J’ai parcouru tellement de chemin, même dans mes rêves. »
Je trouve que le rêve « juste comme ça » enlève une touche de sérieux et de réalité qui serait conservée avec plus d’explication. Ça crée une rupture dans le réalisme de la collection « Tabou », surtout parce que l’italique est surtout utilisé pour des retours en arrière dans ce livre. Et le rêve est une exception à la règle.
Par contre, le rêve a toute sa place. Il est très pertinent, très fort, très poétique. Il a une puissance mille.
Ce livre est inspiré d’une histoire vraie. J'ai beaucoup apprécié le côté éducatif à l’histoire qui démontre toutes les étapes du processus judiciaire. J’ai l’impression que ça peut surement aider les victimes à dénoncer des situations. Cependant, j’aurais aimé plus de détails sur la vie du personnage principale à l’extérieur du procès pour ajouter plus de légèreté à l’histoire et pour plus s’attacher au personnage, cependant vers la fin ça s’améliore.
Petite confession … Par contre, à mon avis je trouve que le personnage principal n’a pas eu de difficultés supplémentaires à surmonter au cours du processus et elle avait extrêmement de courage à chaque étape du processus ce qui enlève un peu de réaliste à l’histoire à mon avis... J’aimerais vraiment que tous ces histoires se déroulent de la sorte mais je ne crois malheureusement pas que ça soit aussi “facile”...