Les philanthropes, c'est le nom que se donnent les ouvriers, peintres en bâtiments de la ville anglaise de Mugsborough dans les sombres années de l'après-guerre de 1919. Philanthropes car ils s'usent le corps et l'âme pour enrichir leurs patrons. L'un d'entre eux, Owen, va tenter de leur faire prendre conscience qu'il existe des solutions de résistance à cette oppression.
Owen est un peintre qui enchaine petit boulot en petit boulot. Conscient de l'oppression qu'il lui est soumis, il souhait éveiller les consciences de ses collègues de la classe ouvrière, aussi victimes contre leur gré...
Roman graphique engagé, Owen incarne les propos de l'auteur irlandais Robert Tressel, inspiré de son autobiographie publiée à titre posthume. Une dénonciation des conditions de vie des ouvriers est démontrée pages après pages, avec une comparaison à celle de leur patron.
Entre fiction et réalité, certains passages font toujours échos aujourd'hui.
Une bonne découverte, d'autant plus que je ne connaissais pas cet auteur. Le travail d'illustration est aussi intéressant.
J'ai bien aimé suivre ces personnages à travers leur vie pas toujours juste et facile. Leurs réflexions sont interpellantes. C'est une histoire écrite il y a quelques années et pourtant toujours d'actualité. Elle fait réfléchir.
Le tout est servi par de très belles illustrations. Elles sont vraiment agréables à regarder et apportent un vrai plus au récit.
Bref, c'est une bd à découvrir sans hésitation.
Merci aux éditions Delcourt et à NetGalleyFrance pour cette lecture.
Un pavé de socialisme qui fait du bien au cœur et au militantisme, une belle traduction en bd de cet ouvrage classique dont je n'avais pas connaissance.