Ce roman, qui se déroule à Casablanca, tente d'aborder des thèmes sociaux et politiques ambitieux tels que la pauvreté urbaine, les mouvements de protestation et les tensions familiales. Malheureusement, l'exécution laisse à désirer sur plusieurs aspects.
Le style d'écriture est particulièrement problématique. Le texte est dense et souvent difficile à suivre, avec des phrases interminables et des dialogues enchevêtrés qui alourdissent considérablement la lecture. Cette approche nuit à la fluidité narrative et empêche le lecteur de s'immerger pleinement dans l'histoire.
Les personnages, notamment Chérif, May et Malika, manquent de profondeur et de cohérence. Leurs motivations restent obscures, et leurs relations semblent artificielles. Le récit saute d'un sujet à l'autre sans transition fluide, créant une sensation de désordre qui frustre plus qu'elle n'intrigue.
Bien que le roman traite de sujets importants, leur exploration manque de nuance et d'originalité. Les longues tirades des personnages, censées aborder ces enjeux, finissent par ressembler à des discours peu naturels qui brisent le rythme du récit.
En fin de compte, il est difficile de s'attacher aux personnages ou de se sentir véritablement impliqué dans leurs luttes. Le potentiel des thèmes abordés est malheureusement gâché par une écriture laborieuse et un manque de finesse dans le développement des personnages et de l'intrigue.