J’ai lu “Hors-sol” dans le cadre des “Rendez-vous du premier roman”. J’ai beaucoup aimé la première partie du récit, qui se déroule à Montréal. C’était lent, mais je prenais plaisir à m’installer dans l’univers d’Alvare et dans ses quartiers - son chez-lui et sa serre -, chauds, douillets, rassurants. Je souriais aux parallèles qu’il dessinait entre les plantes sans terre qu’il cultive et son propre déracinement. J’avais l’impression qu’il allait me porter ainsi, légère comme une plume, jusqu’à la toute fin. Malheureusement, à partir de son arrivée en Islande, le rythme ralentit encore un bon coup et les descriptions de paysages, mille fois trop nombreuses, ont fini par me lasser. Au final, j’ai aussi eu le sentiment de n’avoir qu’effleuré les personnages, je n’ai pas connecté et j’ai été déçue. Philippe Yong possède toutefois une belle plume, qui en a séduit plusieurs, et que je vous invite à découvrir si vous appréciez particulièrement les récits atmosphériques.