« Tout le monde aime les méchants. La culture populaire en a produit de toutes formes et toutes couleurs. Mais tous ne commettent pas leurs atrocités pour de viles raisons. Certains ne veulent pas détruire le monde : ils veulent le changer. Utopistes malencontreusement dystopiques, extrémistes plus ou moins bien intentionnés, libérateurs aux penchants totalitaires, terroristes se vivant comme résistants : ce livre leur est consacré. » De Thanos à Poison Ivy, de Killmonger à Daenerys, en passant par les sorcières et autres freaks, il fallait donner un nom à ce troublant phénomène, un nom en hommage à son leader incontesté : le syndrome Magneto.
Né en 1986, Benjamin Patinaud est connu pour la chaîne YouTube Bolchegeek suivie par plus de 130.000 abonnés. Auteur et vidéaste web spécialiste de culture populaire, il examine sur sa chaine YouTube cinéma, BD, roman, séries ou jeux vidéo sous des angles artistiques, sociologiques et politiques. Le Syndrome Magneto est son premier livre.
Un livre très intéressant avec beaucoup d’idées à creuser. Je fais partie de ces personnes qui bien souvent préfèrent les méchants peut-être suis-je moi même une immonde personne mais soyons honnête un méchant bien construit donne plus de saveurs à une saga. Le problème des « gentils » c’est qu’en général ils sont trop parfaits et surtout ennuyeux faut quand même se l’avouer. Je suis très déçue de l’adaptation en série des grishas probablement pour cette raison le personnage du darkling est central dans la série et le but qu’il veut atteindre est louable il veut une société où les grishas pourront vivre en paix et loin des préjugés ça c’est une première lecture mais quand on creuse un peu on se rend compte qu’il veut cette liberté pour mieux asservir les autres ce qu’il dénonce il finit par le commettre. Et un méchant bien construit nous fait nous poser des questions ok mon but c’est ça ma vision de la société c’est ça mais ce que je veux faire quelles vont être les conséquences ? Je pense aussi à twin lannister qui demande à Tyrion est-il plus honorable de tuer un homme lors d’un mariage ou plusieurs sur le champ de bataille ? Problème philosophique de l’humanité.
Un long et passionnant essai sur la figure du "méchant" dans la culture populaire. En partant du personnage de Magneto, l'antagoniste le plus connu des X-Men, l'auteur tente de répondre à une double question : pourquoi aime-t-on autant les méchants ? et s'ils avaient raison ?
Le livre sollicite de nombreux exemples tirés de comics, mangas, films, séries TV et romans. L'auteur propose ainsi un vrai ouvrage de réflexion sur les rapports entre politique et culture populaire. Instructif, bien écrit, passionnant du début à la fin, c'est l'illustration parfaite de la façon dont on peut amener à réfléchir sur des questions sérieuses en partant d'oeuvres de divertissement.
Un essai super intéressant sur les méchants de la pop culture et pourquoi on les aime autant. J’ai aimé à quel point le côté politique était développé, c’est un enjeu majeur quand on traite de personnages comme Magneto. J’ai été à fond dans ma lecture du début à la fin et j’avais je pense les 3/4 des refs #puante (surtout quand il s’agissait des x-men #megapuante)
Ce livre me fait prendre conscience d’à quel point c’est difficile d’avoir des héros révolutionnaires car soit ils sont du côté des méchants soit cela se passe dans une univers dystopique ou la révolution est acceptée par le public. On adore les rebels dans star wars ou des Katniss Everdeen mais on va diaboliser des activistes et militants dans la vraie vie. Et je trouve que livre parle justement bien du personnage de Cyclope qui est antagonisé quand il décide d’être plus vindicatif dans ses revendications.
Le seul point qui n’a pas évoqué c’est à quel point l’interdît est sexy et je pense que ça joue beaucoup dans notre vision des méchants mdrr Thor est taillé comme un dieu mais pourtant c’est Loki le chouchou des nanas !! après c’est peut être moi qui suis superficielle…
Excellent essai sur les méchants de la pop culture. C'est bien pensé et bien écrit, un vrai plaisir à lire. Le pas de côté prenant le parti de ces méchants emblématiques, expliquant pourquoi leurs motivations sont justes mais leurs moyens inadaptés explique parfaitement pourquoi on aime les tant !
Essai très intéressant sur les méchants dans la littérature et dans le cinéma. De nombreuses visions et explications sont données avec une quantité de référence assez incroyable. Construit avec plusieurs sections toutes très intéressantes, de nombreux "Patients célèbres" sont aussi évoqués pour appuyer les dire. Mon seul regret : j'ai parfois manqué d'un peu de références littéraires, cinématographiques ou politiques pour encore mieux comprendre et visualiser.
idée et concept intéressant mais je trouve que le livre passe un peu à côté de son sujet. j'aurais préféré les "patients célèbres" un peu plus inclus dans les chapitres de symptômes pour expliciter plus la thèse
on a parfois du mal à faire le lien entre les différents symptômes et le syndrome principal. dommage. ça reste malgré tout plutôt intéressant avec des idées à creuser
Un livre intéressant mais qui lance un filet trop large et peine à approfondir les nombreux propos qu'il mentionne. Bon à mettre entre les mains d'un fan de Marvel qui préfère les méchants mais ne sait pas encore pourquoi, mais à vouloir parler de tout semblera un peu trop superficiel dans son traitement pour quelqu'un déjà au courant de ces problématiques – en gros, une bonne introduction au sujet qui, en bon gaucho terminally online habitué des video essays, m'a laissé sur ma faim.
Pour celled.eux charmé.e.s par la façon d'écrire de Benjamin Patinaud et souhaitant plus du même genre, on ne peut que recommander les vidéos de Bolchegeek et de leur chronique pour l'Humanité, où en se concentrant que sur un seul sujet et une poignée de média en rapport, l'équipe peut bien plus approfondir et affiner son analyse !
Following on the video/essay by Benjamin Patinaud / Bolchegeek (see it here: https://www.youtube.com/watch?v=VXNce...), this book takes the discussion one step further on the consideration of antagonists in pop-culture. While some antagonists are evil "just because" and the "good guys" have to beat them to save whatever there is to save, in some other cases the antagonist has a more complex and developed personality, and the authors tried to look deeper into their motivations for "being evil". In such situations, we often find ourselves torn apart between the scenario-led "natural" support of the "good guys", and the empathy we may be brought to feel towards the antagonist character: maybe they're "evil" for a good reason, or maybe the cause they champion is just, but the means they use are "improper". In a social analysis, we could consider that the heroes, especially in Western pop culture, are often either "defenders of the status quo", or "retrievers of the good old days", which is quite conservative in nature, when compared to the antagonist's "revolutionary" tendencies to break the status quo. Of course that doesn't always happen, but even when the heroes do break the status quo, that is often by staying within the limits of the existing system (not everyone destroys the institutions a la Fight Club), as the bourgeoisie would expect.
All in all, the reading was very interesting. I do wish the author would have pushed his analysis even further (I was feeling a bit hungry for more), but it's already quite a good jump in the analysis of the topic!
Approfondissement très intéressant de la video-essai sur le même thème du Bolchegeek, Le Syndrome Magneto aborde le traitement des méchants, et tout particulièrements des méchants qui ont un truc à dire, et qu’en fait on ferait peut-être bien de prêter une oreille à ce qu’ils ont à dire, sous peine de se retrouver à défendre un statu quo mortifère. L’essai fourmille de références pop mais aussi académiques et philosophiques, qui donne envie d’aller un cran plus loin. Avec son décorticage en symptômes, illustrant chaque trait et questionnements que soulève ce genre de personnage, l’essai a en plus un côté très ludique.
Le seul point « meh » c’est que, connaissant plutôt bien la production audiovisuelle de l’auteur, j’avais déjà pas mal de ses références, et certains passages m’ont appris un peu moins de choses. Mais on ne peut pas vraiment parler d’un point négatif, c’est un peu ma faute si j’ai vu 3x chacune de ses vidéos 🤷♀️
J'avais peur d'être déçue, ayant l'habitude de regarder les émissions de Benjamin Patinaud sur Youtube. Cela n'a pas été le cas. Certes le début du livre est un peu poussif, les premiers chapitres étant vraisemblablement une redite de la vidéo sur le Syndrome Magneto de 2019 (vidéo avec laquelle j'ai découvert la chaine), le bouquin prend sa vitesse de croisière assez vite. Le glossaire de vilains à la fin est aussi assez intéressant. Bref une bonne surprise, même si le livre n'a pas provoqué une révolution théorique chez moi, il fut un bon compagnon pendant une semaine et une plongée passionnante dans la pop culture.
Un essai plaisant et stimulant sur la représentation des "méchants" dans la pop culture, qui analyse tous les aspects par lesquels ces vilains posent des questions plus intéressantes que les héros. Ce point de vue politique et provocateur s'appuie sur les connaissances immenses de l'auteur sur les comics américains, le dessin animé ou les films d'action et d'horreur pour développer une thèse fascinante.