2016. La Havane reçoit Barack Obama, les Rolling Stones et un défilé Chanel. L’effervescence dans l’île est à son comble. Les touristes arrivent en masse. Mario Conde, ancien flic devenu bouquiniste, toujours sceptique et ironique, pense que, comme tous les ouragans tropicaux qui traversent l’île, celui-ci aussi va s’en aller sans que rien n’ait changé. La police débordée fait appel à lui pour mener une enquête sur le meurtre d’un haut fonctionnaire de la culture de la Révolution, censeur impitoyable. Tous les artistes dont il a brisé la vie sont des coupables potentiels et Conde a peur de se sentir plus proche des meurtriers que du mort… Sur la machine à écrire de Mario Conde, un texte prend forme : en 1910, la comète de Halley menace la Terre et un autre ouragan tropical s’abat sur La Havane : une guerre entre des proxénètes français et cubains, avec à la tête de ces derniers Alberto Yarini, un fils de très bonne famille et tenancier de bordel prêt à devenir président de la toute nouvelle République de Cuba. Le présent et le passé ont et auront toujours des liens insoupçonnés. Pour sa dixième enquête de Mario Conde, Leonardo Padura écrit un grand roman plein d’humour et de mélancolie, un voyage éblouissant dans le temps et dans l’histoire.
Leonardo Padura Fuentes (born 1955) is a Cuban novelist and journalist. As of 2007, he is one of Cuba's best known writers internationally. In English and some other languages, he is often referred to by the shorter form of his name, Leonardo Padura. He has written movie scripts, two books of short stories and a series of detective novels translated into 10 languages. In 2012, Fuentes was awarded the National Prize for Literature, Cuba's national literary award and the most important award of its kind.
Leonardo Padura nasceu em Havana, em 1955. Licenciado em Filologia, trabalhou como guionista, jornalista e crítico, tornando-se sobretudo conhecido pela série de romances policiais protagonizados pelo detetive Mario Conde, traduzidos para inúmeras línguas e vencedores de prestigiosos prémios literários, como o Prémio Café Gijón 1995, o Prémio Hammett em 1997, 1998 e 2005, o Prémio do Livro Insular 2000, em França, ou o Brigada 21 para o melhor romance do ano, além de vários prémios da crítica em Cuba e do Prémio Nacional de Romance em 1993. Sua tetralogia Las cuatro estaciones, com histórias do detetive Mario Conde, começou a ser publicada em inglês. Os livros são: Pasado perfecto ("Havana Blue", 2007), 1991 Vientos de cuaresma ("Havana Yellow", 2008)), 1994 Mascaras ("Havana Red", 2005), 1997 Paisaje de otoño ("Havana Black", 2006), 1998. Padura publicou também dois livros subseqüentes apresentando o detetive Conde: Adios Hemingway e La neblina del ayer Neste momento, Padura está a finalizar um romance em que os protagonistas são o revolucionário russo León Trotsky e o seu assassino, Ramón Mercader. Livros de Padura editados em português (Portugal, Edições ASA) Adeus, Hemingway Morte em Havana (Máscaras) A neblina do passado Paisagem de Outono O Romance da Minha Vida Um Passado Perfeito Ventos de Quaresma
Sans doute pas idéal de découvrir un auteur en commençant par la 10e aventure de son vieux ex-policier Conde, qui cumule depuis les petits boulots en conservant (au moins) un pied dans les enquêtes. Perdu de nombreux chapitres, je ne comprenais pas le chevauchement de deux histoires fort éloignées dans le temps. Lieu commun: La Havane. Un endroit vraiment pas commun, décrit par Leonardo Paduro, qui n'a jamais fui le régime dit socialiste mais, comme dans tout le monde communiste, une oligarchie d'une minorité de profiteurs-exploiteurs criminels d'Etat. Passionnant, écriture savoureuse, manipulation de la vulgarité avec élégance. Ce 10e tome m'a donné envie d'en découvrir d'autres.
L'auteur, le livre (450 pages, 2023) : On n'a jamais vraiment réussi à accrocher avec le cubain Leonardo Padura, [peut-être en raison de son pessimisme viscéral], sa nostalgie amère et désabusée, ses regrets d'un passé idéalisé mais révolu. Sans doute un caractère propre à beaucoup d'habitants d'une île malmenés par une histoire pour le moins chaotique. Même son héros récurrent, le fameux détective-libraire-à-l'occasion Mario Condé, tente de [chasser les insistantes divagations historiques et littéraires.] Mais à peine quelques lignes et les revoici qui pointent leur nez page suivante, déroulant et rallongeant des phrases trop alambiquées qui rendent vraiment la lecture peu fluide. C'est dommage. Mais voilà c'est Cuba. Mais voilà c'est Leonardo Padura : un monument de la littérature cubaine et un des piliers de la littérature policière mondiale, alors on y revient de temps à autre ! Un temps agité cette fois-ci encore avec Ouragans tropicaux, où Leonardo Padura nous offre deux enquêtes policières pour le prix d'une ! Comme il le dit lui-même en postface, c'est sans doute le plus policier de ses faux polars.
On aimera peut-être : ❤️ On aimera sans doute la bonne surprise du livre dans le livre : le détective-libraire Mario Condé a entrepris d'écrire un bouquin et nous découvrons quelques uns de ses chapitres entrelacés dans ceux du roman. Une double intrigue policière et un véritable voyage dans le temps : nous partons pour 1909, toujours à Cuba, pour une enquête policière bien sûr, mais écrite à l'ancienne, avec un parfum charmant et désuet, quelque part entre Rouletabille et Sherlock Holmes. Comme une respiration bienvenue entre les chapitres habituels d'un roman de Padura. On y apprend bien entendu tout plein de choses sur La Havane du début du siècle et l'histoire décidément compliquée de cette île, tout en se demandant quel rapport peut bien avoir cette vieille enquête d'avant les frères Castro avec "la vraie" intrigue policière que raconte en 2016 le reste du bouquin ... ❤️ On aimera aussi partager avec l'auteur cent ans de vie cubaine, un siècle d'une histoire chaotique, de 1909 à 2016, puisque les deux intrigues parallèles racontées dans ce livre vont finalement s'éclairer l'une et l'autre, tandis que passe le fantôme de Napoléon (oui Bonaparte ! que vient-il faire ici ?).
le contexte : En 2016, un vent nouveau souffle par les fenêtres entrouvertes de l'île : Barak Obama, les Rolling Stones et les soeurs Kardashian débarquent à Cuba ! Une fois de plus l'Oncle Sam envoie du lourd mais cette fois ce ne sont plus les GI Joe. Tout le monde est excité, la police est sur les dents.
L'intrigue : Tout occupée à sécuriser les festivités annoncées en cette année 2016, la police n'a guère le temps de s'occuper du cadavre sévèrement mutilé d'un vieux stalinien, ancien responsable impitoyable de la censure communiste, haï par les uns et gênant pour les autres. Si personne ne regrette ce salopard haut placé, il faut tout de même élucider ce crime qui sera bientôt suivi d'un autre : le détective retraité Mario Condé est appelé à la rescousse ... Mario Condé a lui-même entrepris de rédiger un roman policier (le roman dans le roman) pour nous raconter un autre épisode de la vie cubaine, quand au début du siècle vers 1909 (l'année de la Comète de Halley) La Havane se prenait pour la Nice des Amériques et quand la prostitution faisait les beaux jours des riches américains et surtout des proxénètes locaux. Pour celles et ceux qui aiment la Nice des Amériques. Livre lu grâce à Netgalley et aux éditions Métaillé.
Mes premiers moments passés avec Mario Conde n’ont pas été des plus faciles, il m’a même fallu quelques chapitres pour le comprendre, ainsi que l’autre narrateur ceci dit. Il faut dire aussi que commencer avec le 10ème volume de ses aventures-divagations-enquêtes-errances, n’a pas non plus facilité les choses !
Puis, la littérature cubaine et moi sommes quasiment des inconnues l’une à l’autre, mais j’ai été la seule à faire des efforts pour réussir à approcher son image de la vie à Cuba. Et bien m’en a pris car elle m’a accrochée, malaxée, mélangé les idées au point de ne plus comprendre grand-chose parfois où alors je me suis laissé porter par les mots !
Deux histoires se déroulent parallèlement, l’une débute 1910 et l’autre en 2016 avec la visite du président Obama et un concert des Rolling Stones. L’une et l’autre époques sont violentes et pleines de corruption.
En 1910 nous baignons dans une ambiance maquereaux et prostituées, flics faciles, pauvreté et violence quotidienne. Un ex policier raconte ses débuts à La Havane et sa rencontre avec Alberto Yarini, proxénète en chef au charisme grandiose !
En 2016 un homme au service de l’ancien régime, impitoyable, sans état d’âme et avec une grande soif de richesse est retrouvé mort et mutilé ! Ses ennemis, bien que vieillissants, ne sont pas rares et Mario Conde est chargé par son ancien collègue policier de démêler l’écheveau qu’est son passé ! SI vous voulez savoir pourquoi j’aime bien Mario Condé et son cynisme vous allez devoir lire le roman !
Cuba et La Havane comme nous ne les verrons jamais avec nos yeux et pensées d’occidentaux où la culture hispanique d’origine s’est transformée et adaptée à sa population métissée ! Le blocus économique est toujours d’actualité et la débrouille est le nerf de la vie !
C’est un roman très dense qui ne peut se lire comme un simple roman policier car les enquêtes sont quasiment secondaires, l’auteur prend le temps de raconter la ville, le pays et les habitants. Leur Histoire et leurs histoires sont riches et complexes, parfaitement retranscrites par Leonardo Padura et lui donnant même une aura de Conte des Mille et Une Nuits dans les Caraïbes !
Cette rencontre que j’ai pris le temps de déguster m’a donné envie de la prolonger, l’auteur et le traducteur ont réussi à parler de faits violents avec une plume que je pourrais qualifier de légère mais avec néanmoins beaucoup de profondeur dans les propos !
Leonardo Padura raconte comment son flic de polar, Mario Conde, ancien policier devenu bouquiniste, sceptique et ironique, est convoqué en 2016 pour résoudre le meurtre d’un haut fonctionnaire de la culture de la Révolution. Ce ministère peut compter sur un nombre incalculable d’artistes, possibles meurtriers, tant l’homme était apprécié !
Mais, d’ouragans en ouragans, Leonardo Padura l’envoie dans le passé en 1910 avec la guerre entre proxénètes français et cubains avec à sa tête Alberto Yarini, prêt à devenir président de la toute nouvelle République de Cuba. Directement, venus de la capitale française, ces Appaches font régner la terreur dans le Cuba prérévolution où tous les espoirs sont en éveils.
Leonardo Padura, avec son policier Mario Condé, avec sa dixième enquête, est une référence dans le monde du roman policier cubain. J’avais de l’appétit pour me plonger dans le pays actuel, la venue d’Obama et de Chanel avec son défilé accompagné d’un concert historique des Rolling Stones. Le capitalisme s’installait à Cuba et je voulais y être, aussi. D’autant plus, que l’éditeur vantait une enquête à poursuivre vers le début du XXème ! Cette confrontation s’avérait savoureuse.
Seulement, le style “ouragantuesque” de Leonardo Padura, noyé dans une abondance de mots et de références complètement inconnues, pour moi, m’a laissée sur le bas-côté. Espérant pouvoir y revenir et reprendre la découverte, je l’ai oublié puis carrément rejeté, attendant d’autres chroniques pour me redonner envie.
Mais, rien ne pouvait me faire reprendre ma lecture. En faisant mienne les dix droits du lecteur selon Daniel Pennac, je pris le premier en écharpe, comme un édile à la énième célébration du 8 mai 45 dans sa commune, pour présenter mes excuses à Leonardo Padura.
Je n’ai pas fini l’enquête de Mario Conde de Leonardo Padura. Je ne connaîtrais pas toutes les corruptions décrites, ni le constat économique catastrophique, ni les manœuvres de l’ingéniosité personnelle, ni les crimes odieux perpétrés pour servir les intérêts des mafieux locaux dirigés par des Appaches.
Roman très latino ! J’ai bien aimé les descriptions de Cuba, la nostalgie, la déception de la révolution… Les deux époques, 1910 et 2016: très à la mode d’écrire comme ça, mais La Havane au début du 20e siècle c’est quand même bien intéressant ! Ça m’a donné envie d’en savoir plus sur l’époque.
J’ai eu du mal avec tous les personnages, j’étais régulièrement paumée et revenais en arrière…. Puis j’étais bien dedans.
Mais écriture parfois bien machiste, remarques sexistes et vulgaires sur le physique des femmes et des noires - michelle Obama, « sacrée belle plante ». dialogue entre mecs: telle femme est épilée, gros seins etc
My wife recommended me this book. I mostly read in English, but I was captivated by this book. The fact that we visited Cuba in a distant past and that I like to learn something when I read might influence my rating. I loved the history of the pimp turned national hero and the two intertwined stories. This book reminds me of Filip Kerr’s writings, a huge compliment as far as I’m concerned
Deux enquêtes à deux moments différents de l'histoire de Cuba. Conde enquête alors que La Havane se prépare à des événements inédits - on est en 2016. Et Conde écrit sur les tensions dans un quartier chaud de La Havane, en 1910. Ces deux récits alternent dans un roman un peu long mais j'aime bien Conde et son pessimisme, Conde et sa bande d'amis, et en apprendre toujours plus sur ce pays.
On ne censure pas à Cuba? Un policier qui démonte les clichés de l’économie communiste isolée et anti américaine. Un ton frisant avec le réalisme magique des sud-américains pour un polar de vieillards où s’entremêlent crimes passés et présents sur 3 époques charnières de l’île. Magnifique plongée dans La Havane.