Hazel est éblouissante. Hazel est brisée. Hazel enchaîne les relations d’un soir. Dans ses veines coulent le vitriol et la fureur. Et puis. Et puis, elle rencontre Ian. Elle, princesse du cynisme, décide de croire en cet amour qu’elle n’a vu que sur les comptes Instagram de ses copines, triptyque coup de foudre/mariage/compte-joint. Au rythme du Paris nocturne et des fumoirs de boîtes de nuit, ces deux trentenaires se télescopent dans une histoire d’amour toxique. Jusqu’à sa fin, inattendue. « Un coup de foudre entre eux ? Non, c’était une collision. » Une héroïne d’exception, comme sortie d’un épisode de Vernon Subutex. Avec une écriture entre élégance et tranchant d’une lame de rasoir, ce roman interroge les contradictions d’une époque et bat en brèche les recommandations de « bonne conduite » féministe. Sarah Koskievic est journaliste. Après plusieurs années passées à New-York, à Miami, à Tel-Aviv, elle est aujourd’hui la directrice de production éditoriale de « Transfert » ( Slate ), l’un des podcasts les plus écoutés en France. Après La Meute (Plon, 2019), Hazel est son deuxième roman.
[Merci à NetGalley et aux Éditions La Martinière pour l'envoi du livre.]
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Comme souvent, c'est la couverture qui m'a attirée vers ce livre. Aussi j'ai commencé ma lecture à l'aveugle, sans savoir de quoi il parlait – et quelle(s) surprise(s) !
Dans « Hazel », Sarah Koskievic aborde les relations toxiques, la dépendance à l'autre, la dépression.
Le style est cru, vulgaire souvent, les phrases sont sans détours, et les mots sont durs et pointus ; j'ai eu l'impression de me prendre des coups de couteau et de ne pas sortir indemne de cette lecture. Ce n'est pas un style qui plaira à tou·te·s, et sans doute vaut-il mieux être prévenu·e.
Chaque chapitre suit le point de vue d'un personnage, ce qui aurait pu être intéressant, mais j'ai trouvé que, globalement, les voix et tons se ressemblaient tous, ce qui, sans rendre le roman moins bon, ne lui apportait rien de spécial non plus.
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En parlant des personnages, j'ai eu beaucoup de mal à m'attacher à eux.
Pour Hazel, notre héroïne, j'avais cet attachement un peu spécial qui faisait que sans l'aimer particulièrement, je m'inquiétais pour elle et voulais la voir s'en sortir.
Quant à Romain et Ian, j'ai adoré les détester – ils sont atroces avec les femmes, l'un comme l'autre, chacun à sa manière. Les personnages sont présentés sous leurs côtés les plus sombres, et je crois donc que le but de l'autrice n'était de toute façon pas de nous faire les aimer – si c'est bien le cas, c'est réussi !
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Le roman n'est pas très long (moins de 200 pages), mais en si peu de temps, Sarah Koskievic réussit à nous mettre dans l'ambiance, à nous plonger dans une atmosphère glauque d'un Paris de nuit et de ses bars où l'alcool bat son plein.
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Ce n'est pas un coup de cœur, mais j'ai aimé ma lecture. Je ne la recommanderais pas à n'importe qui, par contre.
J'ai adoré découvrir la plume de Sarah Koskievic, et j'espère avoir l'occasion de découvrir d'autres de ses textes !
Pour mon défi NetGalley France 2023, j’ai reçu ce roman : Hazel. Une littérature française intrigante, une fiction pour adulte (je le précise ici, car nous avons un certain langage cru), qui nous entraîne dans l’histoire d’une femme fragile dans un univers pesant.
Hazel, une jeune femme de trente ans, ressent « un vide inexplicable ». Il n’y a pas une seule journée dans ce monde où elle ne se pose pas des questions sur sa vie, sur le sens de celle-ci et si elle a vraiment sa place… On voit sur son corps les cicatrices, les bleus; la preuve qu’elle n’est pas bien. Tous les jours sont une souffrance, un vide, sauf lorsqu’elle voit son ami Romain. Pour lui, elle est différente : lumineuse, originale, mais également sombre, avec des idées noires.
« …Mais avec moi, elle laisse entrevoir son vrai visage. Impétueuse, insolente, irrévérencieuse, profondément dépressive, elle peut enfin déverser le flot d’émotions qu’elle retient depuis toujours. »
Jusqu’au jour où elle rencontre Ian. Un homme attirant, mystérieux, mais qui est également en proie au même mal-être qu’Hazel. Ici, il n’y a pas de contes de fées, de fin heureuse, mais seulement un amour violent, dur et… tout simplement destructeur. Qui seront nos futurs mariés? À vous de le découvrir.
Sarah Koskievic a une plume intéressante, intrigante. Elle nous entraîne dans un roman court, hors norme, car elle sort des balises habituelles. Mais, pour cette chronique, je vais être honnête en disant ceci : soit vous aimez, soit non. Pour ma part, ce ne fût pas le cas malheureusement. Je n’ai pas aimé l’ironie dans la plume de l’auteure, la noirceur… La descente aux enfers de notre personnage. Je lis toutes sortes de romans : romance, polar, thriller, dark romance, donc j’ai l’habitude… Mais celui-ci est très cru, pesant, difficile, et il y a une relation que je trouve beaucoup trop sordide. Cependant, cela ne m’a pas empêcher d’aimer la structure, l’histoire en général et certains des personnages secondaires.
Mais ce qui m’a agréablement surprise dans cette histoire, je ne m’y attendais tellement pas, est la fameuse chanson que je connais d’un dessin animé « Un Monstre à Paris »… Alors, j’ai relu-relu-relu ce passage, car je l’ai adoré. Quelle surprise de lire ce petit extrait : « On rentre quand le soleil se lève et que l’eau se réveille. Sur le pont des Arts, mon cœur vacille. Entre deux eaux, l’air est si bon. Cet air si pur, je le respire. Nos reflets perchés sur ce pont. »
Un roman étonnant, original, mais dont je n’ai pas apprécié la noirceur, ni l’ironie. Et vous, qu’en avez-vous passé? 6/10
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Date de sortie : 25 août 2023 (France)
Résumé : Une trentenaire désabusée en proie à des idées sombres traîne son autodestruction et morcelle son intégrité dans ses relations amoureuses. Hazel, c’est son nom, s’automutile et se donne à des hommes le temps d’une nuit, comme de petits abandons volontaires qui la dépossèdent d’elle un peu plus à chaque fois. Jusqu’au jour où elle rencontre Ian. L’attraction est immédiate, irrépressible. Au rythme du Paris nocturne et des fumoirs de boîtes de nuit, Hazel et Ian se perdent dans une histoire d’amour vouée à l’échec. Jusqu’à sa fin… inattendue. Avec une langue décapante et incisive, Sarah Koskievic présente une héroïne tragique qui bat en brèche toutes les recommandations de « bonne conduite féministe » - féminisme dont elle se réclame paradoxalement. Hazel fascine autant qu’elle émeut. Un personnage intense, entre force et fragilité, qui interroge avec férocité les contradictions d’une époque.
je l'ai pas fini, et je ne compte pas le reprendre je pense.
les personnages sont creux si on leur enlève tout leur mal-être, ils sont sombres pour être sombres et bien que ça concorde avec l'intrigue, ça me dérange. je n'ai pas réussi à savoir s'il y avait une critique consciente des relations toxiques et des violences propres à celles-ci, si les autres personnages (que l'on connaît à peine, sinon pas) apportaient réellement quelque chose à Hazel, Romain ou bien Ian. et c'est bien dommage, parce que ça aurait pu être intéressant et plus poignant s'ils étaient davantage mis en avant.
hormis ça, la plume de l'autrice est crue, efficace à la manière de Virginie Despentes (comme il a été mentionné) et permet une lecture plus ou moins facile et rapide.
Le roman se lit très vite, commencé le soir et finit le lendemain. J’ai beaucoup aimé l’idée d’un personnage qui se construit à travers le regard croisé d’un entourage proche ou de parfaits inconnus et celui du personnage principal. Écrire des bons anti héros n’est pas facile, et c’est un peu ce qui pèche ici : il y a une vraie envie de montrer le délabrement des personnages, ils ne sont racontés qu’à travers leur défauts et leurs pires travers si bien qu’il est vraiment difficile de s’y attacher ou d’avoir de l’empathie pour eux. Et pour ma part, lire la déglingue de bourgeois parisiens me lasse vraiment, j’ai l’impression d’avoir lu 12 fois ce genre d’histoire. J’avais vraiment envie de quelque chose de percutant ( comme Manger Bambi ou Baise-Moi par exemple). J’aurais adoré ce livre s’il montre les mécaniques des relations toxiques, ce qui fait qu’elles tiennent, comment on s’en libère, comment ça se manifeste en amitié ou dans la romance, comment ça pourrit les autres relations, comment on s’en sort. Ici, c’est suggéré ou effleuré. Malheureusement ça n’a pas comblé mes attentes.
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Merci à Gleeph et aux éditions Editions de la Martinière pour l’envoi et la découverte, je garde de cette lecture le plaisir de prendre des notes au fur et à mesure de mes lectures.
Dans un second roman haletant, Sarah Koskievic raconte la vie dissolue d’une Parisienne qui, entre la drogue, l’alcool et le sexe, rêve d’une improbable histoire d’amour. Ian sera-t-il l’homme qui réussira à lui faire renoncer à ses principes ?
Les scientifiques ont bien essayé d’expliquer ce qui se passait au moment d’une rencontre, quand deux êtres se trouvent. Les manifestations physiologiques, la chimie du «coup de foudre». Pourtant le mystère reste entier. Ainsi quand Ian croise le regard de Hazel, il ne sait pas encore qu’il est sur le point de faire basculer sa vie. Tout juste peut-il constater qu’il n’avait encore jamais rencontré une telle fille: «Elle avait dans le fond de son regard un minuscule éclat jaune, qui laissait transparaître sa folie. Elle était de celles qui ne reculent devant rien. Elle ne disait jamais non, trop contente de prouver qu'elle pouvait relever n'importe quel défi. Elle voyait la vie comme une succession de moments chiants et longs, un fléau dont elle voulait désespérément s’échapper sans bien savoir comment faire. Elle vivait sa vie comme une éphéméride. Une journée s’écoulait, elle en arrachait le souvenir et passait à la suivante. Elle avait cette propension à se renouveler tous les matins et à mourir tous les soirs.» On se doute bien que cette fille incandescente n’est pas faite pour la vie de couple. Peut-être pas non plus pour le bonheur. Pourtant, elle a envie d’y croire, elle qui noie son mal-être dans la vodka, dans des soirées qui ne sont plus vraiment joyeuses, mais plutôt faites pour oublier, pour sombrer dans des nuages de tabac, dans des lignes de coke, dans des vapeurs d’alcool, dans des relations aussi éphémères qu’insatisfaisantes. Elle se donne pour avoir l’impression de vivre. Et se retrouve au petit matin encore plus malheureuse que la veille. C’est sur le rythme syncopé d’une playlist qui donne aux chapitres leur titre que l’on suit ces errances dans le Paris des bobos qui, s’ils n’ont guère de problèmes d’argent, sont tous plus ou moins mal dans leur peau. En leur donnant successivement la parole, Sarah Koskievic nous permet de détailler ces malaises existentiels, ces quêtes désespérées vers un avenir plus serein. Et comme il est plus facile de juger les autres que soi-même, les avis sont souvent tranchés, excessifs, assassins. Ainsi, Romain qui est l’ami d’Hazel, ne peut s’empêcher de penser que son féminisme est excessif, qu’elle devrait s’amender un peu. L’occasion de souligner que la galerie de personnages proposée ici montre combien l’époque est dramatiquement instable. Chacun se veut fort et affiche ses faiblesses, chacun se veut libre et se perd dans des principes destructeurs. Chacun veut profiter de la vie en oubliant que le bonheur ne se trouve pas dans des addictions plus ou moins puissantes. Cette Meute, pour reprendre le titre du premier roman de l’autrice, a sans doute écouté No Future en boucle. On pense au Vernon Subutex de Virginie Despentes, mais dans un style plus frénétique, plus décapant, qui colle parfaitement au propos. Jusqu’à l’ultime chapitre qui ne reprend pas pour rien le titre du premier, Sympathy For The Devil, bouclant une boucle qui pourrait vous surprendre.
#Hazel #NetGalleyFrance Avant tout merci à NetGalley France et aux Editions de la Martinière pour m'avoir permis de lire ce livre avant sa sortie, le 25 Aout prochain. Qui est Hazel? Une trentenaire désabusée en proie à des idées sombres traîne son autodestruction et morcelle son intégrité dans ses relations amoureuses. Hazel, c'est son nom, s'automutile et se donne à des hommes le temps d'une nuit, comme de petits abandons volontaires qui la dépossèdent d'elle un peu plus à chaque fois. Elle se présente aux autres sous les traits d'une femme à la peau quasi diaphane, qui semble paumée, abimée par la vie, certains la voient comme une toxicomane, mais en fait ce n'est qu'une apparence. Hazel comme son nom l'indique, noisette a une carapace, mais inconsciemment pour ne pas se faire de mal elle a choisi de faire comme la pierre au milieu de la rivière, elle supporte le passage et l'érosion de l'eau, mais un jour l'érosion atteint le coeur. Un roman Choral qui mêle les voix de Hazel et de son meilleur ami Romain, mais aussi d'inconnus, qui ne connaissent rien d'elle. Ce roman fort bien écrit, cru, dur, limite dérangeant joue entre apparence et connaissance. Les personnages sont présentés tous de façon très réaliste, ils ne laissent pas de place à l'imagination, et parfois même à bien peu d'empathie, mais c'est volontaire, pour pousser le lecteur jusqu'à ses derniers retranchements, où finalement l'apparence n'aura plus sa place seule la réalité subsistera, et à la fin vous découvrirez qui est Hazel et surtout qu'elle s'est trouvée, un cheminement dur mais nécessaire pour sortir de l'enfer dans lequel elle était tombée.
#Hazel #NetGalleyFrance First of all, thank you to NetGalley France and Editions de la Martinière for allowing me to read this book before its release on August 25. Who is Hazel? A disillusioned thirty-something with dark ideas, who drags her self-destruction and integrity into her relationships. Hazel, as she calls herself, self-mutilates and gives herself to men for one night at a time, like little voluntary abandonments that dispossess her of herself a little more each time. She presents herself to others as a woman with almost diaphanous skin, who seems lost, damaged by life. Some see her as a drug addict, but in fact this is only an appearance. Hazel, as her name suggests, has a shell, but unconsciously, to avoid harming herself, she has chosen to be like the stone in the middle of the river, enduring the passage and erosion of the water, but one day the erosion reaches her heart. A choral novel that blends the voices of Hazel and her best friend Romain, but also of strangers who know nothing about her. This well-written, raw, harsh, almost disturbing novel plays between appearance and knowledge. The characters are all presented very realistically, leaving no room for imagination, and sometimes even very little empathy, but this is deliberate, to push the reader to the limit, where in the end, appearance will have no place, only reality. In the end, you'll discover who Hazel is and above all that she has found herself, a hard but necessary path out of the hell into which she had fallen.
Avis à chaud (lu en 24h) : j’ai été d’abord surprise par le ton de la narration. Je me suis dis je continue parce que même si je ne suis pas sûre de savoir si j’aime, je suis happée par ma lecture, le ton est tellement direct qu’il nous entraîne directement dans l’histoire même si au début il faut récolter les indices pour comprendre ce qui se raconte (ce qui ne me déplaît pas au contraire ça laisse du mystère !) Puis, au fil de ma lecture je ne suis plus sûre que ce soit une lecture qui me correspondent, j’aime les histoires plus denses, qui développent davantage (et là clairement je pense que je suis coupable : il ne fait pas 200 pages … !), et le style est aussi trop brut pour moi, sans détour, très direct. Mais une lectrice a trouvé les mots pour me faire achever cette lecture, et ma lecture étant déjà bien entamée je me suis dit qu’au moins je saurais de quoi il retourne … ! Je confirme, oui, si vous l’avez déjà entamé, je pense qu’il faut aller jusqu’au bout !
Conclusion donc évidente, je suis contente d’avoir atteint la dernière page (mais clairement la pique gratuite pour les libraires … ?! Un second degré que je ne saisis pas peut-être ? 🤔)
Je vous en dirais pas plus sur cette fin qui vaut le détour, même si la plume ne correspond pas à mes préférences (crue/directe/brut), j’ai une préférence pour les romans qui creusent les détails de la personnalité de leurs personnages, j’aime la noirceur mais le fait qu’il manque de profondeur dans le vécu des personnages (à mon goût encore une fois) fait que je n’ai pas complètement adhéré à ces ténèbres. Un roman qui pourrait par contre plaire à d’autres lecteurs c’est sûr !
Difficile de donner une note à une telle lecture, elle ne peut pas uniquement refléter mon opinion sur la fin ce ne sera donc pas 4 mais 3/5
PS : j’ai apprécié la playlist que j’ai écoutée au fur et à mesure de ma lecture ! Cela donne un côté cinématographique intéressant !
Je remercie #NetGalleyFrance et les �ditions de la Martini�re pour cette belle d�couverte de #Hazel !Hazel et Romain sont deux jeunes adultes perdu.e.s dans une soci�t� qui leur a pourtant apport� de "bonnes places", loin de la mis�re financi�re et pourtant pleinement dans la crainte des lendemains d�cevants, de ceux qui d�senchantent.Romain commence par nous pr�senter Hazel, une jeune femme � tendance d�pressive, belle et d�s�uvr�e, malgr� son poste d'architecte, ses accoutumances et ses soir�es � n'en plus finir. Hazel prend ensuite la parole, confiant son malaise et son manque d'empathie pour la vie de couple. Sauf que voil�, Hazel rencontre Ian et la passion incandescente est en marche... Ce couple adult�re va bousculer les a priori de Romain, d'Hazel, et des lectrices et lecteurs.Le style est fluide, agr�able, travaill�, percutant. Sarah Koskievic r�ussit en quelques phrases � planter les d�cors et les personnages (par exemple pour Denise, patronne de bar). L'autrice propose un m�lange de voix : les deux personnages principaux se racontent au fil des courts chapitres, et des personnages secondaires (patronne, client et cliente de bar, conductrice nocturne...) interviennent de fa�on impromptue. Ces apparitions furtives apportent une dynamique int�ressante au rythme, � l'histoire et aux r�flexions qui en d�coulent. Sarah Koskievic invite aussi des voix plus musicales : un titre de chanson est attribu� � chaque chapitre consacr� aux personnages principaux. J'ai appr�ci� cette proposition de playlist (et je recommande vivement d'�couter les morceaux au fil de la lecture !)Sarah Koskievic d�crit avec brio cette g�n�ration sur-d�senchant�e, qui d�chante sans raison dans ses qu�tes de pouvoir, de sens et de pseudo-libert�s. Pour finir, j'ai beaucoup aim� le retournement de situation final, m�me si je m'attendais un peu � un tel d�nouement (un brin tir� par les cheveux...), la conclusion est bien amen�e et aussi caustique que l'ensemble du roman.
À en croire la couverture, Hazel est une trentenaire qui, si elle ne croque pas la vie à pleines dents, déchiquète le cœur des hommes avec ses crocs. L’Amour avec un grand A, non merci. Ce n’est pas pour elle. Il n’est pas encore né celui qui lui donnera envie de partager sa tanière. La seule meute à laquelle elle prend plaisir à se joindre, c’est celle qu’elle côtoie la nuit, étourdie par les effluves d’alcool et les stroboscopes des boîtes de nuit. C’est là qu’elle complète son tableau de chasse. Les hommes, elle les consomme au présent et les conjugue à l’imparfait. Mais, en fin de compte, la seule proie sur laquelle elle s’acharne, c’est elle : entre mutilations du corps et de l’âme, et à force de s’abandonner momentanément dans des bras différents nuit après nuit, elle perd le contrôle, se laissant déposséder d’elle-même.
Une nuit, semblable à tant d’autres, elle fait la rencontre de Ian. Si l’attraction est immédiate et irrépressible, si leurs corps s’assemblent ne faisant qu’un, ils finissent par se détruire l’un l’autre. Lui est marié et ne compte pas quitter sa femme. Quant à elle, elle ne veut pas s’accrocher à lui mais ne parvient pas à l’éviter, c’est le seul homme qui a su transformer une seule nuit en plusieurs instants volés. Entre cris du cœur et peaux emmêlées, ils se déchirent. Et elle, elle s’auto-déchire.
C’est en prenant la fuite qu’elle finira par se retrouver… dans un dénouement invraisemblable.
Bref, un roman plaisant, porté par une écriture aiguisée, et c’est déjà ça de gagné !...
Hazel est une jeune femme perdue. Elle ne sait plus dans quelle direction se diriger et enchaîne les coups d'un soir. Un jour, elle fait la connaissance de Ian. Un jeune homme charmant, beau, qui lui tape directement dans l'oeil. Une relation commence entre les deux mais très rapidement, elle prend un tournent extrêmement toxique...
J'ai eu du mal a me plonger dans la lecture car directement nous rentrons dans le feu de l'action. Nous ne connaissons aucun personnage et l'histoire est déjà installée et construite et nous devons nous adapter. La plume est extrêmement belle, très poétique avec des citations qui resteront gravées dans ma mémoire ("C'est ça le truc avec les démons, ils se reconnaissent entre eux"). En tant que lecteur nous ressentons vraiment toute la réflexion derrière ce livre, l'auteure a vraiment fait un travail de recherche de fond et ça ne rend le livre que plus intéressant.
Concernant les personnages, j'avais du mal à cerner Hazel au début et je n'aimais pas Romain. Hazel était trop versatile et ça me déstabilisait. Pour Romain, je trouvais que c'était un macho invétéré et il m'agaçait. Pourtant étrangement au fil de ma lecture j'ai changé d'avis. Nous pouvons percevoir les faiblesses et les failles et ça les rend touchants, humains. Leur relation est adorable et on peut voir qu'ils sont là l'un pour l'autre et se soutiennent peu importe les adversités de la vie ! (Par contre Ian je peux pas le blairer.)
💥 Percutant En trois mots : amour - toxique - sombre
« C’est ça le truc avec les démons, ils se reconnaissent entre eux. »
➡️ Hazel est singulière, libre, lumineuse mais aussi très fragile et sombre. Ce n’est pas forcément le genre de personnage que j’affectionne d’habitude mais je pense qu’on ne peut que s’attacher à elle. Malgré un texte court on constate un certain travail sur les personnages.
« - T’as quand même un peu de marge avant de crever… - Je sais, ça va être long. »
➡️ On retrouve beaucoup d’humour noir et d’ironie dans la plume. L’écriture est incisive, crue, parfois un peu orale mais ce n’est pas dérangeant, cela correspond au roman.
« Tous me pensaient gibier alors que je me délectais de la dépouille de mes proies. »
➡️ Suivre cette descente aux enfers est quelque part captivant mais aussi pesant, c’est à la fois très noir et plein d’espoir. J’ai apprécié la ou plutôt les manières dont sont abordées les relations toxiques. Attention quelques sujets peuvent heurter certains lecteurs.
Sans oublier une fin surprenante, que j’ai bien aimée malgré un côté un peu rapide.
Merci aux éditions de la Martinière pour ce titre dans le cadre du challenge NetGalley.
Merci à @netgalleyfrance et @editionslamartiniere pour ce service presse. #NetGalleyFrance #Hazel
Quelle femme étonnante. Hazel désenchantée, transgressive, qui prend quand elle laisse croire qu'elle donne. Elle ne croit pas en l'avenir, supporte tout juste le présent et se laisse porter par chaque journée. Être éthéré, fine, maigre, presque fantomatique, elle ne s'attache pas et attend de disparaître.
C'est un roman original, une héroïne comme je n'en avais jamais vue. Elle se sent vivante le temps d'une étreinte et le dit : "Je veux me noyer dans les draps et m'oublier. Qu'on me donne un moment de pur plaisir, pour me souvenir, encore, que je suis vivante."
Pourtant elle ne veut surtout pas plus de la part des hommes. Femme-objet et chasseresse tout à la fois, elle est tout en contradictions.
C'est un récit à plusieurs voix : Hazel, l'ami, l'amant, quelques gens croisés au hasard de ses sorties. À se vouloir détachée de tout, elle devient terriblement attirante.
La plume est belle, visuelle, sensorielle et sensuelle. Une lecture qui m'a sortie de mes habitudes et qui m'a beaucoup plue. Sa fin m'a même séduite.
"Hazel" s'ouvre sur une dédicace qui rappelle furieusement Virginie Despentes, comme une déclaration audacieuse. Et c’est vrai qu’on retrouve un peu l'esprit provocateur et la colère souvent justifiée de cette autrice engagée chez Sarah Koskievic.
L’héroïne du roman, ou plutôt anti-heroine, est une fausse fille facile, une vraie écorchée de la vie. Semblant toujours en sursis, elle multiplie les coups d’un soir avant de tomber sur l’ultime connard, celui qu’elle aura dans la peau et avec qui elle vivra une histoire faite de déchirures et de passion destructrice.
J’aime bien quand c’est court et quand ça claque comme un retour d’élastique de string. « Hazel » est un roman féministe qui sent la clope, la vodka et emmerde le patriarcat. La fin, surprenante voire abracadabrante, se dresse comme un magnifique doigt d’honneur à tous les enfoirés ici-bas. Jouissif donc.
Merci à Netgalleyfr et les Éditions de la Martinière de m’avoir permis d’élire ce roman en avant-première!
Hazel ou les chroniques d'une trentenaire paumée qui va mal depuis toujours, en témoignent les cicatrices parcourant ses bras, stigmates de ses nombreuses tentatives de suicide. Dans ce roman, Hazel est la narratrice principale et nous embarque dans sa relation toxique avec Ian et ses soirées embrumées par les vapeurs d'alcool et de cigarettes. Si j'ai été séduite par la plume de l'auteur et la construction assez fine de ses personnages, j'ai trouvé qu'il y avait un manque flagrant de tension narrative. Le roman est une longue description de la vie du personnage principal et des relations qu'elle entretient avec quelques autres personnes. La fin est complètement inattendue, à la limite de l'absurde. C'est cynique et ça fonctionne !
Roman coup de poing, cru, direct, sans fioritures, âmes sensibles s’abstenir. Personnellement j’ai beaucoup aimé mais à mon avis, les avis peuvent être divergents. La vie amoureuse d’une jeune femme, Hazel, est retranscrite du point de vue de divers personnages, que ce soit le meilleur ami, la patronne d’un bar, une inconnue espagnole qui la renverse en voiture, l’amant du moment, etc. Sur Hazel, ils portent un regard extérieur et pourtant criant de vérité. La vie compliquée d’Hazel, sa volonté de s’autodétruire en permanence en font une jeune femme énigmatique qui sort du lot et attire les regards ou fait fuir, c’est selon. Un roman qui ne laissera pas indifférent.
Avec un arrière goût de fureur, de cigarette et de vodka, Hazel est un court roman qui claque. C’est un roman engagé, sur les relations passionnelles destructrices mais pas sur, et qui met en scène des anti-héros sacrément écorchés, à la force de caractère hallucinante. Sarah Koskievic remballe ici le patriarcat et la fin du roman est brillante.
Un joli doigt d’honneur à tous les faux-amis, les manipulateurs et connards ici-bas.
Avis : Bon roman sur les relations humaines. Les attentes des femmes et des hommes dans une relation ne sont pas les mêmes. Certaines de ces relations peuvent être nocives pour les protagonistes.
Hazel et Ian tombent dans leur propre piège.
Conseil : Je recommande ce roman, il est très réaliste, c'est presque du vécu. Il y'a de l'humour ce qui permet de s'intéresser à l'histoire.
Histoire d'une relation toxique dans le milieu parisien bourgeois. Très noir et très addictif. Une Camille de Peretti qui rencontre une Virginie Depentes.