À quatorze ans, Virginie, Marie et Thomas sont arrachés à leurs familles sur ordre du gouvernement canadien. Avec les autres enfants innus du village, ils sont conduits dans un pensionnat, à près de mille kilomètres de chez eux, pour y être éduqués. Là-bas, il leur est interdit de parler leur langue, leurs cheveux sont rasés, leurs objets personnels confisqués. Ils ne sont désormais plus qu’un numéro. Soixante-dix ans plus tard, l’avocate Audrey Duval cherche à comprendre ce qu’il est advenu des trois jeunes Innus mystérieusement disparus… Écrivain et journaliste à Montréal, Michel Jean est issu de la communauté innue de Mashteuiatsh. Il est notamment l’auteur de Kukum , roman vendu à plus de 200 000 exemplaires au Québec, traduit en plusieurs langues et couronné des prix littéraires France-Québec, Vleel et Nature nomade.
Michel Jean est un écrivain innu de la communauté de Mashteuiatsh, au Québec. Il a publié onze romans. Kukum, publié chez Libre Expression au Canada, Depaysage et Points en France, a remporté le Prix France-Québec 2020 et les prix VLEEL, Nature Nomade de même que le Prix du meilleur roman des lecteurs et libraires Points 2023.
Wie schon angekündigt, habe ich nun auch den Nachfolgeroman von Kukum über die Inuit in Kanada mit dem Titel Maikan gelesen und diese Geschichte ist ebenso großartig und sehr zu empfehlen. Eine grausame Story, die umso dramatischer und furchtbarer ist, da mittlerweile auch aufmerksame Nachrichtenkonsumenten in Europa mitbekommen haben, dass genau diese Verbrechen und noch schlimmere tatsächlich in den von der Umwelt abgeschotteten kirchlichen Umerziehungsheimen, in denen die Kinder der indigenen Bevölkerung Kanadas, die ihren Eltern geraubt und zur „Deprogrammierung“ interniert wurden, passiert sind. Das schockierendste an diesen unvorstellbaren Gräueltaten ist aber der Umstand, dass dieses Vorgehen nicht in vergangen Jahrhunderten, sondern fast bis zur Jahrtausendwende, also bis 1996 von der kanadischen Regierung praktiziert wurde. Erst nach und nach wird das dunkle Kapitel der Geschichte Kanadas aufgearbeitet und auch näher hingeschaut. In den Fokus gestellt, ergibt sich nun ein noch dramatischeres Bild, denn es wurden Massengräber mit bisher insgesamt mehr als 1000 Kinderleichen in einigen Internaten gefunden. Der Roman bekam erst kürzlich wieder aktuelle Brisanz, da die letzten Gräber erst 2021-2022 entdeckt wurden. https://www.derstandard.at/story/2000...
Wundervoll baut der Autor auch dieses Mal wieder den Plot auf. Im Zuge der Aufarbeitung der kanadischen Regierung, spielt ein Handlungsstrang fast in der Gegenwart, ergo im Jahr 2013, in dem die Wirtschaftsanwältin Audrey Duval pro bono unbekannte Innuit-Klienten vertritt, die diese Horror-Heime überlebt haben und von der Regierung Reparationszahlungen bekommen sollen. Sie hat einige bereits aufgespürt, viele sind bereits gestorben, einige schwer auffindbar, denn sie sind infolge ihrer Traumata und Entwurzelung in die Obdachlosigkeit gerutscht, einigen konnte sie mit Zahlungen helfen. Audrey hat sich die Insassen des Internats Fort George ausgesucht und versucht gerade, die letzten drei ehemaligen Kinder, die sie mit dem Indianer-Register abgeglichen hat, aufzuspüren. Aber das ist gar nicht so einfach, den diese drei Personen sind wie vom Erdboden verschluckt. Es handelt sich um Marie, Virginie und Charles, die 1936 ihren Familien entrissen wurden. Eine dieser drei Personen ist übrigens ein Verwandter des Autors.
Im heftigen Handlungsstrang der Vergangenheit werden wir in die Situation des Umerziehungslagers gestoßen. All die Traumatisierungen, die Gewalt, die Boshaftigkeit der katholischen Erzieher, die Vertuschungen, das Wegsehen jener, die sich am Kindesmissbrauch nicht beteiligen, der Hunger der Kinder, die infolge der mangelnden finanziellen Ausstattung durch den Staat ständig unterversorgt sind und die Kälte sind schwer zu ertragen, denn sie werden detailliert und grausam geschildert. Auch die Angst der Kids, ihre Vermeidungsstrategien, Verletzungen und Traumata präsentiert uns der Autor sehr sensibel und psychologisch tief und konsistent entwickelt. Wir reden hier im Heim von Fort George nicht nur von Züchtigungen, drakonischen Strafen und Boshaftigkeit, sondern auch von systematischer Vergewaltigung durch die Ordensleute, sowohl von Jungen und Mädchen und von Vernachlässigung, Unterversorgung bis zum Tod der Kinder. Ein Inuitleben ist in Fort George keinen Cent wert.
Dazu kommt noch diese unsägliche Deprogrammierungsinitiative, die in sektenartiger Gehirnwäsche ausartet. Die Kinder werden bestraft, wenn sie ihre Muttersprache sprechen, die Eltern werden ständig als wilde Tiere und Dummköpfe diffamiert, die die Kinder freiwillig im Stich gelassen haben. So wird eine weitere ausweglose Abhängigkeitssituation erschaffen und die Kids dahingehend beeinflusst, dass sie mit Ihren Eltern beim jährlichen Besuch kein Wort mehr reden, weil sie ihnen nicht mehr vertrauen.
Wenn ich mir die ganze Internatssituation anschaue, dann ist sie grausamer und dichter beschrieben, als in Ishiguros Anstalt in Alles, was wir geben mussten, als junge Menschen derart gehirngewaschen werden, dass sie freiwillig ihre Organe spenden. Das Horrorinternat von Ishiguro ist fast schon ein Urlaubsspaziergang im Gegensatz zum real existierenden Fort George, das definitiv als die Hölle auf Erden bezeichnet werden kann.
Irgendwann treibt die Anwältin Audrey Marie auf, die am Ende der Welt völlig abgewrackt als Messie und Alkoholikerin auf ihren Tod wartet. Die traumatisierte Frau spricht seit Jahren kein Wort mit irgendjemand im Dorf in der Einöde. Durch Beharrlichkeit erfährt Audrey endlich die wahre Geschichte über das Schicksal der drei Freunde und zuletzt wird schlussendlich die Vergangenheit aufgearbeitet.
Großartig geschrieben, sprachlich wundervoll. Einige Wendungen im Plot sind sogar ein bisschen überraschend, wenn auch irgendwann vorhersehbar. Der Titel ist auch wohlgewählt, denn Maikan bedeutet Wölfe in Innu-Sprache. So haben die Kinder ihre missbrauchenden und misshandelnden katholischen Erzieher in Fort George genannt.
Fazit: Absolut lesenswert, wenn auch sehr heftiger Buchstoff. In Anbetracht der Tatsache, dass die dargestellte Handlung zumindest im Plot-Strang der Vergangenheit überhaupt keine Fiktion ist, noch viel mehr eine Leseempfehlung.
Après avoir lu Kukum, j'avais vraiment envie de lire d'autres romans de cet auteur dont lq plume est magnifique. Si Kukum a été un coup de cœur, Maikan le sera aussi. Deux livres qui nous font découvrir des faits méconnus et qui laisseront une empreinte dans notre mémoire pour toujours.
L'histoire se passe à Fort George, l'un des pensionnaires du gouvernement canadien instaurés pour accueillir les enfants autochtones (les sauvages) afin de led isoler de leurs familles pour les forcer à apprendre la langue et les manières des Blanc. C'était une machine dont le but était de les assimiler au reste de lq population. Les innus ont souffert de véritables atrocités. On arrive à comprendre l'enfer qu'ils ont vécu grâce aux histoires des trois personnages principaux.
Maikan signifie loup. Et il y avait des meutes de loups dans ces endroits-là : - Je suis sûre que ce sont des loups qui lui ont fait ces marques. - Tu as sans doute raison, Marie. Ils nous traitent des sauvages, mais eux, ce sont des bêtes. - Je les ai vus une fois [...] - Ils étaient tous autour de Jeanne. Deux qui la retenaient et l'autre, le père Rouge, qui était entre ses jambes.
Incroyable histoire sur la supériorité des Blanc envers ceux qu'ils appelaient les sauvages.
J'ai beaucoup aimé le propos, découvrir cette histoire tragique du Canada. Malheureusement la forme ne m'a pas touchée, ni semblée adéquate. La double temporalité et les chapitres courts confèrent un rythme trop rapide a l'ensemble, aucune pause dans le récit. Tout s'enchaîne et je n'ai pas réussi a être complètement convaincu ni par les enfants ni par l'avocate. Toutefois, je relirai l'auteur pour la nécessité des histoires innus trop longtemps tues.
Je ne le savais pas, mais j’ai rapidement compris qu’il s’agit en fait d’une autre version du roman « Le vent en parle encore ». Comme ça se lit tout seul et que c’est tellement bon, je l’ai lu pour une seconde fois ⭐️
Un livre que tout le monde devrait lire ! Ce livre se lit très rapidement et aborder le difficile sujet du traitement des enfants innues, peuple autochtone du Canada, dans les années 1930. Ce livre décrie le genocide qui a eu lieu et donc personne ne parle … Une lecture difficile mais tout aussi importante
Lecture extrêmement difficile. Âmes sensibles s'abstenir On nous relate ici l'histoire de Marie et Virginie, 2 innus enlevées a leurs parents pour être "éduquées loin de leur peuple de sauvages". Elles sont alors emmenées au pensionnat de Fort George ou elles devront passer une année scolaire. Le lecteur découvre alors l'horreur qui se cachait derrière les murs de ce genre de pensionnat. Je me suis sentie tellement mal, tellement révoltée durant toute ma lecture. Savoir que ce n'est pas "juste une histoire" mais que tout cela est vraiment arrivé ne fait que rajouter a ma colère et mon incompréhension. Comment a-t-on pu faire subir cela a des peuples pacifistes qui ne demandaient rien a personne et vivaient en harmonie avec la nature? Un livre choc qui ne laisse pas indifférent, qui bouleverse.
Apres un début manquant de spontanéité, le texte devient plus fluide et emporte le lecteur dans l’histoire. J’ai beaucoup aimé ce livre et l’ai trouvé très émouvant.
Fort Georges, Canada. Institution gérée par des catholiques pedophiles afin de sauver les petits enfants indiens d’une vie de sauvage. Au final, les sauvages ne sont point sont ceux qui furent arrachés à leur famille indienne et enfermé à Fort Georges. A lire de toute urgence afin que tout le monde sache et n’oublie pas ce triste épisode de l’histoire canadienne
Une claque. J'ai lu ce livre en une journée, et je pense que je m'en souviendrai pendant longtemps.
Jean Michel, auteur d'origine innue, revient sur la violence qu'ont subi les peuples autochtones pendant le vingtième siècle aux mains de l'Etat canadien. En envoyant de force les jeunes dans des pensionnats catholiques, les autorités cherchaient à "tuer l’Indien dans l’enfant", quitte à maltraiter, violer ou tuer les pensionnaires.
Par des allées-retours entre 1936 et 2013, un chapitre sur deux, le livre nous fait voyager entre des mondes très différents : d'un côté, Audrey, une jeune avocate à la recherche de Marie, Virginie et Charles, trois autochtones qui se sont volatilisé-es après être passé-es par un de ces internats atroces, alors qu'iels pourraient réclamer des dommages à l'Etat canadien ; de l'autre, la vie de brimades et de violence de ces adolescent-es, appelé-es par des numéros (!) par leurs bourreaux, contraint-es de ne plus parler leur langue sous peine de violences physiques.
L'auteur ne nous épargne nullement la violence de ce génocide, mais sans jamais tomber dans le voyeurisme ou le pathos. Il nous fait à la fois sentir l'horreur de la situation et la beauté des cultures autochtones, la poésie de la nature sublime. L'amitié et l'amour sont aussi une grande source de réconfort. Les trois personnages principaux sont très réussis. L'amitié entre les filles est très touchante, l’histoire d'amour entre Charles et Virginie aussi (c'est rare que je dise cela à propos de relations hétéros, qui souvent dans la fiction ont une fâcheuse tendance à romantiser des comportements sexistes et détestables).
Ma seule infime critique (d'où le 4,75/5 au lieu d'un 5) est que la narration nous répète des informations que nous savons déjà, ou qui sont évidentes au vu de la situation, ce qui alourdit le récit, par ailleurs très fluide.
Bref, Jean Michel a réussi haut la main le pari d'écrire une histoire sur un sujet aussi dur. Il est évident que je lirai ses autres livres!
Une découverte formidable, plongé dans les sombres histoires du pensionnat de Fort Georges. Il faut avoir le cœur accroché pour pouvoir lire ce livre, notamment avec les passages à propos de "Jeanne".
Je conseille ce livre à des personnes qui ont minimum 16 ans :)
Un livre comme un film d’horreur, mais en pire. Car tout cela a réellement existé. Et pire encore.
Acculturation, viols, disparitions, violences systématiques et pire encore, en témoignent les macabres découvertes des dernières années. Des crimes perpétrés par l'église et l'état, main dans la main.
Pourtant, Maikan, reste un beau livre sous la plume de Michel Jean, un très beau livre même grâce à l’humanité et la sensibilité de l’auteur de Kukum ou Atuk. Un livre qui persiste à croire en l’amour, la fraternité et la solidarité, même dans les pires moments
Un livre touchant et révoltant sur le destin du peuple innu. Le terme de génocide est posé à la fin et c'est une bonne chose qu'il soit rappelé car c'est exactement de cela qu'il s'agit, assimiler la jeunesse, interdire une langue, mépriser une manière de vivre et leur respecte et connaissance de leur environnement, déplacer des populations... A cela s'ajoutent les mauvais traitements et les violences physiques et sexuelles, et les dégâts au long terme... qui sont les sauvages ? et au bout du compte quelles réparations possibles, quelle reconnaissance des crimes commis ?
Une livre exceptionnelle et très émouvante, qui se plonge sur un sujet assez dur, comme dans une film d'horreur. Une livre que tout le monde devrait lire.
Une écriture toujours aussi immersive que pour les livres kukum et atuk. J'ai adoré et l'ai dévoré. Il traite d'un sujet lourd mais essentiel à mette en avant. En raison de ce dernier, si vous le souhaitez le lire, sensibilisez vous car le roman comme les faits réels comportent de nombreux TW
Comme toujours avec les livres de Michel Jean, une histoire pleine d’émotions qui permet d’apprendre et de comprendre une facette de l’histoire des premières nations. A mes yeux, ces livres sont essentiels pour ceux qui vivent au Québec.
"Le vent en parle encore" dans une nouvelle jaquette ‼️ relire ce livre à un autre moment de ma vie et avec un titre plus réel m'a permis de trouver un roman plus intériorisé dans ma compréhension de cette période de l'histoire du Québec. Des humains forts. Merci Michel Jean pour ce nouveau titre.