« Ce livre est vraiment bien plus qu’un hommage : un accomplissement. » Valérie Lehoux, Télérama Lors du décès d’une tante sans descendance, Annette Wieviorka réfléchit aux traces laissées par tous les êtres disparus qui constituent sa famille, une famille juive malmenée par l’Histoire. Il y a le côté Wieviorka et le côté Perelman. Wolf, l’intellectuel yiddish précaire, et Chaskiel, le tailleur taiseux. L’un écrit, l’autre coud. Ils sont arrivés de Pologne à Paris au début des années 1920. Leurs femmes, Hawa et Guitele, assument la vie matérielle et celle de leurs enfants. L’historienne plonge dans les archives, les généalogies, les souvenirs. Par ces vies et ces destins recueillis, on traverse un siècle cabossé, puis tragique : la difficile installation de ces immigrés, les années politiques, la guerre, Auschwitz et son lot de morts, le difficile retour à la vie marqué par un autre drame. Un récit en forme de tombeaux de papier qui font œuvre de sépultures. Annette Wieviorka est directrice de recherche émérite au CNRS. Spécialiste mondialement reconnue de la mémoire de la Shoah, elle a notamment publié Auschwitz expliqué à ma fille (Seuil, 1999), 1945. La Découverte (« Points Histoire », 2016) et récemment Mes années chinoises (Stock, 2021).
Annette Wieviorka, née le 10 janvier 1948, est une historienne française, spécialiste de la Shoah et de l'histoire des Juifs au XXe siècle depuis la publication en 1992 de sa thèse, Déportation et génocide: entre la mémoire et l'oubli, soutenue en 1991 à l'université Paris-Nanterre.