L’ « autre » langue des femmes, c’est la parole qui émerge lorsqu’elles se définissent pour ce qu’elles sont, pas en fonction de ce qui leur est infligé. Ce langage fut toujours parlé en Afrique, contredisant ainsi la posture victimaire d’un certain activisme occidental. S’appuyant sur l’histoire, les mythes et pratiques sociales des Subsahariennes, Léonora Miano nous initie à un riche matrimoine. Ces femmes régnèrent sur des sociétés patriarcales, s’engagèrent dans les luttes anticoloniales et furent conscientes de leur valeur en tant qu’individus souverains. Pourtant, la riche expérience des Africaines subsahariennes reste méconnue. Sans s’identifier à ces femmes ni voir en elles des références, on entend leur prescrire un modèle d’émancipation calqué sur une pensée hégémonique. Puissant et éclairant, L’Autre Langue des femmes est un plaidoyer indispensable en faveur d’une alternative africaine au féminisme occidental.
Ich habe es auf Deutsch gelesen. Ich mochte die einzelnen Frauenportraits und war auch fasziniert von der grundsätzlichen Einstellung der Autorin gegenüber Feminismus. Ich hatte während des Lesens viele Aha-Effekte in Bezug auf Kolonialismus und habe sicherlich Neues gelernt. Sprachlich erschien mir das Buch aber oft holprig, ich weiss aber nicht, ob es zeitweise auch an der Übersetzung lag. Die Sätze waren oft sehr lang und verschachtelt (wie im Französischen oft üblich?), auf Deutsch erschwert es aber das Lesen sehr. Zudem enthält der Text relativ viele Fremdwörter, die man als Leserin ohne geisteswissenschaftlichen Studienabschluss öfters mal nachschauen musste.
M’a pris un temps fou de le lire mais je pense parce qu’il faut m’accoutumer à lire en français de nouveau (ça fait un petit moment…) Mais j’ai trouvé le contenu très intéressant et j’ai aimé me plonger dans les récits et les légendes des pays dont je connais si peu, malheureusement.