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Le Passant du Bowery

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« Si on lui faisait le récit d’une fête donnée en ces lieux, il voulait savoir ce qui s’y était bu, quelles drogues
avaient circulé. Tout en lui l’emmenait à New York. Il s’épuisait à en rêver. » C. G. 222 Bowery, sud-est de Manhattan. L’adresse a abrité, dit-on, l’atelier de Fernand Léger pendant la guerre. Mark Rothko y a peint des toiles décisives pour la suite de son oeuvre. Dans les années 1960, le poète John Giorno y a organisé des soirées extravagantes où la bohème se pressait autour de William Burroughs. Le mage de la Beat Generation, après des années d’errance, s’était en effet installé dans l’entresol sans fenêtres surnommé le Bunker.
Le 222 revit ici au gré des déambulations du passant du Bowery, narrateur énigmatique et fasciné qui, pièce par pièce, étage après étage, nous entraîne avec une nostalgie fougueuse dans la douceur enfiévrée des nuits et des jours de cet immeuble tout aussi méconnu que mythique.
Clément Ghys est rédacteur en chef adjoint de M le magazine du Monde.

288 pages, Paperback

Published September 1, 2023

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Clement Ghys

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Profile Image for Yannick - La Bouquineuse boulimique.
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January 9, 2024
Clément Ghys dresse le portrait du 222 Bowery, Manhattan. Habité et fréquenté par de nombreux artistes dont Andy Warhol, Mark Rothko, William S. Burroughs, John Giorno, l’immeuble a eu une place centrale dans le milieu culturel new-yorkais particulièrement durant les années 60.

On en apprend beaucoup sur l’histoire du bâtiment, de l’architecture, de New York et particulièrement de Manhattan, mais aussi, sur la vie ainsi que les fréquentations de tout ce beau monde. Parce qu’on ne se le cachera pas, les années soixante ont été une période de quête de liberté qui donnait souvent lieu à des expérimentations qui ont leur place dans le récit. Sexe (quand même pas mal), drogue et rock’n’roll !

Un brin mélancolique d’un univers dans lequel il aurait aimé évoluer, Clément Ghys a effectué de solides recherches, on le sent. On a l’impression qu’il les a tous rencontrés. Bien sûr, il y a certains peintres ou poètes qui sont moins connus et on n’a malheureusement que de succinctes informations sur eux. C’est là où le lecteur aurait peut-être besoin de fouiller un peu sur Internet. C’est un fait le seul petit hic. Il n’en demeure pas moins que c’est passionnant pour les gens qui aiment l’art contemporain ou l’histoire de l’art.
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