Après quatre ans à l’Express, rubrique Éducation, Anna Benjamin aimerait faire davantage de terrain pour comprendre pourquoi le métier de prof est devenu si peu attractif, et comment l’école peut amplifier à ce point les inégalités. Surgit alors une idée un peu folle : devenir prof contractuelle. Sans formation, la voilà enseignante d’histoire-géo, d’abord dans un collège favorisé, puis dans un collège classé « REP+ », c’est-à-dire en zone difficile.Débute alors un métier multifacette de « psy, flic, assistante sociale et prof ». Un autre monde s’ouvre sous ses pieds. Et au fil de son immersion, sans prévenir, le métier de prof s’infiltre en elle.
Efficace, à mettre dans les mains de non-profs en priorité. Étant prof en région parisienne (une version plus soft que ce qui est décrit par Anna Benjamin), ça fait du bien de voir un petit bout de son quotidien décrit. J'ai trouvé les chiffres et différentes études très bien mêlés au récit.
il y a de grandes chances que je ne sois pas impartial dans mon jugement, mais ce reportage, au delà d’être très enrichissant, est ultra touchant. J’ai adoré
J’ai trouvé cet ouvrage très intéressant à l’heure où l'éducation nationale manque de professeurs et de remplaçants, cette journaliste va vivre la vie de professeur en immersion totale, sans aucune expérience en dehors de son savoir de journaliste.
C’est terrifiant. Certes, l’ouvrage ne raconte pas quelque chose de nouveau qui n’aurait pas déjà été dit à l’heure ou des contractuels sont embauchés sans expérience, mais cet ouvrage a le mérite de figer cette situation problématique.
À l’heure où le gouvernement ne cesse de clamer l’importance de l’éducation et de l’école, il est temps peut-être de réellement rendre attractive cette profession, mais aussi de permettre aux élèves d’avoir en face d’eux des gens qualifiés, qui sauront comment faire lorsqu’ils vont se retrouver devant une classe. Ici, la journaliste est en plus dans un collège, ce qui ajoute à la fois le souci de connaissances sur le programme puisqu’elle possède une licence en Histoire seulement, mais aussi technique avec les procédures pédagogiques à suivre. Créer un cours n’est pas si évident tout comme la notation, le suivi des élèves… C’est tout un univers qu’elle vit, et qu’elle partage avec sincérité. La journaliste est ainsi bien placée pour comprendre la semaine que peuvent faire les professeurs (qui n’est pas de tout repos, et pas tant que cela les vacances également).
C'est bien écrit, un récit chronologique et personnel. C'est un ouvrage à découvrir comme tout témoignage, mais aussi se rendre compte de la situation des écoles françaises.
Un livre qui a le mérite de faire éclater une situation inquiétante, mais aussi de mettre à mal des clichés sur cette profession.
Excellente enquête, j'étais un peu dubitative au début de si j'allais accrocher à ce petit pavé, mais j'ai été happée dès les premières lignes.
J'ai beaucoup aimé la voir se rapprocher de ses élèves et sombrer très rapidement dans le rythme de la vie scolaire, si bien que j'en ai même oublié qu'elle était une journaliste infiltrée.
A lire par tout le monde ! Je sais que je ne suis pas objective étant prof moi même, mais ce livre est tellement vrai, le portrait tellement réel, c'est génial pour moi de me rendre compte que je ne suis pas seule. Ce que j'ai apprécié particulièrement c'est la destruction des stéréotypes, une véritable démonstration de la vrai vie de professeure.
"En tant que prof, nous n'enseignons pas pour que nos élèves nous apprécient, mais au fond, nous adorons qu'ils nous aiment."