Quelqu'un se souviendra de nous est LE roman Young Adultde la rentrée 2023 ! L'ère des faux-semblants est révolue. Pandore est prête à traverser le monde pour se venger de Zeus et des dieux qui l'ont condamnée à la honte et à la culpabilité. À ses côtés, elles trouvera deux alliés inattendues, piégées comme elle par la malice de l'Olympe : Méduse et Arachné, deux monstres qui veulent prouver qu’elles sont bien plus que cela. Leur épopée vengeresse les mènera jusqu'aux Enfers, où elle comprendront que les dieux disparaissent déjà mystérieusement... Le temps leur est compté ! Nadège Da Rocha, créatrice de la communauté Planète Diversité qui œuvre à promouvoir la littérature jeunesse, livre un roman Young Adult haletant, poétique et plein de rebondissements, de sororité et d'aventure, se réappropriant le mythe de trois femmes bafouées. Bibliothécaire le jour et autrice la nuit, Nadège écrit depuis qu’elle sait tenir un stylo. Elle a également participé à l’anthologie Diluées , aux Éditions ActuSF.
Nadège Da Rocha est née dans la Loire en 1993. Bibliothécaire le jour et autrice à la tombée de la nuit, elle écrit depuis qu'elle sait tenir un stylo.
J’ai trouvé le début un chouïa long ou en tout cas le rythme m’a un peu déstabilisée, mais… j’ai adoré. C’est extrêmement original, vraiment bien écrit et très addictif malgré tout ! C’est une vision très intéressante de la mythologie grecque, avec pas mal de rebondissements et de révélations et, surtout, ce féminisme hyper fort, aussi inspirant que fort pour la construction de l’intrigue. Une très bonne lecture donc !
Je ne dis jamais non à une réécriture de la mythologie grecque, et encore moins à une réécriture queer de la mythologie grecque. Mais ce roman manque vraiment vraiment vraiment de travail. Les personnages sont superficiels, les figures de style vraiment maladroites, l'action se déroule en accéléré ce qui noie toute tentative de tension narrative. Il n'y a pas d'émotion, pas d'enjeu, les événements se succèdent les uns aux autres dans un rythme absolument pas maîtrisé. Il manque vraiment un gros soin du détail, de l'ambiance, des personnages. C'est... vraiment, j'ai pesé le pour et le contre, mais je ne peux pas m'infliger ça.
Le jour même de sa sortie, je terminais ce roman. Ce roman que j’attendais avec énormément d’impatience, moi l’étudiante en Lettres Classiques passionnée par la mythologie et le monde hellénique. J’en attendais donc beaucoup de cette sortie, signé chez ActuSF qui me déçoivent pratiquement jamais. Mais comme toute chose dont on attend beaucoup, il y a parfois des petites déceptions, même si ma lecture fut principalement agréable.
Commençons d’abord par le positif. Parce que malgré tout, cela a été une belle lecture, avec des points forts, et le premier est la diversité. Merci Nadège Da Rocha de rétablir la couleur de peau des dieux et déesses ! Parce que oui, les divinités grecques ne sont pas aussi blanches que le marbre de leurs statues. Ce sont des divinités du monde méditerranéen, peuple qui n’est pas réputé pour leur peau blanche comme neige….
Merci également de mettre les femmes à l’honneur, parce que oui, la mythologie grecque ce n’est pas uniquement Zeus, Poséidon, Hercule ou Achille. C’est aussi Pandore, Héra, Artémis, Méduse, Arachnée et bien d’autres femmes qui ont été traitées de manière misogyne pendant des siècles et des siècles, les réduisant au silence et au statut de simple objet, de récompense ou de monstre.
Et c’est bien là le point fort de ce roman. Quelqu’un se souviendra de nous met à l’honneur les figures féminines qui peuplent cette mythologie en leur rendant leur voix, et en remettant en question le regard masculin posé sur ces femmes réduites à l’état de ressort narratif. On ne connaît que trop bien l’histoire de Méduse, monstre à têtes de serpents que le valeureux Persée décapite. On en connaît que trop bien l’histoire de Pandore, la Porteuse de maux, qui fait s’abattre sur les mortels tous les maux du monde à cause de sa curiosité. Mais connaît-on la Pandore aux Mille Cadeaux ? Que savons-nous de Galatée, hormis le fait que ce ne soit que l’objet de l’amour de Pygmalion ? L’histoire d’Arachnée est-elle connue de tous ? Connaissez-vous Héra autrement que la femme jalouse et revancharde de Zeus ?
Si la réponse est non, l’autrice vous livre ici leur histoire, selon leur point de vue, avec leur voix propre. Elle convoque toutes les divinités et les figures féminines (ou presque, je déplore l’absence de l’incroyable Médée !) dans une épopée révolutionnaire qui va s’abattre sur un patriarcat subi depuis bien trop longtemps.
Le style d’écriture m’a laissé perplexe. Il y a un quelque chose d’ancien, d’antique, mélangé à du moderne, qui, pour moi, ne fait pas bon ménage. Il y aurait un parti à prendre, comme Percy Jackson qui modernise totalement le style et l’univers de la mythologie ou alors, comme Madeline Miller le fait pour Circé et le Chant d’Achille, gardé une poétique antique. Ici, le mélange est assez étrange et déstabilisant, qui ne fonctionne pas pour moi.
Mais ce qui m’a le plus dérangé c’est que l’on retombe dans un schéma assez manichéen. On oppose systématiquement les femmes aux hommes. Alors oui, il y a quelques exceptions, mais qui font office de figurants et c’est bien dommage. Une écriture plus nuancée, plus approfondie aurait été bienvenue dans ce beau projet féministe. Car, pour moi, le féminisme n’est pas la revanche des femmes sur les hommes mais l’égalité entre les deux, l’union sincère et équitable et ce n’est pas vraiment ce que j’ai retrouvé dans ce roman.
L’intrigue m’a également souvent laissé perplexe, la trouvant tantôt simpliste, tantôt brouillée, notamment sur la fin où l’enchainement des événements s’est accélérée, ce qui a compliqué ma compréhension, de même que certains mots de vocabulaire qui aurait été pertinent, je pense, de mettre en note ou de faire un glossaire à la fin. Baignant dans le latin et le grec depuis cinq ans maintenant, cela n’a pas trop dérangé ma compréhension, mais ce n’est pas le cas de tout le monde.
Néanmoins, malgré ces quelques déceptions, cela reste un beau roman avec une belle volonté de redonner voix au chapitre à des femmes qui ont autant de belles histoires à raconter qu’Achille et Ulysse.
Une idée originale, mais une exécution qui n'en est pas à la hauteur.
Le style est très inégal : la part de très jolies phrases n'est malheureusement pas égale à celles très moches. La fréquence des anglicismes et de mots qui ne sont pas utilisés correctement est assez horripilante et m'a fait me demander si les éditeurs avaient bien fait leur travail de relecture. J'ai d'ailleurs été un peu gênée que Pandore soit par deux fois qualifiée de "grosse". Il y a probablement meilleure façon d'évoquer cela. Certains passages étaient très maladroits (l'adverbe "presque" est certes bien pratique, mais il a des synonymes !) et il n'y avait quasi aucune description du décor dans lequel se déroulait l'histoire. J'aime bien m'imaginer les scènes, mais j'aime aussi que l'auteur me partage ce qu'elle imagine.
Du côté de l'intrigue, tout allait beaucoup trop vite. En plus du manque de description, il n'y avait presque pas de world-building. Nous n'avons pas le temps de nous attacher aux personnages. L'intrigue n'est finalement qu'un prétexte à un wall of fame mythologique. J'avais parfois l'impression d'une fanfiction autour de la mythologie, et ça m'a un peu dérangée. D'ailleurs, le manichéisme de "les hommes, c'est nuls, tous à la poubelle" m'a gênée. Athéna est rangée dans le même panier car elle est trop "masculine". Un peu embêtant pour un roman qui tente de faire la part belle aux femmes dans toutes leurs acceptions, et avec des romances LGBT. à un moment, et comme tout va trop vite, je n'ai pas eu le temps de m'attacher suffisamment pour en être triste.
Pour les points positifs : les mécaniques étaient intéressantes, l'idée d'un monde dans lesquels les dieux meurent et où les domaines se trouvent eux-mêmes de nouvelles divinités. J'ai adoré le traitement d'Aphrodite, et c'est suffisamment rare pour être souligné. Celui d'Héra faisait aussi réfléchir. J'ai beaucoup aimé que les personnages nous soient présentés avec leurs divers atermoiements, que Pandore soit à la recherche de son identité, qu'Arachné ait à affronter son stress post-traumatique, Méduse sa dépression. Mais ce n'était pas assez développé.
En résumé, un roman qui ne se donne pas les moyens de son ambition.
3,5 étoiles mais j'arrondis à 4 pour valoriser la notation globale !
J'ai eu une lecture un peu mitigée, même si globalement j'ai bien aimé ce livre. L'idée était intéressante, et on ressent une telle vague de féminisme en le lisant que ça en est plaisant. J'ai apprécié retrouver toutes les femmes de la mythologie grecque et les voir reprendre les rênes de leur histoire. Pandore, Méduse et Arachné étaient de très bonnes protagonistes à suivre.
Il n'empêche que j'ai trouvé que les actions se déroulaient parfois un peu trop vite, et les résolutions étaient trop faciles. Je pense aussi que le livre veut trop en montrer, et on se perd un peu dans toutes ces histoires de femmes, alors que n'en sélectionner que quelques unes aurait permis plus de développement sans perdre l'objectif du récit.
L'écriture était fluide et très belle, et le nombre de lesbiennes dans l'histoire était clairement appréciable !
Ça reste du young adult, je ne veux pas être exigeante, donc le livre mérite ses belles étoiles.
Ce livre je l'attendais impatiemment parce que la mythologie grecque, les figures féminine et la vengeance sont vraiment des thèmes que j'adore. Sûrement parce que j'avais beaucoup d'attentes j'en ressort un peu déçue mine de rien. Ça reste néanmoins un roman page Turner, divertissant qui met à l'honneur les femmes, la romance féminine et le féministe sous certains angles. J'ai passé un bon moment même si j'ai été perturbé par le rythme au départ et l'impression qu'il y avait plus de tell que de show sur les liens qui se tissent entre les persos. J'ai par ailleurs beaucoup aimé les vignettes portraits de certaines figures féminines phares de la mythologie entrecoupées dans le récit. Mais honnêtement j'aime les histoires plus dramatiques et classique sur le thème de la mythologie, moins manichéen. J'aurais aimé plus de profondeur, de subtilité et d'encrage moins de côté aventure. Il n'empêche que ça reste un roman très agréable ~
J'attendais ce livre depuis si longtemps, je suis vraiment heureuxe de l'avoir entre les mains et d'avoir enfin pu le lire !
Enfin une réécriture mythologique où l'on voit enfin des dieux et les hommes plus généralement subir les conséquences de leurs actes. Arachné, Pandore et Méduse étaient des personnages formidables à suivre, très attachantes et intéressantes. Et enfin la sororité que j'attendais en SFFF francophone !
J'ai été un peu déçu'e par le manque de description, j'avais parfois un peu de mal à savoir où se situait l'action et qui était concerné (surtout pendant les dialogues). Ca manquait un peu de show don't tell selon moi et la tournure des phrases était parfois un peu alambiquée. Mais globalement, c'était une lecture très agréable et fluide ! Bravo Nadège !
4.5 J'ai vraiment adoré ce roman, rempli de mythologie, de femmes qui s'entraident, et queer à souhait. J'ai adoré suivre les aventures de Pandore, Méduse et Arachnée et les liens qui se sont tissés entre elles (tissés hehe get it). J'ai juste trouvé que ça allait assez vite, surtout vers la fin, peut-être du fait des nombreux mythes qui ont été inclus ou mentionnés. Un seul roman est malheureusement bien trop court pour parler de tous les mythes grecs qu'on voudrait en détails
Déçue de ne pas avoir plus aimé que ça parce que réécriture mythologique féministe c'est un grand oui pour moi de base, et en plus c'était avec des personnages qu'on voit un peu moins souvent. Mais l'intrigue allait beaucoup trop vite, chaque problème était résolu un peu trop facilement. L'idée derrière est quand même sympa et il y a plusieurs citations qui m'ont tapé dans l'oeil
Cela fait plusieurs jours que j'ai terminé ce livre lu en même pas 24h, et il me hante toujours. Quelle force, quelle plume; quelle chance j'ai ressenti de pouvoir lire l'histoire de ces femmes.
COMMENT C'ÉTAIT TROP BIEN !!! (<----- une review de qualité).
J'ai A-DO-RÉ ! Je ne suis pas une grande férue de mythologie, mais étant une grande férue de l'autrice, je devais me jeter dessus ! Ma lecture a été très lente et clairsemé de pauses, mais je viens de dévorer 200 pages en une journée.
La plume est absolument incroyable. Je ne peux pas la décrire, je ne peux pas l'expliquer. Elle a une magie qui prend votre coeur et refuse de le lâcher. C'est beau, c'est poétique. C'est doux, et c'est dur aussi. Toute la force de l'autrice résiste dans ces phrases que l'on ne peut lâcher, que l'on veut partager, crier sur tous les toits.
Les aventures que vivent Pandore, Méduse et Arachné gardent en haleine, même quand le rythme se fait plus lent. Les personnages (j'y ajoute Galatée parce que je l'adore trop) sont passionnantes, attachantes et fortes, sans pour autant être parfaites et sans défaut. On parle de vengeance et de colère féminine, on ne veut pas de femmes parfaites. On veut des femmes badass qui se plantent, qui apprennent, qui se relèvent. Tout y est.
Encore une fois, mes connaissance en mythologie sont proches de la poussière. Je n'ai pourtant pas été perdue lors de ma lecture (pas trop, en tout cas). Je n'ai pas pu faire la différence entre les mythes et la réécriture, certes, mais jamais je me suis dit "roooh, mon manque de connaissance m'empêche de lire et de comprendre". C'est très bien amené, très bien écrit, sans faire cours d'histoire. Un livre pour les experts·es et amateurs·ices.
Évidemment, je recommande beaucoup BEAUCOUP BEAUCOUP. La plume à elle seule vous fera rêver et réveillera votre âme de poête·sse, et l'histoire... Aaaaaah... L'histoire... Elle vous fera voyager très loin.
3.5 ✨ "si l'on ne peut blâmer les dieux, on peut toujours blâmer les femmes."
une histoire importante, qu’il fallait raconter : le plus grand team-up des femmes de la mythologie grecque pour se venger des dieux. abusées, trahies, punies, elles sont en colère et nous lecteurs, le sommes tout autant.
j’avoue que j’ai trouvé l’exécution un peu trop rapide et simple à mon goût, avec quelques longueurs, qui étaient pourtant entrecoupées de très beaux passages (les interludes <3). peut être que j’aurais préféré des nouvelles au lieu d’un roman de 500 pages, mais j’applaudis néanmoins le travail de recherche indéniable.
Quelqu'un se souviendra de nous - Nadège Da Rocha Editions ActuSF (Naos) // 2023 // 502p Lu en service presse
Après avoir découvert avec plaisir la plume de Nadège Da Rocha dans l'excellent recueil Dilués, j'étais très curieux de la découvrir sous une forme longue, surtout avec un titre qui se propose de revisiter avec vengeance et fureur la mythologie grecque.
Pandore est vénère et elle a décidé de se venger des dieux, Zeus en tête. Mais pour ça elle va avoir besoin d'aide, une aide qui se met sur son chemin sous la forme de Méduse et d'Arachnée, deux femmes qui comme elles ont été à leur époque victimes des jeux de pouvoirs de dieux et déesses de l'Olympe. Regroupées par les circonstances, une amitié durable naît entre les 3 femmes que leur rage contre ces dieux arrogants va rapidement souder. Leur quête va les entraîner toutes les 3 dans un long voyage fait de multiples rencontres qui va nous faire revisiter un certains nombre de mythes grecs ayant tous en commun la manière désastreuse dont ont été maltraités les femmes.
Avec ce roman l'autrice nous livre un récit prenant et dynamique qui remet à l'honneur les laissées pour compte de la mythologie et balance un grand coup de pied dans ses représentations patriarcales. On retrouve à l'honneur des femmes, des lesbiennes, qui luttent, reprennent en main leurs destinés, cherchent à s'émanciper et reprendre une inventivité qui leur a été dérobée par les luttes de pouvoirs et les jeux puérils des Olympiens.
L'intrigue est prenante et va se complexifier au fil de la progression, mêlant des machinations et des luttes de pouvoir divines au désir de vengeance de nos 3 héroïnes. Avec son histoire, Nadège Da Rocha va nous montrer le prix à payer pour les femmes qui se retrouvent en travers des hommes de pouvoir, quel que soit leur rang ou leur statut, car même dans les royaumes divins, les déesses ne sont pas à l'abri de la fourberie et de la cruauté misogyne de leurs semblables.
C'est donc une excellente réécriture et modernisation de ces mythes que nous livre l'autrice avec un récit furieux de vengeance, mais aussi de sororité et de résilience. Une histoire qui fout un coup de pied dans les représentations en laissant la part aux personnages queer, racisés, aux physique variés et aux laissé.e.s pour compte.
Un divertissement sympa mais oubliable... J'ai trouvé qu'il y avait quelques longueurs et incohérences dans le récit, et aussi un manque de descriptions du monde que l'autrice a voulu construire. L'immersion dans ce roman a donc été très partielle pour ma part. Dommage...
Une bonne lecture pour moi, même si des longueurs m'ont fait décrocher au milieu du roman ainsi qu'une profusion de personnages dont certains sont peu utilisés. L'ensemble constitue néanmoins une chouette aventure qui fait la part belle à la sororité et à la dénonciation du patriarcat. J'ai bcp apprécié les 3 personnages centraux.
4.75. En vrai j’ai kiffé. C’était juste géniale de voir toute la complexité de ces femmes, et comment les dieux les ont détruites. C’était un beau livre avec beaucoup d’émotions et de bons rebondissements. Donc malgré quelques soucis que j’ai trouvé au niveau rythme (j’ai trouvé le début un peu long), ou certains passages qui m’ont un peu perdus, c’est une véritable pépite
j'ai adoré tout ce qui était sororité, female rage et même la romance en arrière plan. mon perso pref c'est clairement meduse. j'enlève une étoile pour l'écriture qui parfois m'a un peu déstabilisée, je trouvais que les évènements s'enchaînaient parfois trop rapidement en quelques phrases.
« Si j’avais été un homme, j’aurais été un héros(…) Mais je suis une femme, et tout ce qui aurait fait de moi un héros me rend cruelle, possessive et envieuse à leurs yeux. »
3.5 J'ai été happée très vite, très intriguée par ces personnages et leurs histoires, mais aux deux tiers du bouquin on m'a perdue... Ça n'avançait plus, c'est dommage.
/!\ attention, les TW sont à la fin du livre 4.5 j'ai vraiment adoré, c'est une histoire et un rythme qui ont fonctionné sur moi. j'ai ressenti la vengeance et l'injustice que ces femmes vivent. nous la vivons aussi. les femmes que l'on croise ont toutes une personnalité propre, tout en ayant en commun un bouclier autour de leur coeur. le fait de croiser tout un tas de noms connut de la mythologie grecque m'a beaucoup plu également. pour le moment, j'écris sous l'émotion, je trouverai peut-être des notes négatives plus tard. quoi qu'il en soit, je voudrais juste laisser la joie des femmes du livre telle quelle, car nous le méritons je suis vraiment ravie d'avoir eu ce livre dédicacé
Sans doute, et je suis navrée pour L'autrice, le pire livre que j'ai jamais lu.
Je vais commencer par les rares points positifs qui font que j'ai pu tenir la lecture jusqu'au bout :
- écriture inclusive, lgbtqia+ avec des personnages lesbiens et non binaires, sans que cela ne prenne le pas sur l'histoire.
- les interludes sur des déesses avec des hymnes homériques. Ça donne un côté un peu badass, on aime.
- ça parle de vengeance féminine. Le meilleur thème de tous les temps. Malheureusement, ça le fait très mal, mais bon je le mets quand même aussi dans les points positifs.
Malheureusement je crois que c'est tout... Passons au négatif. Je suis sincèrement désolée, mais j'avoue être tellement en colère de tout ce qui est raté dans ce livre, je risque d'être un peu violente dans mes propos.
- écriture extrêmement fade. La langue française regorge de poésie, bon sang !
- plein d'erreurs. Inattention? Incertitudes? Je ne sais pas. En tout cas, quand on personnage passe son temps à vouvoyer, puis tutoyer, puis revouvoyer et encore retutoyer sans raison un autre personnage, ça perd énormément le lecteur. Plein d'erreurs de ce type qui déconcentrent, et perso un tel manque de professionnalisme de la part des correcteurs ça me choque.
- tout est trop rapide, sans raison. On ne prend pas le temps de décrire les paysages, d'expliquer vraiment le fonctionnement d'un pouvoir, d'une émotion. Non, on va vite, comme si on courait après la montre, tout ça pour que les protagonistes perdent une ou plusieurs années en quelques chapitres ?!
- au même titre que l'écriture, les personnages sont tellement fades, leur personnalité est écrite superficiellement. On ne s'y attache pas, on se fiche rapidement de ce qui peut leur arriver.
À partir de maintenant, les autres points négatifs contiennent du spoil de façon très sous entendue. Je reste très vague pour que vous puissiez quand même lire cela sans que ça "gâche" votre expérience (vu la note du livre, après tout peut être allez vous aimer, peut etre que je suis trop difficile, trop ingrate...) . . . . . . - Le poid de la mort est inexistant. Des personnages meurent, mais les âmes revivent, et puis remeurent alors qu'elles sont déjà mortes, pour revivre, enfin non, juste, on y comprend rien. Il faut se mettre d'accord une fois pour toutes. D'ailleurs, quand un certain personnage meurt, c'est extrêmement sous entendu, c'est pas clair du tout, et quelques lignes après les autres personnages parlent de la pluie et du beau temps ?? Au lieu de, je sais pas, pleurer le.a mort.e ?!
- Le pire pour la fin : prenez l'histoire de la mythologie grecque de base. Montrez que vous vous y connaissez en mettant des termes précis, du vocabulaire. Et décidez, on sait pas pourquoi, de chier sur toutes vos recherches pour essayer de faire une sorte de bouillie qui devait servir de plot twist, et qui finalement achève un roman déjà trop peu travaillé. Non, je n'ai pas la haine parce que je suis triste du plot twist. J'ai la haine parce que l'autrice a gâché son roman. Sans ça, il était déjà pas très bon, mais pouvait rester potable pour une lecture pas trop prise de tête (enfin pas pour moi, mais je pense que ça peut avoir sa clientèle). Mais là ?? C'est simple. Soit j' ai tellement détesté que je n'ai pas compris certaines choses, soit c'est bien ce que je crois et L'autrice à délibérément cassé tout le lore qui servait au livre à tenir à peu près debout.
Juste après, j'explique un peu plus ce que je viens de dire, et cette fois ci je spoil vraiment, donc la je vous déconseille de lire si vous voulez garder la surprise ! . . . . . . . . . . . . . On nous dit que les femmes déesses vivaient seules, en harmonie. Parfois je crois comprendre qu'il y avait des hommes, parfois non. Bref. Et la "tribu" de Zeus, constituée de... Euh, bah de Zeus et des autres dieux ? Ou pas ? On saura jamais. Bref, ils réduisent a néant la vie des femmes pour asseoir leur autorité en gros. Comment ils ont fait ? D'où ils viennent ? Euh, chut.
Bref, tout ça crée plein de paradoxes. Je vais pas tous les citer mais bordel de fesses, je suis la seule à voir que comme ça, la faucille de cronos n'est pas censée exister ?? On nous dit noir sur blanc que cronos n'a jamais existé, du moins qu'il n'y a jamais eu de guerre des titans ?!
Ensuite, si Zeus avait le pouvoir de modifier la faucille pour que seul un mortel puisse tuer une divinité, ce qui donne beaucoup trop de pouvoir à un mortel, pourquoi pas juste modifier la faucille pour qu'elle soit useless? SI, ENCORE UNE FOIS, ELLE EXISTE !
Et tout d'un coup on apprend qu'en fait pandore était une déesse (?) qui avait pour don, euh, on sait pas trop, d'offrir des cadeaux aux mortels et... D'ouvrir des portes ? De qui de quoi ? Genre d'un coup elle a le pouvoir de créer des portes, euh OK ? Ce qui est inutile puisque de toute manière on sait pas pourquoi mais elle et sa clique se tekeportent jsp combien de fois à la fin du roman entre l'olympe et le royaume des morts, en mode Yolo, sans même qu'on soit au COURANT !
Et pourquoi epimethee et phyrra doivent soutenir la voute céleste a la place de Zeus alors que c'est pas à Zeus de le faire mais à atlas, quel rapport avec la scène d'avant, et surtout à quoi ça sert ? À RIEN à part à essayer de faire du drama parce qu'après bah on va plus jamais en reparler ptdr
Et si pandore est une déesse en fait, BAH ELLE PEUT PAS UTILISER LA FAUCILLE DU COUP
AH BAH SI, LA PREUVE PERSÉPHONE A DU TUER HADÈS AVEC DONC EN FAIT UNE DIVINITÉ PEUT L'UTILISER POUR TUER UNE AUTRE DIVINITÉ MAIS PAS TOUJOURS
Ensuite MÉDUSE ARRIVE À BUTER EN UN REGARD POSEIDON, non certes à côté de ce que j'ai dis avant c'est osef m'enfin à la base c'est pas censé être possible hein, et genre elle le tue presque sans faire exprès en l'espace de 3 lignes, elle est où la tension ? NULLE PART HAHAHA
J'en étais à où ? Non mais en fait je suis trop trop énervée putain, vraiment désolée pour cette autrice qui essayait sans doute de faire un truc un peu spécial mais je comprend pas comment toute une équipe qui a du relire, corriger, puis mettre en vente cette bouillie ne s'est pas rendue compte de toutes les anomalies. À ce stade, je suis désolée, c'est prendre les lecteur ices pour Des gros.ses con.nes.
Et promis, j'ai cité juste une petite partie de tout ce qui va pas...
Euh bref à ce stade je peux même pas dire no offense même si vraiment mon but est pas de blesser. Je devrais pas écrire mon avis direct après avoir fini parce que j'ai du mal à gérer mes émotions mais j'ai besoin de me défouler.
Si vous êtes venus jusque là et que vous avez lu le livre, pitié, essayez de le défendre, ou l'inverse j'en sais rien, mais aidez moi à comprendre ce que j'ai loupé. Je peux pas croire que ce soit aussi mauvais, j'ai du louper des éléments importants ? Je me remets sérieusement en question parce que wouah, bah, c'est bien d'la merde?!
Résumé : une bonne recette, mais une cuisine dégueulasse.
C'est un livre très intéressant. D'abord ça fait du bien de lire un livre sur la mythologie grecque avec un point de vue féministe, et de belles brochettes de personnages queers un peu partout. On voit aussi que l'autrice connait son sujet, il y a beaucoup de personnages mythologiques mineurs qui apparaissent et ça fait du bien de ne pas toujours rencontrer les trois mêmes noms de dieux. J'ai bien aimé les petites interludes où on a quelques moments de vie de certains personnages qui font écho aux propos des chapitres qui vont suivre. En revanche j'ai eu pas mal de mal avec la prose du livre. Pour le coup c'est une question de goût mais j'ai trouvé l'écriture un peu maladroite. Surtout quand il s'agissait de faire passer un message important. Je suis totalement d'accord avec l'esprit féministe et revendicateur du livre, mais ça manquait de finesse parfois. Pour ce qui est de l'intrigue, j'ai aussi eu du mal à accrocher. Les personnages étaient plutôt intéressants et leur histoire était bien développée mais justement j'étais souvent plus intéressée par leurs souvenirs que par la quête de vengeance de Pandore. D'ailleurs la quête paraissait vraiment secondaire pendant les 3/4 du livre. A la fin les choses s'accélèrent mais du coup c'était un peu rapide pour moi. D'un point de vue général, même les sous-intrigues (Aura, les enfers, l'île d'Ééa etc) se résolvent hyper rapidement par rapport au rythme du reste des chapitres. Du coup il y a beaucoup de choses qui restent en suspens, sans réponse. Un avis assez mitigé donc sur ce livre, mais ça reste une belle découverte francophone 👍🏻