«La moitié de mes heures éveillées, je les passe à écouter la radio. Écouteurs sans fil plantés dans une ou deux oreilles, enceintes dans mon salon ou dans la voiture, partout. Cette fidèle relation, je la dois aux acouphènes et à ma mère. Tous deux ont pris beaucoup trop de place dans ma vie.»
Amitié, radio, hiver, radio, funérailles, radio, boulot, radio, coup de foudre, attentes, radio, amour, nostalgie, radio. Vincent a quarante-deux ans. Il est accro à la radio et il travaille comme col blanc à la Ville à titre de donneur d’excuses professionnel. Secoué par le récent décès de son père, il se dit que le moment est peut-être venu de passer au prochain épisode.
Quelle agréable surprise. Ce roman m’a captivée dès les premières pages, peut-être parce que je m'y reconnais un peu dans le personnage narrateur de l’histoire. Je lui trouvais un côté un peu Vernon Subutex (Virginie Despentes). Un homme dans la quarantaine qui se cherche et finit par se réinventer. De belles pointes d’humour et des réflexions touchantes sur la perte des êtres proches. Il y a des descriptions croquantes sur les plaisirs de la drague. Et puis il y a ce monde de la radio en filigrane qui me rappelait le très beau roman “Late Nights on Air” d’Elizabeth Hay. Comme l’histoire se déroule à Montréal, j’ai eu beaucoup de plaisir à m’imaginer les endroits qu’il décrit. C’est un roman optimiste qui fait du bien.
J’ai adoré!! Je suis montréalaise dans l’âme mais j’habite maintenant en Californie depuis plusieurs années. La «bande sonore « radio en trame de fond de ce livre, son humour et ses anecdotes urbaines m’ont totalement transportée à Montréal. Amour, amitié, deuil, quête de soi… Le livre décrit avec un humour cynique la crise de la quarantaine silencieuse et intime de Vincent, accro à la radio, qui travaille comme col blanc à la ville à titre de donneur d’excuses. Si vous avez passé la quarantaine ou que vous êtes en plein dedans, l’histoire de Vincent vous fera sourire. Je recommande chaleureusement ce roman québécois au ton unique mais encore plus aux Montréalais de souche qui vivent en exil et qui ont envie de laisser naître en eux un brin de nostalgie.
Une écriture pleine d’esprit, d’intelligence et de finesse. Beaucoup de plaisir à suivre les péripéties du personnage principal, duquel on s’attache. Chapeau !