De nos jours, dans une station de ski en hiver. Tout le monde attend la neige qui tarde à tomber. Yann, un jeune homme d’une vingtaine d’années, interrompt ses études de médecine pour venir travailler comme saisonnier. Il a été recruté par Hans, qui dirige le vieil hôtel hérité de son père et qui commence à subir comme les autres les conséquences de l’absence de neige. Tandis que peu à peu la station se vide, les deux hommes décident de rester. Roman d’apprentissage poétique et intime, Hors saison restitue avec justesse le sentiment du temps suspendu dans la station déserte et les incertitudes du désir. Les personnages entretiennent un rapport sensible aux paysages et aux autres, alors que la nature entre peut-être dans un cycle de dérèglements inéluctables.
me’l llegia i pensava «estic tan acostumat a consumir contingut en què hi ha com a mínim una relació homosexual que he de deixar de pensar que aquests dos es liaran» perquè estava clar que no es liarien. DONCS ES LIEN. em permeto fer-vos l’spoiler perquè sé que no us el llegireu, un petó
An existential love story of sorts in the French alps, this is contemplative, quiet and calm. Very atmospheric and unobtrusively poetic as well. I liked it.
Je n’ai mis que 2 étoiles à ce livre, non pas parce que l’histoire est mauvaise, mais parce que j’ai l’impression que l’auteur a tenté d’y mettre tout un tas d’éléments qui s’imbriquent mal entre eux et ne sont pas suffisamment développés pour nous faire voyager. Est-ce un roman sur l’amitié, le renouveau, l’amour, la nature ? Un peu tout ça et rien en même temps. Tout est brusqué, presque bâclé, comme si l’auteur avait trop peu de pages pour y mettre toutes ses idées. Les éléments s’enchainent les uns les autres sans nous y avoir préparés. Un exemple concret à la fin du livre résume bien ce problème que l’on rencontre tout au long de l’histoire : Alors qu’il n’a pas neigé de l’hiver, Yann est dans le train pour rentrer chez lui et aperçoit un flocon. 2-3 lignes plus loin, il voit des enfants fabriquer une petite hutte en neige. On passe brusquement du 1er flocon à la possibilité de fabriquer une maison sans demi-mesures. C’est pareil lorsque Yann qui ses études pour aller travailler une saison à la montagne : on a l’impression qu’il quitte ses proches comme s’il n’allait jamais les revoir. Yann va beaucoup marcher : il semble que ce soit toujours au même endroit, toujours sur la même montagne sur laquelle il monte un peu plus haut tous les jours. Yann a une histoire d’amour avec Hans, le propriétaire de l’hôtel : ça arrive d’un coup, sans que Yann n’ait exprimé le moindre désir pour lui auparavant, et encore moins de désir pour les hommes. Bref, l’auteur n’a pas réussi à me plonger dans la petite station balnéaire alors que je ne demandais que ça ! Et c’est dommage parce que cet environnement si vaste et beau, cette station désertée au fur à mesure de la saison avançant sans neige et cette histoire avec Hans, restant tout deux dans l’hôtel autrement vide auraient été l’occasion d’explorer la solitude de Yann, le dépassement de soi dans l'effort de la marche, l’introspection sur le cours à donner à sa vie ou encore sur ses amitiés récentes ou plus anciennes. Mais tout ça n’est qu’effleuré, et on a un résultat très moyen pour un livre que je vais probablement très vite oublier.
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Une écriture efficace à travers laquelle toutes les phrases et tous les mots tombaient juste. J'ai un lien spécial avec la montagne grâce à mon père et ce petit hôtel m'a rappelé un endroit dans lequel nous avions dormi. En plein cœur du mois de Janvier, ce roman est tombé à pic, au creux d'une période où moi aussi j'avais envie de prendre la fuite et de restructurer mon esprit avec du froid et du relief. Je me sentais donc un peu comme Yann et c'est comme si j'avais pris le train avec lui. Un soupçon de surprise quant au déroulement de ce périple et sa relation avec Hans. Peu à peu, j'ai perdu espoir avec les personnages. L'auteur évoque bien la triste histoire de l'avenir de nos montagnes et de leurs saisonniers. Un livre qui rappelle que tout plaquer n'aboutit pas toujours à un projet de rêve à la mode, que ce n'est pas toujours la solution miracle. C'est parfois juste une parenthèse hors du temps, une respiration qui ne mène pas toujours à quelque chose, qui ne se passe pas toujours de manière idyllique et je trouve très bien de s'en souvenir. Cette lecture a aéré mes pensées, j'ai été contente de prendre de l'altitude et d'être plantée dans un décor différent - celui de la montagne - de ce que j'ai l'habitude de lire.
Un style bien trop sobre, minimaliste, presque vide. En réalité, je crois que c'est l'absence d'émotion et l'abondance de contemplation qui ne me plaisent pas. Les gestes et paysages sont parfaitement décrits : les éléments de la nature, chaque mouvement du corps sont précis et poétiques. Mais pas un sentiment n'est réellement approfondi. Les émotions sont sous scellées, comme si la neige de la station où se rend Yann recouvrait son cœur. J'aurais aimé en savoir plus sur son besoin d'éloignement, son désir de nature et de solitude, comprendre comment quelqu'un qui a tout (une mère aimante, une copine, une situation stable) peut tout quitter pour l'inconnu et la sobriété.
Hard to know what to make of this. A long way into the novel we learn very little about the hero Yann, and the end leaves us not much clearer. Of the gay literature I've read, this is one book that doesn't treat homosexuality as a problem to be solved or an obstacle to be overcome. You will read a lot of descriptions of landscape which stand in place of psychological experience. Lightly references Magic Mountain (Thomas Mann) and now I feel I should read that.
« mais je pense que les gens attendent aussi la neige tout simplement pour le plaisir de la voir tomber. »
Beaucoup de belles idées, de thèmes développés (grandir et partir, l’attente, la vie en et de la montagne, le désir). L’ambiance suspendue de la station de ski où chaque personnage se réinvente montre aussi l’anxiété d’un milieu qui subit le réchauffement climatique. On ne peut que s’identifier à Yann qui quitte tout pour aller gravir des sommets et observer la montagne pendant des heures. La relation entre Yann et Hans se crée dans l’attente de la première neige, dans une station désertée. L’ambiance y est, mais l’auteur passe un peu vite sur l’évolution de cette relation à la fin du roman. Basile Mulciba a lu la Montagne Magique de Mann et ça se sent : Hans et Joachim, la vie spéciale en montagne, la notion de temps suspendu. J’ai plutôt aimé malgré les quelques longueurs du début du roman et la fin trop vite achevée !
Yann est étudiant en médecine, il vit en ville, au bord de la mer. Il a une amoureuse - Anne-Lise - et pourtant, il quitte tout, c'est comme un besoin, une urgence qui le pousse à prendre ce train dans lequel on le retrouve en tout début de roman. Un réel besoin de tout quitter, une fuite peut-être pour se (re)trouver.
Il part pour la montagne, comme saisonnier, lui qui n'a jamais quitté son bord de mer. Dans sa précipitation, il laisse tout derrière lui. Arrivé à la montagne, le dernier bus est parti et Yann commence la montée à pied, une manière de se connecter à la nature.
Là-haut, il va rejoindre Hans qui dirige un vieil hôtel hérité de son père, il rencontrera Joaquim et les autres saisonniers. Commence alors l'attente de la neige pour lancer la saison, une très longue attente ! Peu à peu la station se vide, Yann décide de rester avec Hans.
J'ai beaucoup aimé l'ambiance qui se dégage de ce très beau premier roman. D'entrée de jeu on ressent le mal être de Yann, son empressement à fuir sa situation actuelle, son quotidien.
Que va-t-il chercher à la montagne ? Il l'ignore je pense mais c'est vital pour lui d'être ailleurs pour se trouver peut-être.
L'écriture est poétique. Ce roman parle de l'intime avec justesse et beauté. On ressent très bien le temps suspendu dans cette station de montagne magnifiquement décrite.
C'est aussi au delà de l'incertitude, du désir, de l'acceptation et de la découverte de soi, un roman qui met en avant les conséquences à venir liées aux changements climatiques, à la montagne, le risque de la disparition des petites stations de ski et de ses conséquences.
J'ai passé un excellent moment à la découverte de ce premier roman.
Ma note : 9/10
Lu dans le cadre de la présélection du prix du roman Fnac
Les jolies phrases
Tout referait surface, une éruption à la mesure de sa fuite.
En contemplant cette bâtisse à la grandeur terne, il retrouvait ce qu'on ressent lorsqu'on contemple un livre d'histoire, cette perception du temps qui passe comme quand on tient entre les mains des cartes postales anciennes, qu'on se rend compte à quel point les lieux qu'on connaît ont changé, changent et se transformeront encore.
Qu'il appréciait le vide de la station, l'absence de la foule, la possibilité d'appréhender le lieu de son dénuement le plus sobre, comme lorsqu'on arrive en avance et qu'on peut prendre le temps qu'il faut pour se préparer à un rendez-vous important.
Tu poses les bonnes questions. Et puis, tu me parais être quelqu'un qui écoutes, observes et attends avant de te faire un avis sur les choses et les gens. Je trouve ça bien.
Ils s'accrochaient à leur contrat et à leur préavis comme des naufragés à un rocher battu par les vents et menacé par la tempête silencieuse qui s'approchait.
La lune était faible, seul un croissant fin commençait à émerger par-dessus les crêtes. Yann en suivit la lente ascension de son regard inhabité et son esprit hypnotisé se délesta des lambeaux sombres qui s'accrochaient encore à leui. La nuite le rendait sensible à tout ce qui s'étendait autour de lui, aux distances, à la clameur des bêtes nocturnes et aux émanations de la terre.
Pour Yann, qui commençait à bien le connaître, il était comme un bel arbre qui s'effeuille, rongé de l'intérieur par des parasites.
Aux côtés de Hans, il avait l'impression de s'ancrer, de grandir, il se nourrissait, s'emplissait de l'attention et de la tendresse qu'il lui portait, tout en sachant que ces instants étaient éphémères, une réalité fragile qui avait eu si peu de chances d'advenir.