Ce recueil, composé de vingt-quatre nouvelles et de deux courts romans inédits, explore les obsessions fécondes de Silvina Ocampo. Le mystère des maisons et des jardins, les cruautés et les artifices de l’enfance, la prédestination d’un nom, les amours fantasmées se développent dans une narration qui défi e les frontières entre le quotidien et l’exceptionnel. Éprise de la magie imperceptible de chaque jour, Silvina Ocampo instille dans le récit une dose de vraisemblance sans jamais renoncer au fantastique. C’est avec une grande liberté narrative qu’elle tisse une matrice poétique aux dialogues singuliers.
Quelqu’un m’a demandé une nouvelle. Il y a des fois où une nouvelle sort naturellement de ma machine. Une machine mystérieuse qui parfois se détraque, dont les lettres quittent leur place. Parfois un o s’élève comme un ballon au-dessus des autres lettres. Parfois un a reste obstinément au même endroit, inamovible. D’autres fois, les phrases se posent facilement sur le papier, elles correspondent à une idée ou à une sensation précise, comme si elles avaient vécu dans mon esprit, comme si elles y étaient nées et y avaient grandi. Elles s’imprègnent de l’air que je respire, des dialogues que j’ai eus. » S. O.
Silvina Ocampo Aguirre was a poet and short-fiction writer.
Ocampo was the youngest of the six children of Manuel Ocampo and Ramona Aguirre. One of her sisters was Victoria Ocampo, the publisher of the literarily important Argentine magazine Sur.
Silvina was educated at home by tutors, and later studied drawing in Paris under Giorgio de Chirico. She was married to Adolfo Bioy Casares, whose lover she became (1933) when Bioy was 19. They were married in 1940. In 1954 she adopted Bioy’s daughter with another woman, Marta Bioy Ocampo (1954-94) who was killed in an automobile accident just three weeks after Silvina Ocampo’s death.
Bien en la parte histórica, mejorable (desde mi punto de vista) en algunos análisis de ciertos movimientos, situaciones o prácticas. En cualquier caso, interesante.
Los relatos de Silvina son únicos. Los que se recogen en este libro capturan la esencia de la autora en muchos sentidos: tienen la fantasía de Viaje Olvidado, la ironía de La Furia, los datos autobiográficos de Cornelia en el Espejo y la astuta y atrevida crueldad que muchas veces sorprende en sus cuentos. Aquí hay historias, como "Teodora", basadas en personajes reales, con la ficción que encontramos día a día en la realidad, y cuentos como "La conciencia", que parecen no tener un sentido racional, se muestran crueles e inverosímiles. Esto es algo que particularmente admiro de Silvina: sus relatos no tratan de ser verosímiles, son más como reflejos burlescos o grotescos de la realidad. Como si un cóncavo y oscuro espejo reflejara aquello que se piensa oculto.