Ils sont sur l’autoroute, chacun perdu dans ses pensées. La vie défile, scandée par les infos, les faits divers, les slogans, toutes ces histoires qu’on se raconte – la vie d’aujourd’hui, souvent cruelle, parfois drôle, avec ses faux gagnants et ses vrais loosers. Frédéric, lanceur d’alerte devenu conducteur de poids lourds, Catherine, qui voudrait gérer sa vie comme une multinationale du CAC 40, l’écrivain sans lecteurs en partance pour « Ailleurs », ou encore Sylvain, interdit bancaire en route pour Disneyland avec son fils... Leurs destins vont immanquablement finir par se croiser. Un roman caustique qui dénonce, dans un style percutant à l’humour ravageur, toutes les dérives de notre société, ses inepties, ses travers, ses banqueroutes. Et qui vise juste – une colère salutaire, comme un direct au cœur.
Quelle découverte les amis ! Voilà bien longtemps que je n’avais croisé la route d’un écrivain français (hors polar) qui me donne immédiatement envie de lire toute sa production. C’est intelligent, foisonnant, drôle souvent, impitoyable parfois. C’est de la littérature, Georges Perec qui troque son immeuble pour des aires d’autoroute. Bref, ça m’a plu (ça se voit ?). Je m’en vais de ce pas lire le reste. Certes, il est un peu déjanté et sans doute ça ne plaira pas à tout le monde. Mais moi, j’ai beaucoup aimé
J'ai beaucoup aimé " le garçon" et j'avais très hâte de lire "Aires"... J'ai vraiment essayé : j'ai lu 1/4 du roman, j'ai feuilleté jusqu'à la fin.... j'ai abandonné!😖...si vous aimez les descriptions sans fin, 5 mots pour en dire 1, beaucoup de relecture pour savoir où nous sommes rendus, alors vous devriez apprécié "Aires"....oui humour noir, "Un roman caustique qui dénonce, dans un style percutant à l’humour ravageur, toutes les dérives de notre société, ses inepties, ses travers, ses banqueroutes. Et qui vise juste – une colère salutaire, comme un direct au cœur." Mais dans un style d'une longueuuuuuuur..... Je n'ai pas tenu la course.....
Roman très puissant, dérangeant presque… des petites histoires, des gens communs, des vies parallèles et qui finissent par se croiser (si, si c’est possible). Ne laisse pas indifférent, et laisse une marque longtemps.
Si on peut regretter de devoir attendre plusieurs chapitres avant de voir apparaître le premier personnage féminin intéressant et non seulement témoin ou victime, Aires est sans aucun doute un roman que l’on referme changé.e.s : prendrons-nous à notre tour notre voiture pour parcourir des milliers de kilomètres, s’arrêtant sur des aires d’autoroute surchargées, en route vers l’inévitable ?